Fitz Jenő (szerk.): Die aktuellen Fragen der Bandkeramik - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 18. A Pannon konferenciák aktái 1. (Székesfehérvár, 1972)

A. László: Újkőkori arcos edények Romániából. Az emberi arc ábrázolásának kérdéséről a Dunamedence neolithikus edényein

de la culture Starcevo-Körös que les vases anthro­pomorphes ont fait leur apparition'98 99’. Il est done évident que les différents types de représentations anthropomorphes sur la céramique se développent parallèlement, mais ayant chacun une impor­tance variable selon les différentes périodes ou aires culturelles. Ce fait s’explique non par les préféren­ces esthétiques spéciales des diverses communautés néolithiques, mais par la diversité des croyances et des rites religieux. 8. En ce qui concerne la technique de la réalisation des images, on rencontre le plus souvent la tech­nique mixte, le relief combiné avec l’incision. Le modelage purement plastique de la face humaine est rarement rencontré, on trouve également peu de faces réalisées par incision pure. La technique du modelage en relief et par incision sur les faces des figurines ainsi que sur les représentations anthro­pomorphes de la céramique Vinca, Tisza, Boian et Gumelnita peut être complétée par l’incrustation de la couleur blanche ou rouge<99). La face aussi peut être peinte en couleur rouge cru, comme on le voiet sur le fragment du type Boian de Greaca. Dans la culture Vinca-Turdas et Gumelnita, certains détails anatomiques de la face (surtout les arcades des sourcils et la bouche) sont parfois souglinés par des rangées de petits enfoncements, ainsi qu’on le voit sur la face humaine d’Alba Iulia et de Crivâf. 9. En ce qui concerne la forme des vases sur les­quels on trouve ces représentations, on peut affirmer que le motif de la face humaine peut être la rencont­rer sur n’importe quelle forme de vase: vase en forme de bouteille, vase à pied, passoire, vase conique, vase bitronconique, coupe, vase à corps bombé, écuelle. On peut conclure néanmoins, que les faces humaines apparaissent avec une particulière fréquence sur certains vases. Ainsi, dans la culture de la cérami­que linéaire, la face humaine apparaît souvent rangée sous le bord des vases en forme de bouteille*100’, et dans le groupe Szakálhát, de la même culture, sur le col des grands vases à provisions'101 *’. (98) 1. KUTZIÁN, o. c. p. 20—21, pl. XII/10a—b; Gy. GAZDAPUSZTAI, The settlement of the Körös culture at Hódmezővásárhely -Gorzsa. AÉrt 84, 1957, p. 3 — 13, pl. 1/3, П/1 — 2. ; N. KALICZ, о. с. p. 19-21, fig. 2-4. (99) G. CSALLÁNY, о. с., p. 145- 146.; J. BANNER, о. с., Germania 37, 1959, p. 14— 35.; A. NITU, о. с., Danubius 2/3, 1969, p. 40. (100) Malheureusement, à cause de la fragmentation du matériel, on ne peut pas toujours réconstituer la forme des vases. On peut, parfois, considérer comme des „bouteilles”, les vases et les fragments de 10. En ce qui concerne l’emplacement des repré­sentations, il semble qu’il existait des préférences beaucoup plus strictes. Ainsi que pour la culture de la céramique linéaire ou pour la culture Vinca-Turdaç, les faces apparaissent le plus souvent disposées sur le col du vase, immédiatement sous le rebord. Il y a ensuite les représentations disposées sur le corps et sur le rebord des vases. Très rarement apparaît une face humaine disposée sur les autres parties du vase (sur le fond ou sur le pied). 11. La représentation de la face humaine est sou­vent associée au décor habituel de la céramique: ban­des linéaires incisées ou bandes pointillées-incisées dans la culture de la céramique linéaire et Vinca- Turdaç, fines cannelures verticales dans la culture Vädastra, excision, incrustation et peinture crue dans la culture Boian, lignes incisées et stries faites avec la balayette dans la culture Gumelnita, comme on le constate en général sur les vases ornés de faces hu­maines. Il reste encore à étudier s’il existe une rela­tion plus intime entre la représentation de la face et le décor du vase. La réponse semble être affirmative. Peut-être qu’il n’est pas fortuit que sur le corps des vases à provisions appartenant au groupe Szakálhát (Szentes-Ilonapart, Szentes-Megyeháza, Szentes-Jak­­sor = „ Kunszent márton ” )(102 ’, de mêm e que sur le vase similaire de Vinèa'103’ nous rencontrons le même décor raffiné des bandes en spirales, formées par des rangées de S étendues, avec les boucles jointes. Cette frise est délimitée dans la partie supérieure ainsi que dans la partie inférieure, d’une bande composée par des fragments de lignes arquées, juxtaposées de telle manière, qu’elles poursuivent les boucles des spirales en forme de S (fig. 4/1,10). Sur le vase de Szentes- Megyeháza et Szentes-Jaksor la face humaine placée au-dessus du signe en forme de M, est bornée égale­ment par des boucles de spirales (fig. 4/11). Sur le col de ces vases, la metope opposée à celle ornée à face humaine, est décorée avec des motifs en spirales ou en méandres, incisés ou peints (fig. 4/11). Stuttgart — Cannstatt (H. QUITTA, o. c., PZ 38, 1960, fig. 12.), Barieben (H. LIES, o. c., AuF 8, 1963, p. 11, pl. 2/a), Zauschwitz (W. COBLENZ, o. c., p. 69. fig. 1), Derenburg (H. BEHRENS, o. c., p. 9, fig. I, pl. 2/a), Huçi. (101) J. CSALOG, o. c., AAntArch 10, 1966, p. 49-56, pl. 1/1, 4, 6, 8, pl. 11/1-2. (102) Ibid. — Nous remercions M. J. Makkay pour des informations supplémentaires et certaines photocopies. (103) I. PAVLÛ, o. c., fig. 218 (3). 223

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