Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

authentique et de l'autonomie des „siéges" de Szeben et de Szász­város, ils posent des problémes que l'auteur saxon ne résout pas d'une fa9on définítive. II est certain que l'authentícité du sceau fut contestée en 1308, et que le conseil de Szászváros dé­fendít en 1301 aux marchands de Nagyszeben de traverser le territoire de leur district. En derniére analyse nous pouvons ad­mettre l'authenticíté de la charte sous la réserve qu'il est pos­sible que, lors de la confírmation de 1317, on y ajoutát des pas­sages qui n'avaient pas figuré dans l'origínal de 1224. II serait désírable que les recherches futures jettent plus de lumiére sur ces problémes qui ne cessent d'étre trés discutables. Quant au passage relatif aux Roumains, il contient certainement des faits réels, puisque d'autres chartes incontestablement authentiques attestent également la présence des Roumains dans le coin Sud­Est de la Transylvanie. Autour de l'authenticité: E. G. Müller, Ist das Andreanum vom Jahre 1224 eine Fálschung? Siebenbürgische Vierteljahr­schrift. Hermannstadt, 1935, p. 112, A. Sacerdoteanu, Andreanum si alte acte. Brasov, 1935. 5. 1228? T(éodoric), l'évéque des Coumans, 1 exhorte les Sicules á ne pas prendre en mauvaise part la dénomination d',,évéché couman" qui avait été donnée á leur évéché, puisque dans l'Eglise de Jésus-Christ le loup et l'agneau paissent ensemble. „Quidni etiam Siculum cum Comano Olachoque!" 1 L',,évéché couman" fut fondé en 1227 par Béla IV, prince héritier et plus tard roi de Hongrie, et Róbert, archevéque d'Esztergom. Le premier évéque fut le Dominicain Théodoric qui déjá auparavant avait prit part á l'évangélisation des Coumans. L'évéque, dont la résidence était á Milkó (Milcov, ville disparue), avait sous sa juridiction la Coumanie, c'est-á-dire une partié de la Moldavie et de la Valachie d'aujourd'hui. L'invasion des Tatars (1241) balaya l'évéché qui ne fut plus rétabli. Les Saxons, désireux de se débarasser de l'autorité de l'archevéque d'Esztergom, prétendaient que le pouvoir de l'évéque de Milkó s'étendit aussi á l'Est de la Transylvanie, et en raison de ce fait, ils cherchaient á fairé rétablir l'évéché á Brassó en tant qu'évéché saxon autonome, Par suite de la résistance tenace de l'archevéque d'Esztergom cette argumentation n'eut pas de succés. En réalité les prétentions saxonnes étaient dénuées de tout fondement de méme que l'hypothése de Joseph Benkő suivant laquelle l'évéché de Milkó aurait été fondé, en tant qu'Église natio­nale des Huns, par Saint Nicétas, autour de 396. Sur le territoire de l'évéché il y avait d'ailleurs, comme nous verrons plus loin, des Roumains aussi. Pour l'histoire et la bibliographie de la question cf. Ladislas Makkai, A milkói (kun) püspökség és népei, Debrecen, 1936 (v. L. Gáldi, AECO. IV. p. 523—5).

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