Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 12. 1971 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1972)

Szemle – Rundschau - Fitz Jenő: Epigraphica V. XII, 1971. p. 254–258.

périeure (Viminacium, CIL, III, 8117). L'utilisation du cognomen en Dalmatie et dans laMésie Supérieure pourrait éventuellement expliquer sa présence à Sirmium. En Occident on rencontre des Április en Gaule, mais plus nombreux encore sont-ils en Afrique où on connaît môme des personnes appelées Flavius Április {CIL, VIII, 22632 ; AÉ, 1967, 5380). Ces deux personnages importants de la société muni­cipale de la province furent, en 213, chargés en leur qualité de praepositus annonae de missions particulières. Le caractère unique de cette mission mérite autant d'atten­tion que les conditions historiques qui l'ont imposée. D'après la carrière de ces deux hommes il est évident que ce n'est pas d'une tâche militaire qu'il était question, ainsi leur mission ne peut pas être comparée h celle de M. Rossius Vitulus à qui une inscription fut dédiée en sa qualité de praef(ecto) alae praet(oriae) c(iuium) R(oma­norum), praep(osito) ann(onae) exp(editionis) felicis­(simae) urbicae {AÉ, 1911, 7 = D, 9015 = AÉ, 1914, 248), ou à celle de Cn. Március Rustius Rufinus, [prae­f(ecto) coj/hortium uigilum,, pfrjaeposito anfnonae Im­p(eratorum) L. Septimii] / SeueriPii Partinac(is) e[t] M. Aurelii Antofini] Aug(ustorum,)J etc {CIL, IX, 1582 — D, 1343) — qui obtint cette charge au cours de sa carrière militaire. Parmi les fonctionnaires munincipaux c'est en la per­sonne de Sex. Minius Silvanus qu'on connaît à Alifae un praep(ositus) p(ecuniae) frum(entariae) {D, 6512). C'est encore à titre exceptionnel qu'on recontre aussi le la dénomination de praefectus annonae à Agedincum (Gallia Lugdunensis), où A. Amatius (P)aterninus est nommé sur son inscription praef(ecto) annon(ae) desig­(nato) {CIL, XIII, 2949). Dans certaines villes c'est le curator annonae qui, à côté des aediles, s'est occupé de la provisionneront en blé {CIL, IX, 2663, 3922, 3923, 2949ï ; X, 5419; XI, 4389; XIV, 2972, 3014; D, 6584). Des dénominations semblables sont: curator pecuniae anno­nariae {CIL, X, 5928), curator annonae frumentariae populique {CIL, IX, 4071). Il est peu probable que le devoir et la sphère d'activité des praepositi, mentionnés sur l'inscription de Székes­fehérvár, puissent être comparés à ceux que nous venons d'énumérer. La gestion si accentuée des affaires de Van­nona était, hors l'Italie, (W. LIEBENAM, Städteverwal­C'est également au cours des fouilles effectuées, en 1971, dans la basilique royale de Székesfehérvár que fut mise au jour dans le mur nord de la basilique, le fragment d'une inscription. La pierre était coupée dans une largeur qui correspondait au mur, mais ce n'est que sa partie majeure de droite qui y fut encastrée (fig. 2). De l'inscription manquent, au commencement des lignes 7 à 10 lettres. Sauf pour les 9 e — 11 e lignes, la resti­tution du texte ne cause pas de difficultés. Les premières lettres de la 9 e ligne — IBVS V — ne se rattachent pro­bablement pas seulement au nom du légat en génitif qui le suit — T. Clau/[d(ii) TJ i pr(a)esidis mais aussi aux noms des soldats mentionnés dans les 7 e et 8 e lignes: [milijtes coh,ortil[s loa Anton.] Hemesenorum. D'après le fragment il s'agit ici des soldats détachés de la troupe auxiliaire émédienne auprès du légat, qui ont dédié l'inscription et ont élevé le tern/[plum] mentionné dans la 11 e ligne: [feeJerunt. Le complément du commen­cement manquant de la 9 e ligne