Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)

1 - V. LES CIMETIÈRES.

v V. LES CIMETIÈRES. Le culte des morts a existé de tout temps chez tous les peuples. C'est pour garder auprès d'eux les dépouilles de ceux qu'ils avaient aimés que les survivants les couvraient de pierres et de grandes masses de terre qui devaient les protéger contre les atteintes des animaux, et contre la profanation des hommes. Les grands tertres, qui ont été formés de cette manière attestent que tout un peuple a dû prendre part à la construction de ces tumuli, ou qu'on a dû travailler pendant des siècles pour achever tous ces monuments qui jusqu'à nos jours n'ont subi que très-peu de changement. En effet la plupart de ces tumuli sont restés intacts pendant des siècles, et ce sont ceux-là qui sont devenus, de la part de savants spécialistes, l'objet de fouilles bien intéressantes pour la science. Les grands tumuli, dont l'exploitation nécessite de notables dépenses, sont rares, mais il y en a une quan­rité d'autres, même chez nous, qui, à cause de leur grand nombre et de leur rapprochement les uns des autres, portent parmi le peuple le nom de cent collines. Originairement c'est dans les grandes forêts qu'ils existaient; puis lorsque, plus tard, celles-ci ont été abattues et extirpées, que les terres ont été livrées à l'agriculture, une grande partie des tumuli ont été dé-

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