Fitz Jenő (szerk.): A Pannonia Konferenciák aktái IV. Bronzes Romains figurés et appliqués et leurs problemes techniques - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 27. A Pannon konferenciák aktái 4. (Székesfehérvár, 1984)

I. Manfrini: "Maniéres" de bronziers égyptiens

Le premier groupe, désigné par Zagazig, du nom de la provenance de l’une des figurines, compte trois objets, auxquels s’ajoute peut-être un quatrième, dont les prove­nances sont malheureusement très vagues. 1. Baltimore, Walters Art Gallery, inv. 541034. Zagazig. Kent Hill 1949, no 41, pl. 14. H.16 cm. 2. Idem, inv. 54741. Delta du Nil. ibid., no 40, pl. 14. H. 18,3 cm. 3. Boston, Museum of Fine Arts, inv. 03937. Basse-Egypte. Comstock—Vermule 1970, no 67. H. 20 cm. 4. Baltimore, cf. no 1, inv. 541031. Egypte ? Kent Hill 1949, no 43, pl. 14, H. 20 cm. 5. Bâle, Marché d’art. Kunstwerke der Antike, Bâle, Auktion 51, mars 1975, no 259. 6. Saint-Germain en Laye, Musée des Antiquités Nationales, inv. 33056. Dans la Saône, près de Mâcon. Braemer 1963, no 306. H. 33 cm. Les Bacchus provenant de Zagazig et du Delta du Nil (Pl. XLVII, 1), conservés tous deux au Musée de Balti­more, présentent quelques-unes des caractéristiques énu­mérées plus haut: la couronne aux feuilles détachées, les bottes lacées, la corne à boire et la mitra, particulièrement fréquente chez les Bacchus égyptiens. En outre, il nous a semblé percevoir des similitudes dans le travail des yeux, de la bouche — petite et droite et dont les commissures ne se rejoignent pas —, dans la forme du nez et du visage en général. Le modelé du corps n’est pas semblable. Il paraît plus empâté dans le bronze de Zagazig que dans celui du Delta: il est vrai que la surface de ce dernier est plus dé­tériorée. Dans l’ensemble, tout en respectant les propor­tions, la facture est assez médiocre dans un cas comme dans l’autre. Il suffit d’examiner les pieds: gros, peu façon­nés, dont les orteils sont disproportionnés et carrés. Dans les deux cas, la surface est granuleuse, mais d’après D. Kent H i 11, la patina n’a pas la même couleur, la figurine de Zagazig ayant peut-être été argentée. Etant donné la documentation à disposition, il n’est guère possible de vérifier de manière plus approfondie dans quelle mesure il y a identité du travail pour le rendu des yeux en particulier. Un repérage de détails répétitifs, pro­pres à und même main, aussi précis et systématique que celui de Morelli pour les peintres de la Renaissance paraît d’ailleurs peu applicable au domaine de la petite statuaire produite industriellement, c’est-à-dire à une production dont la facture est le plus souvent assez grossière. De plus, les reprises dans la cire d’abord puis dans le métal ensuite constituent autant d’étapes qui sont absentes dans la peinture. Une troisième figurine, conservée au Musée de Boston et provenant elle aussi de Basse-Egypte, présente, outre les attributs déjà signalés, un travail du visage et un modelé très semblables aux deux figurines dont il vient d’être question, et plus particlièrement à la figurine de Zagazig. Le manque de précisions concernant les provenances n’au­torise aucune hypothèse quant à la localisation des ateliers. ,(3) Les catalogues de Baltimore, de Boston et du Louvre étant suffisamment accessibles, il n’a pas paru nécessaire de reproduire toutes les figurines. Le même principe a été adopté pour les objets suivants. Si les ressemblances entre les trois premières figurines sont suffisamment évidentes, elles semblent l’être moins pour un autre Bacchus, trouvé en Basse-Egypte et conservé à Baltimore. Cette figurine appartient au même type ico­nographique que la figurine du Delta conservée dans le même musée, elle est dotée de quelques-uns des attributs dont nous avons dit qu’ils sont particuliers à l’Egypte. Les proportions et la forme du visage semblent proches, de même que le nez, petit mais large, et la bouche courte dont les commissures ne se rejoignent pas. Mais, résultat pro­bable d’une facture nettement meilleure, les grands yeux ourlés sont d’un travail tout-à-fait différent, de même que le modelé et les proportions du corps ne sont pas exacte­ment semblables d’une statuette à l’autre. Pourtant, les deux têtes ont un „air de famille“ incontestable. Si l’aspect égyptien de cette dernière ne peut guère être contesté, sa parenté avec les trois premières est peut-être moins flagrante. Quoi que qu’il en soit, il semble que nous ayons là une ou des „manière(s)“ propre(s) à un ou des bronzier(s) travaillant en Egypte. Le repérage de ces caractéristiques permet peut-être d’attribuer une provenance à une statuette qui en est dépour­vue, en vente sur le marché d’art (Pf. XLVII, 2). Cette figurine offre en effet une certaine ressemblance avec celle de Zagazig, d’où la proposition d’y reconnaître une éven­tuelle production égyptienne. Seul obstacle: la forme des bottes, très différente de celle que portent ordinairemeut les Bacchus d’Egypte. Le cas d’un Bacchus trouvé à Mâcon est différent (Pl. XLVII, 3), sa provenance est connue mais il présente certains détails qui laissent perplexe. Iconographiquement et stylistiquement, il est proche de quelques bronzes égyp­tiens, avec toutefois plus de lourdeur, du moins d’après la photographie. D’où la proposition, prudente, d’y voir un produit d’importation du le travail d’un artisan égyptien. S. Bouchera déjà fait observer que les relations entre ces deux régions sont attestées (4). Il n’y aurait donc rien d’étonnant à ce qu’un bronze égyption soit retrouvé dans cette partie de la Gaule. Groupe Arsinoe Le deuxième groupe paraît plus homogène; désigné du nom d’Arsinoe, provenance de l’une des figurines, il compte trois Bacchus — dont deux sans provenance — auxquels s’ajoutent peut-être un quatrième, provenant du marché d’art, une Aphrodite-Isis et un Harpocrate. 1. Houston, Collection D. et J. Ménil. Arsinoe. Hoffmann, 1970, no 99. H. 11 cm. 2. Baltimore, Walters Art Gallery. Kent Hill, 1949, no 46. H. 14,7 cm. 3. Boston, Museum of Fine Arts, inv. Benjamin Rowland, Jr. 69 1257. Comstock—Vermeule, 1970, no 100 A. H. 15,7 cm. 4. Lucerne, sur le marché d’art. Ars Antiqua Luzern, Auktion I, mai 1959, no 72. H. 10,3 cm. 5. Le Caire, Egyptian Museum inv. 27671. Egypte. Edgar, 1903, no 27671, pl. IV. H. 26,2 cm. 6. Paris, Musée du Louvre br. 335. Soumbellahouin. Ridde 1913, br. 335, Pl. 29, H. 12,4 cm. Les traits stylistiques, iconographiques et techniques qui unissent la statuette d’Arsinoe au groupe de Baltimore et à la figurine aujourd’hui isolée, unique rescapée d’un groupe 96

Next

/
Oldalképek
Tartalom