Levéltári Közlemények, 59. (1988)

Levéltári Közlemények, 59. (1988) 1. - FORRÁSKÖZLÉS - Varga János–Miskolczy Ambrus: Egy prefekt halála / 111–112. o.

170 Varga János—Miskolczy Ambrus вании. И даже тогда, когда в данное время она не оказалась конкретной политической программой, только имела функцию однородной политической движущей силы. В опубликованных источниках авторы статьи показывают полную документацию судебного процесса, которую они — как характеристику данного времени — выдают буквально. MORT D'UN PRÉFET János Varga—Ambrus Miskolczy Cet arfcicle comprend une étude liminaire et le dossier du proces intenté en octobre 1848 par la eour marţiale du comitat de Kolozs contre Alexandra Batrîneau convaincu d'avoir participe apréparer l'insurrection roumaine et contre ses co-accusés. L'étude expose les antécédents et les conditions de déroulement du proces. Enaout 1848,1'histoire dumouvement nationalroumainentre dans une phase nouv­elle. Cest alors que les pouvoirs publics essaient d'arréter les chefs de file du Comité national roumain, clandestin puisque interdit, lee maîtres â penser du mouvement. Cette tentative avortée a pour eonséquence le fait que l'assemblée d'Orlat du I er régiment rou­main affecté â la garde des frontieres, en plus de rédiger ses revendications sous forme de requéte, convoque, pour le 14 septembre une assemblée nationale roumaine â Balázs­falva (Blaj) pour у discuter des doléances de la nation roumaine et entendre la réponse — largement diffusée depuis un certain temps dója— que l'empereur Ferdinand â donnée â la députation de l'assemblée de Balázsfalva tenue au printemps de la mérne année. Exacerbée par les agitateurs du mouvement, la nervosité de la population roumaine allait en augmentant pour diverses raisons. Le gouvernement hongrois de Pest tardaít â instituer la commission qui aurait eu pour tâche de séparer en Transylvanie les censives des terres de métayage. II entendait résoudre cette question par voie legislative d'une facon valable pour l'ensemble du pays. De mérne traínaient les préparatifs d'une loi sui 1 la nation roumaine. Les Roumains у voyaient le refus des dirigeants hongrois d'envisager leur cause sur le fond. Le tollé n'a fait qu'augmenter du moment que le ministre hongrois de la justice ordonna la création d'une section speciale prés la Table royale de Maros­vásárhely (Tîrgu-Mureş) pour statuer sur les prisonniers politiques. Mais la plus grandé tempéte fut suscitée par l'ordonnance du ministre de l'intérieur enjoignant les autorités locales á procéder á la conscription en vue du recrutement. Les Roumains furent presque unanimes á s'opposer a la conscription alléguant que les soldats seraient dressés par la noblesses hongroise contre l'empereur et utiliés â l'oppression du peuple. Une nouvelle vague de mécontentement monta au vu des exactions de la soldatesque dépéehée а Aranyoslóna [Luna (de Aires)] pour soutenir lesrecruteurs: eile en vint aux armes contre les manifestante, faisant plusieurs morts. Urban, commandant par iixtérium du 2 е régiment roumain affecté â la garde des frontiere«, était initié dans les projets de lacontre-révolution viennoise. II fit préter serment á la foule et aux émissaires de cette derniere venus lui demander conseil, sur le drapeau de l'empereur et leur délivra des sauf-conduits comme quoi ils n'étaient pas tenus ä fournir des soldats aux autorités legales. Miklós Vay, le commissaire du gouvernement pour la Transylvanie et son administration restaient impuissants contre l'action. d'Urban. Informe de l'ampleur de la résistance, le premier ministre Lajos Batthyány suspend le 13 septembre la conscription en Transylvanie. Trop tárd: les foules viennent de toute la Transylvanie â Balázsfalva pour faire une nouvelle fois le point sur les doléances et définir un programme d'action. A cette assemblée, l'aile modérée du mouvement expose, â l'adresse de Batthyány, les doléances de la nation roumaine et les conditions qui, en cas d'étre rempliea, pourraient calmer l'effervescence. Mais le gouvernement et le législatif, préoceupé par la nécesaité de parer â une plus forte tentative de contre-révolution que font planer sur eux l'offensive armée du ban de Croaţie et les actione de Vienne, n'ont pas le temps de se penoher dans l'immédiat sur la pétition roumaine et le projet de loi concu pour regier la question roumaine. De son câte, l'aile radicale du mouvement roumain, ignorant tout de l'action des mod érés, pour se désolidariser ostensiblement du gouvernement hongrois de Pest, s'adresse, par l'intermédiaire du chapitre de Balázsfalva, au Oubemium transylvain, demandant la cessation du recrutement, la libération des prisonniers politiques et Kauterisation de convoquer une assemblée nationale qui ait pour sujet le débat sur les modalitás de faire aboutir les droits nationaiix roumains.

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