Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
Pa6 de date. L'original est inconnu. Une copie parait avoir existé á la íin du XVIII e siécle parmí les manuscrits de Joseph Teutsch, savant saxon de Brassó, Aujourd'hui mérne cette copie n'existe plus. Éditions: Benkő, Milkovia I, p. 118; Bárdosy, Supplementum p, 416; Katona, História critica V, p, 529; Fejér, III/2, p, 151; Hurmuzaki—Densu?ianu, 1/1, p, 108; Székely Oklevéltár I, p. 6; Pfeiffer, Die ungarische Dominikanerordensprovinz. (Appendice), Extráit: Neugeboren p, 26. Le document est un faux; il est probable qu'il fűt falsífié par Joseph Benkő, son premier éditeur, qui voulait prouver par lá que l'évéché de Milkó ne fut pas eréé au XIII e siécle, mais qu'il avait déjá existé auparavant comme l'évéché des Sicules de Transylvanie et de Moldavie, Selon ce document seule la dénomination d',,évéché couman" (mais non pas l'institution mérne!) remonterait au XIII e siécle, c'est-á-dire á l'époque de la conversion des Coumans. Jean Karácsonyi (A hamis, hibáskeltezésű és keltezetlen oklevelek — Les documents faux, mai datés ou sans date. Budapest, 1902, p. 9 et A székelyek eredete — L'origine des Sicules. Budapest, 1905, p. 21) et A, Bunea (Incercare de istoria Románilor, Bucuresti, 1912, p. 181—4) ont cependant prouvé que nous avons á fairé á un faux. 6. 1231 Le chapitre de Transylvanie 1 atteste que Gellus, fils de Wydh de Bord, acheta terram Bője terre Zumbuthel conterminam et nunc in ipsa terra Blaccorum existentem ... ab homine Buyul íilio Stuye. Néanmoins, étant donné que le domaine en question avait été possédé par maiores, avi atavique Choru filii Thrulh a tempore humanam memóriám transeunte... a temporibus iam quibus ipsa 1 L'évéché de Transylvanie fut fondé par saint Etienne, roi de Hongrie (997—1038), á Gyulafehérvár—Alba Iulia. Les chanoines de l'évéque formaient un chapitre qui, se détachant de l'évéché au point de vue du droit de propriété, constituait une personne juridique distincte et possédait un sceau authentique. De mérne que les autres chapitres et les grands couvents hongroís du moyen áge, ce chapitre avait les attributions des notaires publics d'aujourd'huí, étant autorisé á délivrer des documents pour des personnes privées et á authentifier par son sceau les copies faites sur d'autres piéces officielles. Les rois chargeaient souvent ces institutions, dites ,,loca credibilia" de toutes sortes d'affaires (installation dans la possession d'un domaine, bornage, enquéte). Dans notre recueil il y a bien des actes délivrés par les „loca credibilia" (cf. Fr. Eckhart: Die glaubwürdígen Orte Ungarns im Mittelalter. Mitteil. d. Inst. f. österr. Geschichte, IX).