Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 10. (1980)

I. Arheologie

60 DUMITRU PROTASE 8 rapport aux nouveaux venus. Un sort semblable Га eu la noblesse dace qui a perdu ses anciens droits et sa fortune, étant éloignée du gouvernement de la vie publique et amenée dans l’état de la population rurale. Le fondement socio-économique de la romanité en Dacie était constitue ainsi non par les emigres — civiles ou militaires — mais par les autochtones. Les grands domaines privés ou impériaux semblables ä ceux d’ltalie et du nord de l’Afrique, ne sont pas connus en Dacie oil existent surtout les propriétés fonciaires petites et moyennes. Pourtant, on connaít mérne en Dacie la grande propriété fonciére privée sous la forme de villae rusticae, exploitée par le travail des esclaves et des hommes libres. Sur ces domaines, appartenant aux propriétaires romains, travaillaient des autochtones aussi. En population rurale majoritaire, les autochtones sont entrés dans le mécanisme de la vie de province, fait attesté par l’ensemble de la culture materielle. La documen­tation actuelle montre une puissante romanisation dans la sphere de la culture materielle. Les outils de travail (agricoles, artisanaux, d’utilité menagere), la céramique, les objets de parure, tout l’inventaire archéologique des établisse­­ments est de facture romaine. C’est seulement en céramique que les remi­niscences autochtones apparaissent plus évidentes. Les monnaies, bien qu’elles ne soient pas trop nombreuses, sont recontrées partout, sóit comme pieces iso­­lées, sóit en trésors.18 Dans le domaine des croyances religieuses, chez les Daco-Gétes de l’inté­­rieur de la province, ii n’y a rien de concret ou de sur (sanctuaires, autels, sculptures ou noms de divinités) qui puisse étre organiquement lie ä la situation comme a l’époque de la Dacie libre, sauf une seule exception: les rites et les pratiques funéraires. Dans ce domaine on constate la maintien en grande mesure de Pincinération du Laténe tardif dacique. Mais les autochtones ont empreunté des colons quelques formes et prattiques sepulcrales nouvelles de type romain provincial, généralement inconnues et nonemployées par les Da­co-Gétes avant la conquéte romaine. Nous avons en vue les tombeaux sem­blables á ceux de type bustum et la coutume concernant „l’obole de Charon“, phénoménes rencontres en Dacie romaine19. Bien qu’ils n’existent pas ä l’époque romaine des sanctuaires, des statues ou des inscriptions voués aux anciennes diminités des indigénes, chez les au­tochtones les sentiments religieux n’ont pas manqué. Ils n’ont pas renoncé ä leur vieille religion, aux divinités ancestrales, parce que la religion,, comme l’élément conservateur de Pidéologie, n’a été détruite nulle part par la con­quéte romaine et les vieilles divinités des peuplades conquises se sont tour ä tour transformées en recevant des iposthase et des attributions des divi­nités du panthéon gréco-romain (interpretatio Romana). Par analogic avec d’autres provinces, ou le phénoméne de fuison des dieux autochtones avec les dieux romains est bien attesté, les chercheurs plus anciens roumains ou étran­­gers, sans reserve, soutenaient l’existence du phénoméne d'interpretatio Romana en Dacie aussi. On a cru pouvoir expliquer la veneration des divinités Diane 18 IstRom, p. 356—359, 396—-406; D. Protase, Problema continuitafii, passim. 18 D. Protase, Riturile, p. 83—121; idem, SCIV, 23, 3, 1971, p. 495—500.

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