Romer Floris: Compte-rendu (Budapest, 1878)
1 - V. LES CIMETIÈRES.
Les cimetières. i6i fruits, les sépultures ont été bouleversées par le soc de la charrue, des débris innombrables de poteries ont été jetés de côté; seuls, les objets en bronze et en autres métaux que le paysan avait remarqués et recueillis, sont restés pour fournir quelques renseignements sur ces anciens monuments et sur leur contenu. La même chose s'est passée là ou les cultivateurs ont labouré un cimetière à squelettes; et à l'ordinaire ce n'est que par un heureux hasard que des hommes instruits ont eu quelque connaissance de ces découvertes. C'est pourquoi nous avons des renseignements assez abondants sur les fouilles opérées dans les tumuli, tandis que nous n'en avons que très-peu sur les cimetières; aussi serons-nous très-obligé à toutes les personnes qui voudront bien nous faire part de leurs découvertes sur ce sujet. Beaucoup ne voient pas encore la nécessité de donner des descriptions exactes des fouilles faites sur un territoire quelconque et n'y attachent pas une assez grande importance. Le peu d'objets qui se trouvent à l'ordinaire dans les sépultures des pauvres, l'uniformité ennuyante du travail et l'exactitude que demandent de tels déterrements font que ceux qui s'en occupent ne notent pas assez scrupuleusement leurs observations, qu'ils se dépêchent seulement pour obtenir quelques fibules, quelques perles ou des bracelets, mais ne prennent pas la peine de mesurer les corps et repoussent les crânes ou les écrasent comme des objets entièrement inutiles. C'est de cette manière qu'on a agi pendant longtemps, et c'est pour cela que nos notices sur les cimetières sont si rares, si sèches et qu'elles font rarement mention de plusieurs tombeaux d'un même champ. Mais quelque défectueuses que soient ces notices nous en communiquons ici quelques-unes qui proviennent de fouilles faites avant le Congrès, et nous en ajouterons Compte rendu. II. I T