Levéltári Közlemények, 36. (1965)
Levéltári Közlemények, 36. (1965) 2. - Baraczka István: A hazai pénzrendszerek és pénzek történetéhez : nyugat-dunántúli számadáskönyvek pénztörténeti adatainak alapján, 1540–1560 / 235–256. o.
256 Baraczka István : A hazai pénzrendszerek és pénzek történetéhez (1540-1560) CONTRIBUTION À L'HISTOIRE DES SYSTÈMES MONÉTAIRES ET DES MONNAIES HONGROIS (D'après les données des registres de comptes de la Transdanubie occidentale) 1540—1560 István Baraczka La détermination de la valeur des marchandises nous aide à mieux connaître le contenu des échanges. La détermination de la valeur des marchandises, par contre, exige la connaissance des étalons de valeurs. Pour arriver à cette connaissance, Fauteur fait un essai dans son étude de déterminer les étalons de valeur du milieu du XVI e siècle à l'aide des données contenues dans les registres de compte de l'époque, comme les règles juridiques régissant les rapports du système monétaire, étudiées auparavant dans les recherches de ce problème se sont avérées comme étant peu élastiques. La valeur réelle de la monnaie différait plus ou moins selon le cas des prescription légales y relatives. L'auteur fait un essai de mettre à jour les rapports réels: il utilise à cet effet les registres et les comptes des archives familiales et municipales des régions voisines à l'Autriche. La majeure partie de ces registres et documents de compte expriment la valeur monétaire en monnaie de compte (R echnungsmiinze), et ne spécifient pas le montant des sommes payées en réalité. Ce procédé s'imposait d'autant plus que le grand nombre d'instruments de paiement étant en cours légal simultanément, aurait rendu très difficile une vue d'ensemble des comptes. Pour la dénomination de ces notions, les documents de comptes compulsés ont fait usage d'une terminologie très différente. L'oeil habitué à un seul instrument de paiement légal et exclusif a donc bien des peines à s'y reconnaître. Les monnaies de compte (la livre de compte, la penza hongroise, le florin de compte hongrois) sont d'abord passées sommairement en revue par l'étude, ensuite, le système monétaire hongrois à asseoir sur le florin de compte hongrois est expliqué et suivi de l'explication des unités monétaires réelles de ce système monétaire [groschen, kreutzer, denier, obole]. — Dans l'étude, l'auteur publie le tableau du système monétaire de l'an 1545 en établissant la valeur de florin d'or ottoman, (pièce d'or turque, ducat turc), de la couronne (ducat d'or dit coronaras), de thaler, du florin rhénan et du batz (Batzen) rapportée au florin d'or hongrois et à la valeur respective de ces monnaies. — La notion de »ort« est étudiée séparément. Toutefois, le système monétaire autrichien avait aussi cours légal dans la Transdanubie occidentale, basé sur la livre de compte et était identique au système monétaire en coursà Sopron et à Pozsony (Bratislava). Ce système était transmis à ces deux villes par des immigrés allemands. Le système monétaire qui pouvait être basé sur la livre de compte, est récapitulé aussi dans un tableau. Les rapports de valeur réciproques des différentes unités de ce système monétaire sont mis en relief dans l'étude par des extraits de comptes. Le rapport entre le denier hongrois et le denier de la livre était 1:3. Les deux systèmes monétaires peuvent donc être rattachés l'un à l'autre sur cette base. Un tableau séparé offre la conversion de ces unités monétaires en denier hongrois et en denier de la livre. Dans son étude, l'auteur a omis toute évaluation des unités monétaires. Il offre, par contre, un aperçu sommaire sur les systèmes monétaires des registres de compte de certaines villes, notamment de Brno, d'Iglo (Jihlava) et de Cracovie, tout en soulignant l'intérêt de mettre au jour les divers systèmes monétaires locaux est-européens et les rapports réciproques de ceux-ci. /