Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 37. (2017)

Pieter de Meyere: L'Europe en guerre sur le front de l'Ouest 1914-1918

Is torié Dés l'automne 1916 l'Allemagne connut une famine croissante causant plusieurs milliers de victimes. Cette famine touchant la population entiére eut á l'origine le blocus des ports maritimes allemands par les Britanniques. L'article 26 de l'armistice stipulait : <Maintien de blocus des puissances alliées et associées dans les conditions actuelles, les navires de commerce allemands trouvés en mer, restant sujet á capture. Les Alliés et les États-Unis envisagent le ravitaillement de l'Allemagne pendant l'armistice, dans la mesure reconnue nécessaire>. Seuls les États-Unis s'en exécutérent consciencieusement et envoyérent Herbert Hoover (1874-1964), leur futur président, pour coordonner un programme de secours. Les Alliés frangais et britannique passaient outre, nonobstant plusieurs personnalités (surtout britanniques) réprouvant le maintien du blocus des vivres. La Royal Navy (Force maritime britannique), responsable en pratique pour le blocus des ports maritimes allemands, ne lévait ce blocus qu'au moment de l'entrée en vigueur réelle du traité de paix á la mi-novembre 1919. (Voir chapitre <Le traité de Versailles du 28 juin 1919>). LE TRAITÉ DE VERSAILLES 28 juin 1919 La Conférence de la Paix fut ouverte en séance pléniére par Raymond Poincaré, président de la République frangaise, le samedi 18 janvier 1919 (15.00 hrs) au palais d'Orsay, situé quai d'Orsay ä Paris. La séance se tint au salon de l'Horloge. Dans ce mérne salon fut signé le 30 mars 1856 le traité de Paris qui mettait fin a la guerre de Crimée. Étaient présents : une délégation pour chacun des Alliés et des États-Unis ainsi qu’une délégation plus restreinte pour chaque pays associé, par exemple la Belgique, la Roumanie, la Serbie. Ä la fin de la séance Georges Clemenceau (á l'époque Premier Ministre) fut élű á l'unanimité président de la Conférence. Quatre grandes puissances dominaient la Conférence : France, Grande-Bretagne, Italie, États-Unis. Elles formérent le Conseil des Quatre. Cette institution préparait les différents traités de paix et influengait l'ordre du jour des différents comités techniques. Le Japon en tant que cinquiéme grande puissance alliée s'était retiré début janvier 1919 ä cause de l'attitude néocolonialiste de la Grande-B retag ne et de la France, prétes á partager entre elles les anciennes colonies et comptoirs commerciaux allemands alors que le Japon convoitait ceux sur les cőtes asiatiques et dans le Pacifique selon le principe "L'Asie n'appartient qu'aux seuls Asiatiques". En général les sessions de travail des comités techniques avaient lieu les jours ouvrables dans une annexe du palais d'Orsay. Y était admise la délégation du pays mentionné dans l'ordre du jour. Parfois s'agissait-il d'une session du Conseil des Quatre ä laquelle la délégation d'une nation ou mérne les représentants d'une minorité ethnique expliquait un probléme touchant en direct ou indirectement un des futurs traités de paix. La procédure était á peu prés identique pour chaque nation vaincue: la remise du projet de traité suivie de deux á quatre semaines au maximum pour formuler des observations écrites transmises á temps au Conseil des Quatre. Celui-ci у répondait 190

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