Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 15. 1974 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1976)

Tanulmányok – Abhandlungen - Tóth E.: La survivance de la population romaine en Pannonie. XV, 1974. p. 107–120.

tant de l'Italie du nord, par le Norique de l'est, jus­qu'à Tours, afin de visiter la tombe de St. Martin( 27 ). Ses informations pouvaient donc être authentiques (mais: ut perhibent!) et concernent probablement l'époque de Venance, l'exode des Longobards et l'oc­cupation Avar, quant au territoire elles pourraient se référer aux environs de la Drave et de la Save( 28 ). 2. Vigilius, évèque de Scarbantia, participa dans les (27) H. WOPENER, Die Reise des Venantius Fortunatus durch die Ostalpen. Festschrift zu Ehren Emil von Ottenhals, Schlern-Schriften, IX, 1925, 362. (28) A cette époque une partie de la Pannonié n'était plus habitée par les romani: ce territoire pourrait être la Pannonié Orientale et on peut songer aux circonstances dues à l'occupation avar. Ainsi le heu de naissance de Martin de Braga pourrait être soit la Transdanubie Occidentale, soit le territoire entre la Drave et la Save. En 1287 on donna aux Cisterciens de l'île St. Jaques, non loin de Zagreb, la terre appartenant à la eurée de Stenyevecz, prés du bourg Podsused : «... se quandam particulam terre sue sub Podgradia heredi­tarie, contiguam eique Zawa, metis distinctam infra­scriptis, cum loco quem olim beatus Martinus colens heremiticam inhabitasse refertur, et cum capella sub honore gloriose virgine ibidem constructa circa quem eciam in concavitate cuisdam ardui montis construe­tarn est altare sub titulo prefati sancti dei, . .» (J. K. TKALÊIC, Monumenta históriáé episcopatus Zagre­biensis. Zagreb, 1873, I. 222). — Une donnée ex­trêmement intéressante : il se peut pourtant, qu'il ne s'agit que d'une légende du moyen âge (c'est comme je l'ai d'abord interprété moi-même : Vigilia, XXXIX, 1974, 311), mais la constatation avait pu néanmoins avoir un noyau de vérité. Au XIII e siècle, quand ce patent à été émis, les données se référaient certai­nement à Martin de Tours. Le culte trés répandu de St. Martin, l'origine pannonienne du saint donne en général une base Suffisante pour la naissance de telles légendes. Cependant l'origine de la tradition de Podsused est inconnue. A quel événement peut­elle se rattacher? Dans le cas de Pannonhalma on sait, comment les Bénédictins aidèrent la formation de la légende concernant le lieu de naissance. (E. TÓTH, Vigília, XXIX, 1975, 306): le point de départ devait être le toponyme artificiel de Sabaria, situé prés du territoire de l'abbaye bénédictine. Mais quel était le motif à Podsused? Le texte du patent ne contient aucune exagération (qui se ren­contre dans le cas de Pannonhalma, dans les sour­ces bénédictines). Au fond la légende de Podsused est imaginable dans le cas de tous les deux Martin. Il y avait dans les alentours de Podsused une légen­de quelconque au XIII e siècle — voilà ce qui peut être affirmé. Si cette légende, celle du «lieu saint» Se rattachait antériurement aussi à l'un des Martin, où bien l'a-t-on rattachée ultérieurement à l'un d'eux — nous n'en savons rien. Mais théorétiquement il n'est pas à en douter que la légende du «lieu saint» existait, ce qui pouvait remonter au IV e où au IV e Siècle, concernant un Martin ermite. L'important dans cette question est l'épitaphe de Martin de Braga, qui parmi les peuples convertis par lui, énu­mère aussi les Slaves. Cf. Martini episcopi Braca­vensis, Opera Omnia, ed. С. W. Barlow, Paper and Monographs of the American Academy in Rome, XII (New Haven 1950) 1, 276. années 70 du VI e siècle à un concile à Grado( 29 ). Sa présence prouve aussi une constitution ecclésiastique au moins partielle de la Pannonié au VI e siècle ( 30 ). Il se peut que Vigilius venait en Italie avec les Longo­bards ; il est possible qu'il fut le dernier évèque de Scar­bantia^ 1 ). La majeure partie de ses fidèles devait être le reste de la population romaine. 3. L'acte du concil convoqué en 796 «ad ripam Danubii» est d'une grande importance( 32 ). Après les guerres carlovingiennes contre les Avars, les évèques réunis décidèrent sur le sort de la population, qui en partie vécut sous les clerici îlliterati. Le lieu exact de ce concile n'a pas d'importance pour nous( 33 ). Tenant compte des conquêtes carlovingiennes( 34 ), l'objet du concile était la position de la population chrétienne du Norique oriental et de la Pannonié occidentale: peut-on considérer cette population comme chré­tienne? C'était surtout le baptême qui constitua un problème majeur. Les recherches sont toutes d'ac­cord sur le fait que la majorité de la population chré­tienne était provinciale romaine, gardant dans leur foi et leurs rites un nombre contenant d'éléments non­canoniques^ 5 ). Après une telle interprétation des sources historiques nous pouvons nous demander : comment se fait-il, qu'à base des mêmes données nous présentons un aspect historique contredisant complètement aux précédents? Peut-on arriver à des conclusions telle­ment différentes en partant des mêmes sources? Il parait que partant des mêmes informations on puisse prouver aussi le contraire d'une thèse. En vérité: la majeure partie des sources littéraires parle de la dévas­tation de la province. Nous avons vu le motif. Cepen­dant nous ne pouvons prendre ces données au pied de (29) E. TÓTH, о. с, AArchHung, XXVI, 1974, 269. (30) Ibid., 275. — Ici nous ne voulons que rappeler le rôle important du christianisme dans la survivance de la population romaine haute, vu qu'à cette épo­que l'organisation ecclésiastique était la seule force cohesive. (31) Il peut être important que de l'énumération des agglomérations du Geograph us de Rávenne (ed. M. Pinder —G. Fr. Parthey, Aalen, 1962) le nom des Scarbantia manque. Si les données de Geographus de Rávenne reflètent la vérité, cela veut dire qu'à la fin du VI e siècle il n'y avait aucune trace de la vie urbaine romaine à Scarbantia, où que la ville à été détruite, ce q\ii s'accorde bien avec la présence de Vigilius à Grado dans la Seconde moitié du VI e siècle. Geographus de Rávenne est l'unique source de ce genre à cette époque, son évaluation Serait donc d'une importance extrême, par exemple jxas­tement concernant les territoires danubiennes. A notre avis les données de la Pannonié semblent renforcer la crédibilité de l'auteur, on ne peut donc les rejeter sans étude minutieuse. (32) MGH LL Concil. II: 1. (Berlin, 1906). Nr. 20, 172 (33) I. BONA, о. с, AArchHung, XXIII, 1971, 294 (34) J. DEÉR, Karl der Grosse und der Untergang des Awarenreiches. Karl der Grosse I. Düsseldorf, 1965, 719.; I. BONA, AArchHung, XVIII, 1966, 297; P. VÁCZY, AAntHung, XX, 1972, 395. (35) Bien que I. Bona ait interprété cette donnée de la nême manière antérieurement, la recherche ro­maine n'en prit aucune note. Cf. I. BONA, AArch­Hung, XVIII, 1966, 310, 175, notes, 317, 220. 111

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