Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
bois et des solives au cháteau en question et de satisfaire aux autres services. Le roi, se remémorant leurs services rendus et leur fidélité pour lesquels ses prédécesseurs royaux leur avaient donné des terres, ordonne que désormais personne ne puisse les juger et les obliger au service sinon les chátelains d'Udvard. En méme temps il exempte les Sicules qui ont des terres dans cette localité, de la juridiction du kénéze, afin qu'ils aillent en guerre sous le drapeau de leur propre comte, á la maniére des autres Sicules libres, sans que cette exemption les empéche de porter, eux aussi, des solives au cháteau, car, en cas contraire, il en résulterait une répartition disproportionnée des obligations parmi les habitants du village, Ils payeront la redevance en grains (capecia) á l'église d'Udvard, mais ils seront exempts aussi bien de la dime que des impőts spéciaux des Sicules, y compris la prestation d'un boeuf lors des mariages princiers. On payera, en revanche, ce qui est dü au kénéze. Dátum Bude, in domo domini regis, presentibus venerabili patre Nicolao episcopo Boznensi, Dominico magistro janitorum, magistro Demetrío nostris fidelibus et aliis quampluribus fidedignis, quorum consilio hanc fecimus chartam et donationem. Anno Domini M-o CCC-o primo, septimo Kalendas Octobris. In cuius rei testímonium et perpetuam firmitatem presentes fecimus sigilli nostri munimine roborari, secretum annulum nostrum eisdem apprímentes per manus prefati epíscopi Boznensis, regni nostri Hungarici anno primo. L'originál se trouverait, selon le Nemzeti Társalkodó (1838, I, p. 32) aux archives secrétes impériales de Vienne, mais il n'y existe pas et on peut prouver qu'il n'y avait jamais été déposé. La charte fut publiée d'abord dans le Nemzeti Társalkodó, 1839, p. 38. Autres éditions: Ladislas Gál de Hilib, Vizsgálódás az erdélyi kenézségekről, p. 31; Orbán, Székelyföld leírása, I, p. 56; Schuller, Umrisse I, Urkendenbuch, p. 2; Székely Oklevéltár I, p. 29; Hurmuzaki—Densu?ianu 1/1, p, 553, C'est un faux. Dans la méme revue oü il avait été publié pour la premiére fois, Dániel Fancsali (Nemzeti Társalkodó, II, 57—66) émit l'opinion qu'il s'agissait d'un faux ou d'un document rédigé au moins deux cents ans aprés la date fíctive, puísque, méme si les habitants d'Oláhfalva avaient appris dés le mois de septembre 1301 le couronnement de Venceslas qui avait eu lieu á Bude, á la fin du mois d'aoűt de la méme année, ils ne seraient pas arrivés si vite á la cour royale á travers tout un pays agité de guerres civiles. II objecta, en outre, qu'á cette époque-lá le kénéze ne pouvait pas encore avoir des droits seigneuriaux, et qu'en 1301 il n'y avait pas en Hongrie de maitre-huissier. En considération de ces faits, il fixa la charte á l'époque de Vladislas II (1490—