Sáfrán, Györgyi: Lettres de Romain Rolland a Marianne Czeke dans la Bibliotheque de l'Académie des Sciences de Hongrie (A MTAK kiadványai 48. Budapest, 1966)

27 analysées en détail par Bence Szabolcsi qui termine en se demandent s'il est vrai que l'extraordinaire beauté de cette oeuvre fut inspirée par Thérése Brunszvik. 4 8 Romáin Rolland, lui, en était convaincu. — Margit Prahács signale également un poéme que Thérése écrivit en réponse á Beethoven lorsque celui-ci composa sur les paroles d'un poéme de Mathison „dont le texte exprime bien plus que de l'amitié", son oeuvre intitulée Andenken. i 9 Dans ses lettres Romáin Rolland a exprimé plus d'une fois sa con­viction qu'á une certaine époque Beethoven et Thérése durent étre beaucoup plus intimes qu'il ne ressort des documents conservés. En écri­vant á Madame Henriette Szirmay-Pulszky, 5 0 il résume les arguments d'ordre psychologique, les indices relevés dans le Journal et les lettres de Thérése qui lui permettent de conclure qu'entre 1807 et 1809 il y avait eu un moment psychologique oü entre Beethoven et Thérése „tout était possible". II ajoute qu'á son avis il ne s'agissait lá que d'un état d'esprit passager dont Thérése ne reparlera jamais plus. Dans ses mémoires elle note, que Charles Podmaniczky avait plusieurs fois demandé sa main, mais qu'elle était restée froide, une passión antérieure ayant désséché son coeur. 5 1 Marianne Czeke cherchait l'explication dans la personne d'Antoine Szily, tandis que Romáin Rolland estimait qu'il n'était nullement exclu que la remarque concernát Beethoven. A ce propos il vaut la peine de relire le poéme de Thérése intitulé „Complainte du chevalier" et qui sans aucun doute tient lieu de confession. Le poéme se compose de six strophes, le trois premieres parlent d'amis, d'amours „envoyés par le ciel". Un des amis et un des amours est appelé „fidele et mien", et „sacré et mien", mais tous les trois s'achévent par ce refrain: „C est lá mon triste sort qu'á peine regu, A peine á moi, la vie le reprend déjá ..." Et c'est alors que viennent les trois derniéres storphes qui auraient donné matiére á refléchir á Romáin Rolland s'il les avait connues. 4 8 Bence Szabolcsi, Beethoven, Budapest, 1960. pp. 256. 4 9 Margit Prahács: Gróf Brunszvik Teréz. (La comtesse Thérése Brunszvik.) Magyar Női Szemle 1935. n. 1—2. — pp. 3—10. 5( 1 Romáin Rolland á Mme Henriette Szirmay née Pulszky, — nr. 4. — le 8 novembre 1927, Département des manuserits de la Bibliotheque Nationale Széchényi. 5 1 „Ich war kait geblieben, eine frühere Leidenschaft hat mein Herz verze'hrt." La Mara: Beethovens Unsterbliohe Geliebte. Das Geheimis der Gráfin Brunsvik und ihre Memoiren. Leipzig, 1909, p. 107.

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