Bisztray Gyula (szerk.): A Magyar Könyvtárosok Egyesületének évkönyve 1935-1937 (Budapest, 1937)

II. EGYESÜLETI KÖZLEMÉNYEK - RESUME des articles du premier Annuaire (1935—1937) de la Société des Bibliothécaires et des Archivistes de la Hongrie

ARCHIVES ET BIBLIOTHÈQUES PAR M. JOSEPH HERZOG Directeur Général des Archives Nationales Quels sont les principes qui doivent limiter la matière des archives ou celle des bibliothèques? Les opinions sont tout-à-fait différentes dans cette question: il y a des théories qui prétendent qu'il soit impossible de détacher la matière des archives de celle des bibliothèques et il y en a d'autres qui croient nettement distinguer les limites des deux domaines. Comme premier critère, on peut mentionner les qualités extérieures de la matière, mais il va sans dire que ni la forme, ni la quantité ne peuvent être considérées comme un point de départ pour nos recherches. C'est la définition de l'idée de la bibliothèque et des archives qui nous aidera à reconnaître leurs différences essentielles. On entend par archives l'ensemble des écrits qui dérivent des affaires du créateur de la collection et qui doivent rester dans sa propriété. Il est inutile d'insister sur le fait que l'unité qui caractérise la matière des archives est bien supérieure à celle des bibliothèques. C'est pour cela que nous tâcherons de résoudre notre problème en choisis­sant pour point de départ la définition des archives. Quels sont les facteurs qui puissent collaborer à la création des archives? Ce sont avant tout des personnes juridiques, ou bien des personnes naturelles. Cette définition élimine l'idée de la famille et ainsi elle ne peut pas être considérée comme complète. Il est incontestable que la matière des archives doit avoir un caractère éminemment juridique, mais en insis­tant sur le contenu, nous devons rejeter le facteur du créateur. Si nous acceptons pourtant le point de vue du contenu, nous devons accepter aussi ses conséquences, c'est à dire nous devons sacrifier toute matière qui n'ait pas de rapports juri­diques. Il est donc évident qu'on ne peut pas rattacher étroite­ment l'idée juridique à la matière des archives. Pour préciser donc cette matière il faut la subordonner au facteur de l'organisateur; ce sont les affaires de ce dernier qui créent et déterminent les archives. Nous avons donc établi deux critères importants concernant la matière des archives: d'une part les documents doivent se rattacher à la gestion des affaires du propriétaire, d'autre part ils doivent rester toujours dans sa possession. L'unité d'une collection SO

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