Marisia - Maros Megyei Múzeum Évkönyve 10. (1980)

I. Arheologie

7 LA ROMANISATION EN DACIE 59 tériaux de construction employés, dans Fadoption des divinités du panthéon romain et Forganisation religieuse des communautés, dans le domaine des arts et des courants artistiques, dans les formes juridiques, sans parier du reste de la culture materielle, qui est d’une evidente facture romaine provin­ciáié. Nous mentionnons qu’á Ulpia Traiana existait un ordo Augustalium, ayant du caractere socio-politique et religieux et que dans la capitale de la province avaient lieu les seances du concilium trium Daciarum pour célébrer le culte impérial. On peut conclure que la Dacie s’est organiquement intégrée dans la romanité de l’Empire dans tous les plans, mérne s’ils у existaient des particularités locales, déterminées par sa position géographique et par le carac­tere ethnique et social de sa population.1® Mais, malgré la colonisation massive, on peut parier d’une romanisation durable d’une province, seulement si eile a englobé la grande masse des au­tochtones. Les Daco-Getes, par leurs relations économiques, politiques et culturelles avec l’État romain avant la conquéte, ont atteint le stade de pouvoir récepter assez rapidement la civilisation romaine de moyen degré, de pouvoir apprendre plus légerement le latin. Il s’agit done, avant la constitu­tion de la province, d’une longue periode de pénétration économique et cul­­turelle romaine, des premises de la romanisation, mais pas de la romanisation proprement dite, comme a tort on l’affirme souvent. Apres l’installation de l’armée et de Fadministration romaine en Dacie, une partié de la population autochtone a été déplacée de certains territoires d’importanee stratégique ou des ceux terrains fertiles qui ont été donnés aux colons. C’est ainsi qu’on explique la disparition de beaucoup d’établissements daces au moment de la conquéte romaine et l’apparition d’autres nouveaux dans des régions accueillantes, situés sur les territoires des troupes auxiliaires, des légions ou des villes.16 17 Cette dislocation des communautés autochtones a contribué des le début á Fintroduction de Félément indigene dans le circuit de la vie provinciale. Tout de suite apres la conquéte, la terre daeique considérée ager publicus a été partagée d’aprés les lois romaines bien connues. Des morceaux de terre ont été distribués aux colons, d’autres territoires ont été attribués aux troupes, les autochtones у labourant et étant obligés de donner une partié des produ­­its aux garnisons dönt ils appartenaient. D’autres territoires agricoles, miniers ou paturages ont été constitués en domaines impériaux et ont été donnés a bail. Une partié des terrains cultivables, surtout ceux des régions plus retirées ou moins productives (ager stipendiarius) ont été laissés aux autochtones, sou­­mis aux diverses obligations fiscales et corvées. Beaucoup d’autochtones ont perdu les terres qu’il possédaient et ont du travailler pour les conquérants, comme paysans dépendants ou esclaves agricoles. Les anciennes collectivités paysannes daces — ou les paturages, les bois et les terrains cultivables étalent employés en commun — ont été dans leur plupart supprimées, ainsi que les autochtones aient été réduits a une situation socio-économique inférieure par 16 Voir la note 3. 17 D. Protase, ActaMN, V, 1968; p. 509—511; idem, Autohtonii in Dacia, vol. I, Bucure$ti, 19S0.

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