A Veszprém Megyei Múzeumok Közleményei 5. (Veszprém, 1966)
Füzes F. Miklós–Sági Károly: A Keszthelyi-öböl regressziós jelenségei
Reischl attire l'attention publique sur le fait que l'envasement menace déjà non seulement la baie de Keszthely, mais toute la côte sud. En 1942 les articles de journal du professeur Jenő Cholnoky s'adressent à l'opinion publique pour la protection de la baie de Keszthely. Sous l'effet des articles de Cholnoky, Lajos Tavy fit une déclaration: comme le prouvait le cubage, le rivière Zala n'apportait pas autant d'alluvions que Cholnoky le supposait, donc ce facteur ne menaçait pas l'existence du lac. Depuis lors, nous savons que les mesures concernant l'apport de la Zala n'avaient pas donné de résultats réels, et le rôle de la rivière est très remarquable du point de vue de la régression du Balaton. Aux problèmes mentinnés, un troisième s'est ajouté, celui du roseau (Phragmites Communis Trin). Au tournant du siècle, le roseau était encore inconnu sur la côte méridionale du lac. A partir de 1914 Gábor Kolosváry observa la section riveraine entre Kenése et Aliga, et en 1929 il a publié deux cartes, démontrant la progression des roseaux. En 1942 Géza Entz et Olga Sebestyén pensaient encore que sur la côte sablonneuse du Sud le roseau ne pourrait prendre racine. De nos jours, le roseau est partout familier sur cette section. Après 1945 des recherches de grande envergure ont été entreprises, pour éclaircir les causes de la régression de Balaton. Il s'est avéré que la production biologique en est un facteur important. Selon Olga Sebestyén, l'algue de l'hirondelle (Ceratium hirundinella (A.F.M.) Bergh) apporte dans le lac, en plein été, plusieurs centaines de tonnes de détritus par jour. Dans son oeuvre parue en 1962, Károly Szesztay souligne que l'économie en eau du Balaton est tout au plus en équilibre, même d'après les calculs les plus favorables. D'après les calculs de Szesztay, l'eau du lac se renouvelle tous les deux ans. C'est important de notre point de vue, parce que malgré le renouvellement relativement rapide, notre eau s'entrophie de plus en plus. En confrontant les niveau des sites des fouilles archéologiques, en 1950 Károly Sági a essayé de déterminer la chronologie du dépérissement des anciennes baies disparues aux environs de Keszthely. En 1966, au mois de septembre, dans la baie de Keszthely il y a eu une immense floraison aquatique, celle de l'Aphanizomenon flos-aquae (I) Ralfs. En décrivant ce phénomène, Tibor Hortobágyi et István Kárpáti soulignent que cette floraison d'une ampleur inaccoutumée vient du déséquilibre du biotope. Tout ce que nous venons de dire, aussi bien que le phénomène de la floraison récente prouvent d'une façon convaincante que le caractère de lac de la baie de Keszthely est sur le point de se perdre. Pour le sauver, une intervention immédiate est de toute nécessité. L'efficatité de cette intervention, vu l'équipement technique du XX e siècle, ne peut être contestée; le sort du lac Balaton, et surtout celui de la baie de Keszthely ne donnent lieu à aucune inquiétude. Miklós F. Füzes—Károly Sági 358