Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 12. 1971 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1972)

Szemle – Rundschau - Fitz Jenő: Notes. XII, 1971. p. 259–260.

NOTES 1. Mária SZILÁGYI, Situation materielle des soldats de l'armée romaine danubienne au III e siècle. AntTan 18, 1971, 267-276. À partir de l'époque de Septime Sévère il ne nous est pas possible d'observer le développement du solde des troupes auxiliaires. Sous Auguste la solde des légionnaires était 225 denares, celui des soldats des troupes auxiliaires, 75 denares (notre documentation ne fait pas de distinction entre ala et cohorte, bien que leur solde n'était évidem­ment pas égal). C'est à dire, les auxiliaires recevaient 33 pour cent de la solde des légionnaires. Depuis Domitien la solde des légionnaires monta à 300 denares par an, dans les cohortes à 100 et dans les alas à 200 denares, ce qui fait 33 et 66 pour cent, respectivement. En cas des formations d'infanterie les proportions restèrent donc inchangées et c'est invraisemblable que la situation aurait été différente chez les formations montées. Nous ne possédons aucun renseignement indiquant que la propor­tion entre la solde des légionnaires et celui des auxiliaires aurait été modifiée par Septime Sévère ou ses successeurs. Si les proportions sont restées inchangées, les fantassins (pedites) des cohortes reçurent 166 denares par an (33 pour cent des 500 denares des légionnaires), et les combat­tants montés des alas 332 denares. Du temps de Caracalla le solde des légionnaires augmenta à 750 denares. En comp­tant les 33 et 66 pour cent, respectivement, on peut donc compter 250 denares pour les soldats des cohortes et 500 por ceux des alas. L'auteur supposa que la différence entre la solde des légionnaires et des auxiliaires a changé après l'époque de Septime Sévère. Afin de constater les proportions elle compara les nombres des pierres sépulcrales érigées par les soldats d'une légion, d'une part, et de ceux d'une formation auxiliaire, d'autre part. Calculés du nombre des pierres sépulcrales et de la proportion entre la force des légions et des troupes auxiliaires, des indices l'ont amenée à la conclusion que les différences entres les soldes des légionnaires et des auxiliaires ont été supprimées au cours du III e siècle. Or, est-ce vraiment cette conclusion, d'ailleurs invraisemblable de soi, qu'il nous faut déduire de cette compilation vraiment expressive et utile? Dans ses calculs l'auteur était forcé de travailler avec deux inconnues complexes, en ne sachant rien de leur correlation. L'une des inconnues fut la solde des combat­tants auxiliaires, l'autre le prix de revient des pierres sépulcrales. Certes, il y avait des différences de solde considérables entre les différents grades, mais les prix des pierres sépulcrales étaient également fort inégaux selon la grandeur, la facture, le texte et les ornements du monu­ment. Même après la réduction des inconnues (l'auteur calcula pour les soldats la simple solde, et pour les pier­res sépulcrales le type le plus simple) il reste la proportion inconnue qui pourrait déterminer la situation matérielle. Du fait que le nomre de pierres sépulcrales par soldat n'était pas inférieur dans les troupes auxiliaires à celui démontré dans les légions, l'auteur arriva à la conclusion que les soldes étaient égales. Or, cette comparaison ne prouve que le simple fait que le prix de revient d'une pierre sépulcrale n'était pas inabordable même pour les soldats auxiliaires recevant une simple solde. Les calculs publiés par l'auteur indiquent nettement que le nombre des pierres sépulcrales ne préjuge en rien de la situation matérielle des soldats. En effet, un examen d'une période prolongée ne démontrera qu'une différence négligeable entre les légions en ce qui concerne les effec­tifs et les soldes, et pourtant des écarts considérables sont à observer quant au nombre des pierres sépulcrales. Les divergences sont encore plus importantes si l'on regarde les formations auxiliaires puisqu'il y en a beau­coup dont nous ne connaissons aucune pierre sépulcrale érigée au cours du III e siècle. C'est par leur situation matérielle inégale que l'auteur tâche d'expliquer les différences flagrantes existant entre les troupes de force égale. Pour les troupes avec un fort contingent d'orien­taux elle soulève l'hypothèse que les soldats enrôlés dans l'Orient auraient été dotés d'une somme considérable lors du recrutement. Toutefois, nous n'en avons pas de preuves. Bien sûr, les soldats de certaines formations se trouvaient dans une situation matérielle plus avanta­geuse que ceux d'autres; les Syriens d'Intercisa jouirent certainement d'un traitement préférentiel sous les Sévères. Mais précisément d'après les calculs de l'auteur, la ques­tion d'ériger une pierre sépulcrale ou de ne pas en ériger une, n'est pas primairement d'ordre économique. En tout cas, pas sous les empereurs Sévère. Dans la première moitié du III e siècle — dans la période donc, où des pierres sépulcrales furent érigées en grand nombre — un nivellement de la solde des légionnaires et des auxiliaires n'est guère à constater. Sous Septime Sévère la solde des légionnaires fut augmentée à 133 pour cent de la somme payée sous Commode (de 375 à 500 denares). En cas du nivellement proposé par l'auteur l'augmentation aurait été de 400 pour cent (Commode = 100; de 125 à 500 denares). Or, c'est inconcevable du point de vue économique et social. Septime Sévère a dû la victoire dans la guerre civile aux vexillaires dont les troupes furent formées des légions. il* 259

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