Fitz Jenő (szerk.): Die aktuellen Fragen der Bandkeramik - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 18. A Pannon konferenciák aktái 1. (Székesfehérvár, 1972)

A. László: Újkőkori arcos edények Romániából. Az emberi arc ábrázolásának kérdéséről a Dunamedence neolithikus edényein

VI. La signification de thème de la face humaine sur la céramique néolithique Les vases à faces humaines, généralement ceux qui ont des représentations anthropomorphes, consti­tuent souvent de vraies oeuvres d’art du néolithique. Outre leur valeur esthétique et décorative, les repré­sentations humaines néolithiques, comme éléments de la superstructure de quelques sociétés agraires, sont l’expression des conceptions et des pratiques magico­­rituelles, liées à la religion agraire, au milieu de laquelle se trouve la grande déesse de la maternité et de la fertilité(104>. Les croyances concernant la fécon­dité et la fertilité étant multiples, les représentations anthropomorphes sur la céramique englobent aussi une thématique variée, ayant chacune une signi­fication propre, depuis l’image complète de la grande divinité en différentes attitudes (position ac­­croupie104 (105), debout et avec les bras élevés*106*, mode­lage dorsal*1**7*, etc.) et jusq’à la représentation par­tielle, comme l’est aussi celle de la face humaine. Le sens de la représentation de la face humaine, réduite quelquefois à la représentation des yeux, est, probablement, la présence symbolique de la divinité. La face „humaine” représente l’image de l’esprit pro­tecteur, équivalant avec la divinité même*108’. La fonction magique de la représentation de la face con­siste dans le fait que les objects, dans notre cas les vases, ou plus exactement leur contenu, sont mis sous la protection de la divinité représentée sur eux(109). La manifestation de cette conception de la force protectrice de la face divine, n’est pas rencontrée seulement sur les représentations de la céramique. Il semble même, que les représentations sur la céra­mique constituent une transposition de ce thème sur d’autres objets, mobiles ou immobiles. Ainsi, à Haçilar, dans la couche VI on a découverte dans plusieurs habitats, des plaques en pierre avec la représentation schématique d’une face humaine, représentée par les (104) F. SCHACHERMEYR, Ägäis und Orient. Wien 1967, p. 16 et suiv. (105) H. QUITTA, o. c., Forschungen zur Vor- und Frühgeschichte 2, 1957, p. 51 — 81.; A. NITU, o. c., SCIV 18, 1967, p. 549-561. (106) Ibid­(107) A. NITU, O.C., Memoria Antiquitatis 2, 1970 (sous presse). (108) Oh. HAINCHELIN, Originea religiei. Bucureçti 1956, p. 68. (109) Cette conclusion de la protection symbolique du contenu du vase a été adoptée par beaucoup de spécialistes. Cf. E. MACKAY,jKeporf in the Excava­tions in the „A” Cemetery at Kish, Mesopotamia I. No. 1. Chicago 1925, p. 23. — cité d’après J. MAKKAY, Strange prehistoric finds in the Jósa András Muzeum. NyJAMÉ 3, 1963, p. 17, n. 58.); M. ROSKA, Az ősrégészet kézikönyve II. Ujabbkőkor. Cluj-Kolozsvár 1927, p. 369.; J. BANNER, о. с., Germania 37, 1959, p. 23.; J. MAKKAY, Data illustrating the southern connections: of prehistorical animal plastic art in Hungary. AÉrt 86, 1959, p. 123- 138.; ID., о. c„ NyJÀMÉ 3, 1963, p. 10-16. yeux et les sourcils. Deux lignes en forme de V semble délimiter la partie inférieure de cette face humaine. Ces découvertes ont été considérées comme des élé­ments du culte domestique, la représentation sur les plaques en pierre étant comparée avec le Genius de la religion romaine*110*. On a trouvé aussi des représentations des yeux apotropaïques sur les autels en terre cuite de la cul­ture Gumelntya, suggérés par de simples enfonce­ments, ou par l’incision du contour en forme demicir­­culaire (fig. 5/9)*111’. C’est aussi le cas de mentionner les vases à face humaines associées avec des signes en forme de M, que l’on a rencontrés dans la culture Vinèa et dans la céramique linéaire évoluée. Les deux colonnes avec des proéminences qui limitent la face humaine repré­senté au-dessus du motif en forme de M sur le col du vase de Vinèa ont été interprétées comme corres­pondant aux hampes à boucle ou anse, qui encadrent les constructions mésopotamiennes*112*. En effet, le motif en forme de M, limité par deux hampes à anse est souvent représenté sur les anciens cylindres su­mériens (la période Uruk et Jemdet Nasr)*113*. La composition entière représente „la façade de l’héroon ou temple”, l’élement central étant la porte „en­cadré dans un M, surmonté d’une face humaine”*114’. Que le motif en M indique réellement la porte (et non la partie supérieure ou inférieure du corps hu­main*115*) on le voit dans le dessin incisé sur le vase de Szentes—Jaksor*116*. Ici le motif M se répète sur les protomes latérales qui s’élèvent des épaules du vase, en séparant la métope avec la représentation de la face humaine de l’autre métope au décor en méandres. Le motif M existant sur ces protomes a les barres verticales parallèles et longues. On remarque cepen­dant comme une particularité le fait que les deux bouts inférieurs des barres verticales sont joints par une ligne horizontale qui constitue la suite de l’in­cision, la même qui marque la barre verticale gauche. (110) J. MELLAART, Excavations at Haçilar. AS 11, 1961, p. 46 — 47, pl. V/d. (111) Cf. la note 90. (112) V. POPOVITCH, Une civilisation égéo-orientale sur la moyen Danube. RA 2, 1965, p. 41 — 43, fig. 24. (113) Ibid., p. 43-51, fig. 25-28. (114) Ibid., p. 41 — 43. (115) J. Csalog considère que le motif en forme de M des vases de Szentes complète la face humaine, en représentant le menton et le cou (o. c., AAntArch 10, 1966, p. 51.). Au contraire, I. P a v 1 û, avec A. Guider sont d’avis que le signe M constitue une représentation schématique de la partie infé­rieure du corps feminin (la femme ou la déesse „qui accouche”), l’essentiel étant le pubis (T. PAVLÜ o. c., p. 712, 714, avec renvoi á l’étude de A. Guider). (116) N. KALICZ, o. c., fig. 25-27. 224

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