Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

inexact; contrairement á l'usage, les noms du chancelier et des hauts dignitaires ne figurent pas sur la charte, etc,), mais ces arguments, auxquels on pouvait opposer des contre-arguments, ne paraissaient pas assez probants pour infirmer les priviléges sécu­laires des Saxons. Néanmoins le manque de 1'origínal continua á inspirer des doutes. Tout récemment le probléme a été réexa­miné par l'historien roumain Joseph Schiopul dans son étude ,.Diploma Andreianá din 1224" (Cluj, 1934). A l'avis de ce cher­cheur, les conditions juridiques que cette charte aurait dü créer, n'existaient en réalité qu'á partir de 1317. Jusque-lá la province de Szeben n'embrassait pas toute la région décrite dans notre do­cument, mais uniquement les environs immédiats de la ville. Schiopul soutient qu'un document publíé par Zimmermann—Wer­ner (I. No. 289) est susceptible de prouver qu'en 1301 les districts de Nagyszeben et de Szászsebes—Mühlbach—Sebesül sásesc, que la charte de 1224 présente comme les parties d'une seule organi­sation administrative, étaient encore parfaitement indépendants. D'autre part, au XIII e siécle on ne connait pas de comte saxon qui eűt exercé seul son pouvoir de Szászváros—Broos—Orá^tie á Bárót—Baraolt, mais on sait, par contre, que chaque ,,siége" saxon, voire chaque village avait son comte, et que celui de Nagy­szeben, nőmmé directement par le roi, n'était pas généralement un Saxon, mais un seigneur hongrois. Un autre argument serait qu'en 1224 l',,Andreanum" accorda un sceau de crédit public au comte de Nagyszeben, et que plus tard, en 1308, á l'occasion d'un procés, ce prívilége fut contesté, sans la moindre mention de l'ancienne autorisation. Enfin il est suspect que de 1224 á 1317 aucune charte authentique ne fasse allusion á l',,Andreanum". En raison de ces considérations M, Schiopul conclut que l',,Andrea­num" est un faux, rédigé par les Saxons eux-mémes au début du XIV e siécle, et qu'íl refléte leurs aspirations de ce temps-lá et non pas les conditions beaucoup plus primitives du siécle précédent. Cette argumentation a provoqué une discussion trés vive, au cours de laquelle les historiens roumains et saxons étaient d'accord pour contester le bien-fondé de la thése de M. Schiopul, Ce fut M. E. Georg Müller qui s'occupa des constatations de M, Schiopul de la maniére la plus détaillée. II réussit á réfuter la majeure par­tié des arguments de son adversaire, et les contre-arguments sur lesquels il s'appuie, emportent généralement la conviction. Par rapport au comte de Szeben il établít que M. Schiopul avait com­mis une erreur manífeste puísque l'Andreanum ne fait pas men­tion du comte, mais de ses substituts qui, élus par le peuple, étaient obligés d'y habiter (,,comes vero quicumque fuerit Cibi­niensis nullum presumet statuere ín predictis comitatíbus, nisi sít ínfra eos residens et ipsum populi eligant"), On peut démontrer que les substituts étaient toujours des Saxons (o. c. u. 119). En ce qui concerne les mentions de l'Andreanum, c'est un fait que de 1231 á 1315 on trouve sept allusions sínon á l'Andreanum mérne, mais au moins aux priviléges des Saxons qui sont identiques á ceux formulés dans l'Andreanum. Pour ce qui est du sceau

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