pourrait donc étre: [ex singular jibus. Dans le cas du nom du légat la restitu­tung im römischen Kaiserreiche. Leipzig, 1900, pp. 368 — 369, notes 2 — 3), et dans les provinces occidentales excep­tionnelle, en Pannonié économiquement moins importante aucunement motivée. Contre le rapprochement parle aussi le fait que selon notre inscription la fonction des praepositi annonae fut remplie par deux personnes. Les inscription citées d'Italie ne donnent aucune indication relative au fait qu'ils auraient partagé leur tâche avec un autre praepositus (curator) . Outre ces contre-arguments la preuve la plus importante d'une charge d'un autre caractè­re est que les deux decuriones appartenaient vraisemblable­ment à des ordres de deux villes différentes: leur tâche ne se bornait donc pas à la gestion des affaires de blé d'une ville. M. Ulpius Quintianus et T. Flavius Április furent, en 213, chargés d'une mission spéciale qui dépassait les cadres municipaux. Cela eut lieu après la désignation pour l'année suivante, des quinquennales qui, cependant, ne purent terminer leur travail jusqu'au début de 214, lorsque les duumuiri quinquennales entrèrent en fonc­tion. Le moment et la proportion provinciale de leur charge permettent de conclure que les deux personnages illustres de l'aristocratie municipale de la province furent chargés de préparer la visite de l'empereur prévue pour 214 {Il soggiorno di Caracalla in Pannónia nel 214. Rome, 1961, p. 23), et de l'organisation de l'approvisionement en blé. On sait par nombreuses données que les frais de la visite impériale étaient à la charge des villes (W. LIEBE­NAM, о. c, 91.). Dans cette interprétation on pourrait attribuer une im­portance aussi au lieu de découverte de l'inscription. Les monuments lapidaires remployés à Székesfehérvár furent, dès le X e siècle, transportés de Gorsium pour les cons­tructions royales {The excavations in Gorsium. AArchHung 24, 1972, pp. 45 — 48). L'inscription datant de 213 devait arriver de Gorsium à Székesfehérvár dans des circonstan­ces semblables. Gorsium qui, selon le témoignage des fouilles et des inscriptions, peut être considéré comme le siège du culte impérial de la Pannonié Inférieure {ibid., pp. 38 — 41), reçut, en 214, la visite de Caracalla {CIL, III, 10333). C'est donc au siège du culte impérial que les deux praepositi annonae travaillant pour préparer la visite impériale, firent ériger l'inscription dédiée pour le salut de l'empereur. tion pourrait être T(ib). Clau/[d(ii) Claudianji Le NN à la fin de la 3 e ligne ne laisse planer aucun doute sur le fait que l'inscription fut dédiée entre 198 et 209. Dans cette période on ne connaît en dehors de Claudianus aucun légat qui aurait été appelé Claudius. Mais la liste des légats n'est pas complet, ainsi à côté de Claudi­anus il peut être question aussi d'un inconnu. Dans la 11 e ligne, après le pr(a)esidis, on attendrait probable­ment le nom de la province: [Pann(oniae) Inf(erioris) — ou prou(inciae) P(annoniae) I(nferioris) — ijussu. On pourrait donc suggérer la lecture de l'inscription de la façon suivante: [Deo Sojli Elagah/[alo sacr(um) pro salu/[te dom,in]o rum nn(ostrorum) / [L. Septimi] Seueri PU j [Pertina­cis I et M. Aur(elii) Anto/[nini Augg(ustorum,) ] fet Sept­t(imii) Getae / [Caes(aris)J miljites cohorti/[sIooAnton.J Hemesenorum / [ex singular Jibus V T. Clau/[d(ii) ?Clau­dianji pr(a)esidis / Pann(oniae) Inf(erioris) ijussu eius tern,/ [plum a, fundajmentis inpe/[ndis suis fee Jerunt. 17 Alba Regia 257

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