Sáfrán, Györgyi: Lettres de Romain Rolland a Marianne Czeke dans la Bibliotheque de l'Académie des Sciences de Hongrie (A MTAK kiadványai 48. Budapest, 1966)
86 Beethoven (en deux volumes) qui, débutant en 1800, s'arréte en 1806 ou 7, — et qui promet la suite, á loisir, au cours des années qui viendron'c.. II ne pourra donc étre renseigné, pour les quatre cinquiémes de son ouvrage. — Et déja, je le soupgonne d'avoir été mis en émoi par mon chapitre sur les Brunsvik. D'ou son voyage hátif á Budapest. — Et naturellement. ce politicien, qui ne doute de rien, s'imagine qu'en une ou deux heures il pourra se rendre compte définitivement de tous les papiers de Thérése et trancher pour toujours la ou les questions des Brunsvik. — Nous autres, vous et moi, pauvres gens, nous avons besoin de mois ou d'années pour dépouller des documents, et nous sovons bien que, malgré tous nos soins, nous laisserons encore des erreurs et surtout des doutes dans nos conclusions. Mais nous sommes de simples historiens. Nous n'avons pas ce don géniái des politiciens de savoir tout, sans avoir appris. C'est quelque chose dans le genre de la „gráce", en religion. Les politiciens sont des „oints du Seigneur." Est-ce que La Mara n'a point fait l'erreur de prendre, elle aussi, „Hotel" pour „Palais"? — II ne me serait jamais venu á l'idée que les Brunsvik exploitaient un G a s t h o f. 31. Villeneuve, 25 janvier 1929 Chére Marianne de Czeke Je suis heureux de recevoir la R e v u e des Études H o ng r o is e s et de lire votre bel article sur notre Thérése. Merci de me l'avoir fait envoyer. J'y ferai allusion dans l'édition ordinaire de mon Beethoven, qu'on ne tardera pas á publier. — Et puisse maintenant le Journal étre édité, aussi largement et librement que vous le désirez! Veuillez me erőire toujours votre affectueusement dévoué Romáin Rolland 32. Villeneuve, 31 janvier 29 Chére Marianne de Czeke J'ai bien regu tout ce que vous m'avez envoyé. Merci cordialemeni Romáin Rolland