Fitz Jenő (szerk.): Die aktuellen Fragen der Bandkeramik - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 18. A Pannon konferenciák aktái 1. (Székesfehérvár, 1972)
A. László: Újkőkori arcos edények Romániából. Az emberi arc ábrázolásának kérdéséről a Dunamedence neolithikus edényein
mann*75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86’ (Pouchov176’,Leinaer Forst177’,Schieben178’). On peut considérer comme très significatif un fragment du couvercle, découvert à Tardas, pourvu d’une face triangulaire, ayant dans les deux coins supérieurs une petite annexe perforée, indiquant peut être l’orifice pour fixer le masque (fig. 1/14)*79’. 5. Toutes les découvertes de Roumanie appartiennent aux types des vases pourvus d’une seule face humaine. Il existe pourtant des vases à deux faces, placées symétriquement, découverts à Vinca180*, ainsi que dans l’établissement du type Zseliz de Békásmegyer*81*. Des vases à deux faces humaines peuvent être rencontrés aussi dans la culture Gumelnita, mais seulement dans la catégorie des vases anthropomorphes182’. C’est toujours à la culture Gumelnita qu’appartiennent les couvercles pourvus de deux faces humaines*831. Le vase-bouteille de Barieben, provenant d’une étape tardive de la culture de la céramique linéaire ancienne, et ayant initialement trois faces humaines, dont deux se sont conservées184 est tout à fait différent. 6. En ce qui concerne les types anthropologiques représentés, on ne peut faire aucune délimitation culturelle ou chronologique. Nous rencontrons aproximativement dans la même mesure des faces avec le nez court ou long, gros ou étroit, courbé ou droit, c’est-à-dire réalisées selon les deux „canons”, l’anatolien et l’égéen, qui caractérisent la plastique et les représentations anthropomorphes sur la céramique du néolithique égéo-orinetal et balcano-danubien*85*. 7. Une autre remarque concerne à l’attention accordée aux différents détails anatomiques de la face. Le contour de la face, les oreilles, la bouche ou les arcades des sourcils peuvent manquer, partiellement ou même en leur totalité, mais même à la face la plus simple on rencontre la représentation des yeux et du nez. Cette constatation est valable aussi pour les faces humaines de la céramique linéaire de l’Europe Centrale, où même le type le plus simple de face est représenté pourvu de nez et des yeux186’. Mais, par la réduction continue de l’image de la face humaine on peut arriver à la représentation exclusive des yeux, ainsi comme on le rencontre, par exemple, (75) Ibid., p. 14. (76) Ibid., fig. 7/1. (77) H. KAUFMANN, Figürliches aus der Bandkeramik des Altenburger Landes. AuF 6, 1961. p. 55, fig. 1, pl. 10/a. (78) Ibid., p. 56, fig. 2. (79) M. ROSKA, Az ősrégészet kézikönyve II. Ujabbkőkor. Cluj — Kolozsvár 1927, fig. 170/9. (80) H. MÜLLER - KARPE, о. с., pl. 144/27. (81) N. KALICZ-R. SCHREIBER, Rudapest 7, 1969, p. 35 — 37. (82) S. MARINESCU - BÎLCU- B. IONESCU, Catalogul sculpturilor eneolitice din Muzeul Raional Oltenita, 1967, pl. VIII/1 a-b, XX/1. (83) A. NrpU, o. c., Danubius 2/3, 1969, p. 30— 31, fig. 7. (84) H. LIES, Ein Gefäß der Linienbandkeramik mit reliefierten Gesichtsdarstellungen von Barleben. AuF 8, 1963, p. 9 -16, pl. 2/a. (85) A. NTTH, o. c., SCIV 19, 1968, p. 