Alba Regia. Annales Musei Stephani Regis. – Alba Regia. Az István Király Múzeum Évkönyve. 8.-9. 1967-1968 – Szent István Király Múzeum közleményei: C sorozat (1968)
Tanulmányok – Abhandlungen - Kralovánszky Alán: Contribution a la question du sarcophage de Székesfehérvár dit de Saint Étienne. – A székesfehérvári ún. István-szarkofág kérdéséhez. VIII–IX, 1967–68. p. 85–91. t. XXIII–XXV.
CONTRIBUTION À LA QUESTION DU SARCOPHAGE DE SZÉKESFEHÉRVÁR DIT DE SAINT ETIENNE L'on sait que l'une des plus belles créations de la sculpture en pierre romane de Hongrie, le sarcophage dit de Saint Etienne, a été découverte, en 1803, à Székesfehérvár, et qu'il portait les traces d'un remploi. 1 Le sarcophage fut publié pour la première fois par József Hampel qui l'a daté du X e siècle, 2 puis Elemér Varjú était le premier à prétendre que c'est le roi Saint Etienne qui y fut enseveli en 1038. Les historiens de l'art hongrois ont adopté uniformément cette opinion, et en l'étayant toujours de nouvelles données, ils l'acceptent encore de nos jours. Cette détermination repose sur les arguments suivants : 1. Selon l'analyse du style: le sarcophage peut être rattaché à l'art byzantinisant italien (vénitien), et son exécution peut être située au temps allant de la fin du X e jusqu'au milieu du XI e siècle. (T. G e r e v i с h, D. Dercsényi, G. Entz) 2. Selon l'iconographie: son caractère est fortement triomphale, ce qui n'était dû qu'aux personnes royales. (Z. Kádár) 3. Selon la technique: il fut transformé hâtivement d'un sarcophage romain (Mme E. Nagy) 4. Selon des sources écrites, étayées par le passage du texte de l'évêque Hartvik : "le corps sacré fut placé au milieu de Г église dans un sarcophage de marbre blanc"? 1 Rapport de M. Farádi Vörös. Publié par E. VARJU. Magyar Művészet (1930)273-379. pp. 2 J. HAMPEL: Arch. Ért. 14 (1894), pp. 50-54; Id.: A régibb középkor emlékei Magyarhonban (Les monuments du haut moyen âge en Hongrie) . (Budapest, 1897) II. pp. 510-512; Id.: Alterthümer des frühen Mittelalters in Ungarn. (Braunschweig, 1905) I. pp. 681—682. Nous tenons à signaler que le dessin du sarcophage est dans les publications, à maints endroits inexacte. »E. VARJU: op. cit. 4 T. GEREVICH: Magyarország románkori emlékei (Les monuments romans de la Hongrie). (Budapest, 1938) pp. 156-159; E. VERNÉI KRONBERGER: Magyar középkori síremlékek (Monuments funéraires hongrois du moyen age). (Budapest, 1939). pp. 9-10; D. DERCSÉNYI: A székesfehérvári királyi basilika (La basilique royale de Székesfehérvár). (Budapest, 1943) pp. 105-110; E. NAGY: Műv. Ért. (1954) pp. 101 — 105; Z. KÁDÁR: Műv. Ért. (1955) pp. 201-204; G. ENTZ:-E. SZAKÁL: Acta Hist. Art. 10 (1964) pp. 215-228. 5 ". .. corpus sanctum in medio domus sarcophago candidi marmoris imponitur..." Legenda S. Stephani regis ab Hartvico episcopo conscripta. E.. BARTONIEK: Scriptores Rerum Hungaricarum. (Budapestini 1938) II, p. 432. (E. Varjú, T. Gerevich, D. Dercsényi E. N a g y , Z. Kádár, G. Entz) L'on sait que selon les critères de l'analyse du style il est impossible de dater les monuments de cette époque avec une précision de dix ans, voire d'un an. Ceci ne pourrait être fait qu'à la base de sources écrites y relatives. Donc, à cet égard, la donnée citée de Hartvik a une importance particulière. Les historiens hongrois ont étudié le sarcophage avec un soin digne de son importance, et leurs analyses de son style, de son iconographie et de sa technique ont une valeur durable. Néanmoins, l'année qu'ils ont établie pour l'exécution du sarcophage, reliée à la personne du roi Etienne, n'est, à notre avis, pas correcte, car ils ne se sont appuyés que sur une partie détachée du texte de Hartvik et l'ont considérée comme péremptoire pour le sarcophage. Par contre, en analysant la légende de Hartvik au point de vue de la philologie, nous arrivons à la conclusion justement opposée, notamment que le corps de Saint Etienne ne put pas reposer dans le sarcophage jusqu'à son exhumation de 1083, année de sa canonisation. En vue d'étayer notre opinion, nous examinerons plus amplement le texte de Hartvik. Nombreuses sources écrites parlent de la personne et de la mort du roi Etienne. Ces textes, cependant, sont fort laconiques et yout ce qu'ils mentionnent est qu' "// est mort", ou qu' "// futenterré à Fehérvár", et "dans la basilique de Fehérvár". 6 Seul l'ouvrage de Hartvik traite 6 Chronicon Hungarico-polonicum. X№ siècle. Compulation. ".. .Instaba autem solemnitas, sancte Dei genitricis assuntio gloriosa, ad quam omîtes solito more in Albam civitatem confluxerunt, et tentoriis campos operuerant. Planxerant autem eum omnes populi Ungarie, sinul in unum dives et pauper, episcopi cum clero cantu lamentabili animam eius commendant, atque fabricate marmoreo novo monumento reconditur, in quo nondum quisquam positus fuerat. .." E. SZENTPÉTERY: op. cit. 2 (1938), p. 316. Annales Posoniensis (997 — 1203). "...1037 ...et Stephanus rex mortuus est..." E. SZENTPÉTERY: op. cit. 1 (1937) p. 125. Simonis de Keza gesta ungarorum. XHIe siècle. ".. .Sanctus autem rex Stephanus XLVI anno sui regni in die Assumptionis Beatae Virginis migravit ad Dominum. Sepultus est Albae in ecclesia Beatea Virginis gloriosae ... " E. SZENTPÉTERY: op. cit. 1 (1937), p. 173. Chronici Hungarici composito saeculi XIV. "... Sepultus est autem in basilica Albensi. .." E. SZENTPÉTERY: op. cit. 1 (1937), p. 322. Chronicon Henrici de Mügéin. XIV e siècle. "... Dornach starb der heilig kunig sant Stephan nach Cristi gepurt, faussent jar und acht und dreyssig jar, in dem sechs und virczigsten jar seins reichs und wart begraben czu 85