Sáfrán, Györgyi: Lettres de Romain Rolland a Marianne Czeke dans la Bibliotheque de l'Académie des Sciences de Hongrie (A MTAK kiadványai 48. Budapest, 1966)

85 43. Villeneuve (Vaud) Villa Olga 9 décembre 28 Chére Marianne de Czeke Merci beaucoup des nouveaux renseignements. Ils sont extrémement intéressants. Donc, d'un point maintenant, nous sommes sürs: il y avait entre Beethoven et Joséphine amour réciproque; et mérne il a pu étre question, sérieusement, de mariage. C'est une acquisition historique de grandé valeur. Elle vous est düe — aprés La Mara, qui était sur le chemin. Pour le reste, attendons! L'histoire a le temps! — Vous voyez qu'elle réserve toujours des découvertes qu'on n'attendait plus. Quant á la „B ien-Aimé e", il n'est point dit encore qu'elle ait rien eu de commun avec l'une ou l'autre des Brunsvik; il faut toujours réserver la possibilité, que ce sóit une nouvelle-venue, dont l'histoire n'a pas encore entendu parler. Un homme passionné comme Beethoven pouvait trés bien, hélas! avoir plus d'une „U n sterblicli e"! — Et de la meilleure foi du monde Voici trois semaines que j'ai chargé mon éditeur de vous envoyer un exemplaire de mes deux volumes parus sur Beethoven. Par ne sais quel retard, ils viennent seulement de partir. Vous les recevrez, je pense, avant Noel. — Ayez la bonté d'excuser les abominables fautes d'orthographe que j'ai dü fairé dans la transcription du titre hongrois de votre future publi­cation sur Thérése. J'avais mai lu votre écriture, et j'ai eu le tort de ne pas vous redemander si c'était telle ou telle lettre. — Je ferai la correction sur l'édition courante qui suivra celle-ci. Je vous retourne mon ancienne lettre, en regrettant de l'avoir gardée aussi longtemps. J'ai tant de travail que ma correspondance est arrétée. Ja vous adresse mes meilleurs voeux pour Noel. Puisse votre santé se rétablir! Je suis désolé d'apprendre qu'elle est toujours aussi chance­lante. Veuillez erőire, chére Marianne de Czeke, á mon affectueux dévouement Romáin Rolland P. S. Je regois votre nouvelle lettre. — Le pasteur Monod (Adolphe je crois) appartenait á l'innombrable g en s Monod, dont faisait partié Gábriel. II était célébre par son éloquence et sa sainteté. Stapfer, dans un de ses volumes de eritique littéraire, le regarde comme un des plus grands orateurs de la chaire; il va jusqu'á le rapprocher de Bossuet. — Je ne sais rien de Emperitas. — Herriot me fait rire. Depuis deux ans, il retarde la publication de son Beethoven, parcequ'il attend la publication du mien, afin de mettre le sien 'au point. Or, je lui joue le mauvais tour de ne publier qu'un

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