389-392. (86) I. PAVLÚ, o. c., p. 704- 709, fig. 216 (1), 221 (6), sur les coupes du néolithique hatif de Çatal Hüyük187’, puis dans le néolithique tardif et dans le chalcholithique anatolien (Haçilar, Mersin, Çatal Hiiyük)188’ ou sur la céramique de la culture Tisza*89*, sur les autels en terre cuite de type Gumelnita*90’, sur les vases et les idoles du chalcolithique ibérique*91* et de l’ouest de la France192’, de même que sur la céramique néolithique de l’Europe du Nord193’. On peut donc remarquer un processus d’abstractionnisme sur la céramique néolithique dans la représentation de l’image humaine, étroitement liée à la conception pars pro toto de la pensée primitive. D’une image totale, on arrive à des formes „abrégées” du corps humain, parmi lesquelles la plus importante est la représentation de la face, elle aussi peut être réduite à la représentation des yeux. Cette évolution (image entière — image entière à face agrandie — face humaine — yeux) n’est pas rectiligne, générale ou exclusive. Les différents types de représentations ont coexisté probablement depuis le commencement. Donc, il faut tenir compte, non seulement des images sur la céramique, mais aussi des représentations au caractère sacré en général. À Çatal Hüyiik (la couche VI), par exemple, on a trouvé l’image accroupie de la grande déesse, appliquée en relief sur le mur de l’enceinte sacrée194*, et au même endroit, il existe depuis le néolithique ancien, le motif des yeux sur la céramique195’. On a pu constater la même chose dans le néolithique de l’Europe Centrale et du Sud-Est : les images humaines complètes coexistent avec la représentation de la face, depuis la période de la culture Starôevo- Körös*96 * et de la céramique linéaire*97’. C’est toujours depuis la période (87) J. MELLAART, Early cultures of the south Anatolian Plateau (I). AS 11, 1961, p. 164, 166, fig. 4/2. (88) Ibid., p. 164, fig. 12/11. (89) J. BANNER, o. c., AArchHung 12, 1960, pl. XVI/ 54, XXI/15, XX/18, 32, 46, XXIII/24, 28, 35, 37 45, XXVI/2, 26. (90) VI. DUMITRESCU, Fouilles de Gumelnita. Dacia 2, 1925, fig. 63/22, 24.; S. MARINESCU-BÎLCUВ. IONESCU, o. c., pl. XVII/11 = XIII/1, XIII/2 = XVII/10, XIII/3 = XVII/13, XIII/4 = XXII. (91) G. BAILLOUD — P. MIEG DE BOOFZHEIM, Les civilisations néolithiques de la France. Paris 1955, p. 152, pl. LXV/1 - 7. (92) Ibid., p. 152- 154, pl. LXVI/10- 12. (93) M. HOERNES, Urgeschichte der bildenden Kunst in Europa.2 Wien 1915, p. 208, fig. 1 — 2, p. 331, fig. 1-2. (94) J. MELLAART, Excavations at Çatal Hüyük. AS 12, 1962, p. 41 — 65; ID., Excavations at Çatal Hüyük 1962. Second preliminary report. AS 13, 1963, p. 43- 103. (95) Cf. la note ^87. (96) I. KUTZIÁN, o. c., p. 76, pl. XX/2a, p. 47, pl. XXH/2, p. 47, pl. XLI/1, p. 46, pl. XX/3, XLI/2, 4 — 5, p. 39, pl. XVII/3 (images entières).; G. I. GEORGIEV, o. c.; Les régions centrales des Balcans . . . p. 27, 59, nr. 25 — 26 (représentation de la face). (97) H. QUITTA, Zur Deutung und Herkunft der bandkeramischen „Krötendarstellungen”. Forschungen zur Vor- und Frühgeschichte, No. 2. Varia Praehistorica 1957, p. 51 — 81.; H. LIES, Eine neue Relief - plastik der Bandkeramik von Barleben. AuF 10, 1965, p. 10 - 14, fig. 1, pl. 5/a (images entières) et la note 41 (représentation de la face). 222