Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 15. 1974 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1976)

Tanulmányok – Abhandlungen - Tóth E.: La survivance de la population romaine en Pannonie. XV, 1974. p. 107–120.

civitas( u ). La continuité inaltérée de la dénomina­tion de la ville pannonienne est sans égal, n'étant pas le résultat d'une identification ultérieure prétencie­use. Le nom inaltéré de la ville, gardant sa forme ro­maine pourrait être en connection avec le lieu de naissance du grand saint du Moyen Age, St. Martin, évèque de Tours, qui naquit à Savaria. Outre le nom de la ville, il faut tenir compte du canal du temps romain dans les alentours de la ville, prouvant aussi que cette contrée était habitée( 45 ) Poetovio: Pettau, Ptuj( 46 ). Siscia: Sisak, Sziszek( 47 ), Sirmium: Son nom à été gardé par le pays qui l'ento­rait, dit Srem-Szerémség( 48 ). Le nom ultérieur de l'agg­lomération dérive du nom de l'ancient saint de la ville. Les noms des fleuves venant de l'époque romaine sont: Danubius: Duna( 49 ) Arrabo: Rába( 50 ) Mursella: le nom de cette ville survit dans le nom du fleuve Marcal( 51 ) Salla: Zala( 52 ). Le nom du fleuve se prononce dans le comitat Vas comme «Szala». Ilcva: le nom de cet eau du comitat Sopron eut être d'origine germaine (goth)( 53 ). Le nom Lafnitz — Lapines vient probablement du nom antique *Albantia( 5i ). Le nom du fleuve Mura vient également de l'époque antérieure à l'arrivée des Magyars en Hongrie.( 55 ) Dravus: Dráva ( 56 ) Savus: Száva ( 57 ) Lacus Pelso: ce nom antique du lac Balaton survécut jusqu'à l'époque avar( 58 ). (44) MGH DD ex stripe Karol, I. 102, 149. MGH DD Arnulphi 184. Cf. E. TÓTH, FolArch, XXVII, 1976, 101.— (45) E. TÓTH, о. с, Savaria, V—VI, 1971—72, 231. (46) Cf. A. HOLDER, О. С, 1026—1027. (47) Ibid., 1584—1585. (48) Ibid., 1578—1581, Melich HonfMg 76. (49) J. MELICH, O. C, 8.; M. FÖRSTER, Der Name der Donau. Zeitschrift für slavische Philologie L, 1924, 418; E. GAMILLSCHEG, О. C, III, 1926, 149. (50) E. SCHWARTZ, o.e., 330; A. HOLDER, О. C, 170, 220; W. STEINHÄUSER, Der Name der Raab und ihrer Nebenflüsse, Unsere Heimat, XLIII, 1972, 110. (51) J. MELICH, О. C, 412; A. HOLDER, О. C, 660. (52) J. MELICH, О. C, 410; A. HOLDER, О. C, 1297. (53) I. KNIEZSA, Magyarország népei a XI. században. (Les peuplée de la Hongrie au IX e siècle.) Szent Ist­ván Emlékkönyv, Budapest, 1938, II, 443, 1.; E. MoÓR, Westungarn im Mittelalter im Spiegel der Ortsnamen. Szeged, 1936, 30. (54) E. SCHWARTZ, О. С, 331,; J. MELICH, .О С, 405; E. MOÓR, о. с, 98; Е. KRANZMAYER, ZONF, XV, 1939 197 8. (55) In Murio (Tab. Pent.); J. MELLICH, О. С, 390.; W. STEINHAUSER, Jahrbuch für Landeskunde von NÖ, Nf XXXVIII, 1968—70, 385. G. Alföldy, Noricum (London 1974) 285. (56) W. STEINHAUSER, О. C, Unsere Heimat, XLIII, 1972, 118. (57) A. HOLDER, o. C, 1389; W. STEINHAUSER, О. C, Unsere Heimat, XLIII, 1972, 115. (58) A. HOLDER, O. C, 963; J. MELICH, О. C, 384. Hiulca palus = Vuka — Cette indentification est trés incertaine( 59 ). Savaria(s), Savaria, Sévira: le nom duruisseau de Savaria subsista au cours supérieur du Gyöngyös d'aujourd'hui jusqu'au IX e siécle( 60 ). Comment estimer ces données? En quelle mesure prouvent-elles la survivance de la population romaine ? La subsistance des noms des fleuves n'est nullement la spécialité du territoire jadis romain dans le bassin des Carpath (par exemple Granus = Garam, Crisia = Körös, Marissus = Maros). Cependant il faut attirer l'attention et expliquer le fait, pourquoi les noms géographiques datant du temps antérieur à l'arrivée des Magyars en Hongrie s'accumulent jus­tement dans la Transdanubie occidentale et entre la Drave et la Save, dans un nombre bien supérieur aux autres territoires du basin des Carpathes. La subsistance de ces noms géographiques est d'au­tant plus significative qu'ils se trouvent sur les terri­toires les plus probables quant à la survivance de la population. Il faut naturellement séparer les grands fleuves des plus petits et des noms de villes. Dans le cas des fleuves traversant un plus vaste territoire on peut plutôt compter sur la persistance des noms, car la population habitant par-ci, par-là prés du fleuve est apte à en garder la dénomination initiale. Par la médiation des peuples établis au bord des longs fleu­ves, vivant en coexistence où se succédant, ces noms subsistent plus facilement, La continuité des noms Arrabo, Mursella, Salla, Savaria, Albantia, Savaria, Poetovio, Siscia dénote au moins le fait, que ce terri­toire était continuellement habité, où un transfert radical de population ne pouvait s'effectuer qu'après un certain temps de coexistence ; pendant ce temps la nouvelle population pouvait emprunter les noms géographiques de l'ancienne population. Ou encore faut-il supposer, outre la migration, l'existence d'une population domiciliée définitivement sur le même ter­ritoire, pouvant jouer le rôle de médiatrice, de trans­metteuse. Un transfert de population sur le territoire de la Pannónia prima et de la Savia de jadis n'eut pas lieu jusqu'à l'occupation de la Transdanubie par les Avars. Il est même incertain si ces territoires avaient été occupés par les premiers Avars, et en cas affir­matif — à quelle époque? Les noms géographiques subsistant reflètent aus­si quelques influences germanes et slaves, mais les recherches n'ont pas pris en considération le rôle du latin vulgaire. Quant aux influences linguistiques de la langue avar — nous n'en avons aucune idée, bien que ces deux facteurs soient d'une grande importance et leur examen serait trés nécessaire. Il se peut que ces noms géographiques subsitèrent par médiation ger­mane où slave — mais pourquoi était-ce seulement dans la Transdanubie occidentale et entre la Drave et la Save? (59) J. MELICH, О. C, 93. (60) Cf. E. TÓTH, VSz, XXVIII, 1974 avec littérature complémentaire . 8 Alba Regia XV. ЦЗ

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