Fitz Jenő (szerk.): A Pannonia Konferenciák aktái IV. Bronzes Romains figurés et appliqués et leurs problemes techniques - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 27. A Pannon konferenciák aktái 4. (Székesfehérvár, 1984)

I. Manfrini: "Maniéres" de bronziers égyptiens

du Musée de Boston, sont incontestables (PL XLVII, 4). Boucher 1976. 199—200(4) Malgré la pauvreté de notre documentation iconique les similitude sont suffisamment évidentes. En revanche, il n’est pas possible de déterminer de manière péremptoire si le groupe et la figurine aujourd’ hui isolée sont issues d’une matrice commune. Les dimen­sions ne coïncident pas tout-à-fait: le Bacchus de Balti­more mesure 14,7 cm, celui de Boston 15,7 cm. Les mesures n’ayant pas été prises par la même personne, elles sont su­jettes à caution. Mais cette différence pourrait s’expliques par l’emploi de matrices partielles qui pour l’essential se­raient communes aux deux figurines. A moins que cette modification n’ait été apportée directement dans la cire sans l’intermédiaire d’un moule, ce qui paraît toutefois peu probable. Malgré ces divergences, l’attribution de ce groupe et de cette statuette à la production égyptienne et vraisemblablement à la main qui a façonné la figurine d’Arsinoe, semble évidente. La statuette du marché d’art de Lucerne sort d’une autre matrice que celle des deux objets précédents (PL XLVIII, 1 ): le geste des bras et le mouvement des jambes sont ceux de la statuette d’Arsinoe avec laquelle elle présente une certaine ressemblance, sans être pourtant absolument identique puisqu’il y a une différence de 0,5 cm pour les dimensions. De plus, les dissemblances sont importantes: la forme des yeux, le modelé du visage ainsi que les inci­sions sur la nébride ne sont pas les mêmes; ces derniers détails peuvent avoir été modifiés dans la cire. Nous pro­posons de reconnaître ici aussi un éventuel produit du même atelier égyptien. Nous avons tenté de repérer cette même main, ou mani­ère, sur des figurines illustrant d’autres thèmes. Deux statuettes ont paru présenter un travail similaire. Le rendu des yeux, du nez et de la bouche d’un petit Harpocrate du Louvre provenant de Soumbellahouin semble très proche du rendu de la figurine d’Arsinoe. De même le corps, rela­tivement élancé pour un jeune garçon, rappelle les Bacchus dont il vient d’être question. Si cet objet provient d’un même atelier, il faut admettre une diffusion de la production à l’intérieur de l’Egypte ou un déplacement des bronziers. Soumbellahouin (ancienne Thrnuis) se trouve dans le Delta, au sud est de Busiris, alors qu’Arsinoe se trouve­rait dans le Fayoum. L’autre figurine est une Aphrodite-Isis egyptisante du Musée du Caire dont le travail du visage — forme du vi­sage, nez, bouche, yeux — ressemble à celui que nous avons rencontré chez les statuettes du même groupe. A nouveau, si une vérification attentive confirmait cette proposition, nous aurions la preuve de la diversité de la production des ateliers, non seulement quant aux thèmes, mais aussi quant aux styles. Groupe du Louvre Le troisième groupe est bien connu puisqu’il a été illustré par plusieurs publications à large diffusion. Il s’agit des quatre statuettes conservées au Musée du Louvre et pro­venant de Basse-Egypte, sans plus de précisions quant aux (4) Précisons que ces remarques se situent hors du problème : art alexandrin. circonstances de la trouvaille (Rolley 1967, np 115—118; Pour une étude de stativelles produites à partes de moules partiels: Kent Hill 1958, 311—312). 1. Paris, Musée du Louvre, br 346. Basse-Etypte. Ridder 1913, no 346 (Bacchus). H. tot. 30,4 cm.; H. tête sans cou 4,7 cm. ; H. torse jusqu’au bourrelet de la hanche 7 cm. ; H. bourrelet jusqu’à la saignée du genou 8,5 cm; H. demi­­jambe intérieure 8,7 cm. 2. Idem, br 352 (Satyre). H. tot. 29,9 cm; H. tête sans cou 4,6 cm.; H. torse jusqu’au bourrelet de la hanche 6,9 cm; H. bourrelet jusqu’à la saignée du genou 8,3 cm; H. demi­­jambe intérieure 7,5 cm. 3. Idem br. 392—393 (2 Ménades). 392: H. tot. 29,1 cm; H. tête sans cou 4,7 cm; H. latérale corps avec cou 26 cm. 393: H. tot. 28,4 cm; H. tête sans cou 4,2 cm; H. latérale corps avec cou 26 cm. 4. Oxford, Asholean Museum, inv. Fortnum B. 84. Inédit. H. 12 cm. Ces quatre figurines — qui représentent Bacchus, un Satyre flûtiste et deux Ménades — ont été considérées par F. Chamoux comme un ensemble rappelant „Les célèbres divertissements bacchiques offerts au peuple d’Alexandrie par les Ptolémées“ (Charbonneaux 1958) 102). Mais un ensemble, conçu comme tel dans l’Antiquité, n’est pas nécessairement le produit d’un même atelier, les laraires constitués par des figurines de qualité, de styles voire d’époques différents en sont la preuve. De même, des objets dispersés peuvent appartenir à une même pro­duction. Qu’en est-il des quatre bronzes du Louvre ? Les comparaisons révèlent tout d’abord une similitude indiscutable des deux Ménades entre elles (PL XLVIII, 2—3). Les dissemblances les plus immédiatement notables concernent le mouvement de la tête et des bras, dont de Ridder signale qu’ils sont rapportés. D’autres détails varient comme les cheveaux ramenés en chignon sur le dessus de la tête pour la Ménade no 392 (PL XLVIII, 2) et les boucles sur les épaules pour l’autre (PI. XLVIII, 3). Les vêtements non plus ne sont pas exactement identi­ques. Les plis du chiton, à la hauteur des hanches se termi­nent par un pompon chez la Ménade 3939 (PL XLVIII, 3). pompon qui n’existe pas chez l’autre. De même les plis incisés ne coïncident pas toujours. Autant de détails qui ont pu être ajoutés ou modifiés dans la cire. Pour le reste, les deux statuettes sont exactement semblables, comme le montre la vue de dos où seul le nombre des feuilles de la couronne varie (PI. XLVIII, 4; XLIX, 1). Un examen plus attentif de la tête révèle une similitude incontestable dans la forme du visage et du nez, alors que le travail des yeux et de la bouche diffère légèrement (PL XLIX, 2—3). Ces distinctions peuvent être mises sur le compte d’un travail peu soigné lors de la reprise des détails dans la cire et elles sont véritablement minimes comparées aux similitudes. Les mesures récentes viennent confirmer cette proposition(5). Latéralement, les deux figurines mesu­rent 26 cm de hauteur sans la tête. Cette dernière est de 4,2 pour la Ménade 393 qui est dépurvue de chignon, et de 4,7 pour l’autre Ménade. (5) Je remercie Mme S. Tassinari d’avoir bien voulu prendre des mesures plus précises. Le catalogue de de Ridder comporte une erreur, reprise par C. Rolley dans son ouvrage. Les dimensions données sont de 29 cm. pour la Ménade 392 et de 24 cm. pour l’autre: soit une différence de 5 cm qui ne correspond pas à la réalité. 7 Alba Regia XXr. 97

Next

/
Oldalképek
Tartalom