Folia archeologica 16.
Zoltán Kádár: Quelques observations sur la reconstitution de la couronne de l'empereur Constantin Monomaque
120 Z. KÁDÁR son hymne sur le Kristos Basileus. 2 8 En examinant le problème sous l'aspect artistique, il ne doit pas être perdu de vue que l'alternance immédiate des plaques plus grandes et des plus petites produirait esthétiquement une impression Ыгагге, même au cas, où il serait présumé que les plaques avaient été apliquées à un cercle. Pour la reconstitution de la couronne, le problème du rapport hiérarchique des deux groupes d'allégorie, les figures des vertus et des danseuses n'est pas dénué d'intérêt. Dans l'ordre hiérarchique une place inférieure revient aux danseuses qu'aux vertus, bien qu'il soit incontestable, comme il a été déjà mis en évidence portant un nimbe ont une importance sacrale, elles sont l'allégorie de la danse pour la première fois par Mme Bárány que les danseuses portant un nimbe ont une importance sacrale, elles sont l'allégorie de la danse exécutée devant le roi David, ancêtre mythique de l'empereur. 2 U Pour préciser la place des danseuses et des vertus qu'elles devaient occuper à la couronne, il sera utile d'analyser les monuments survenus et connus. Les vertus figurent à deux monuments connus se rapportant au culte d'empereurs byzantins : l'un est la miniature du Codex Chrysosthome de la Bibliothèque Nationale de Paris, représentant la figure trônant de Nicéphore III Botaniate dans une rigide vue frontale; derrière son thrône sont alignés debout, dos à dos, surplombant la figure assise, la Vérité (Aletheia) et la Justice (Dikaiosyné), autour du thrône, les figures plus réduites des notables. 3 0 Par contre, dans la miniature, représentant l'allégorie du couronnement de Jean Comnène (i 11 8—1 143) et de son fils Alexis, dans l'un des codex de la Bibliothèque du Vatican, les vertus de grande taille, la Miséricorde (Eleémosyné) et la Justice (Dikaiosyné) sont représentées portant de haute couronne. Elles s'interposent en faveur des puissances du monde représentées à leurs pieds 3 1 quasi «chuchotant à l'oreille de Jésus-Christ» qui couronne trônant au-dessus les empereurs. Par contre, à ce que nous sachions, dans une représentation solennelle, les danseuses apparaissent deux fois devant l'empereur trônant. 3 2 L'une de ces représentations est la miniature du Codex de Cosmas surnommé Indikopleustes de la Bibliothèque du Vatican (fig. 49), où deux danseuses portant tunique (représentées sans nimbe) exécutent une danse devant le roi David et son fils Salomon, rois vêtus en habits byzantins de l'Ancien Testament l'autre représentation se trouve dans le psaltérion Spiridon de la Bibliothèque Saltykov-Stschedrine de Leningrad (1397) (fig. 5 о). 3 3 Aucune oeuvre d'art ne nous est survenue à laquelle les danseuses exécutent une danse defant un empereur byzantin historique. Il ne faut pas perdre de vue que dans la miniature connue, les figures des danseuses sont plus réduites que celles des ancêtres royaux saints (même la figure de l'enfant Salomon est plus grande que celle des danseuses !) et les danseuses sont placées à la partie inférieure 2 8 С lém. Л lex., Paedag. 3. in fine: Enchiridion font. hist. eccl. ant. (Fribourg i. Br. 1923) 88. 148: 42—44. 2 9 Mme Bárány Oberschall M., op. cit. 29 (texte hongrois) 75 (texte anglais) cf. pl. XVI. 8. 3 0 La reproduction en couleur a été publiée tout récemment par Talbot Rice, D., op. cit. pl. 489. 3 1 Grabar, A., L'empereur . . . 120.pl. XXIV. 2. reproduction en couleurs: A(Xju7iqov C. /7. Aevxo /Ja ßv£avTiva>v «vtov.qixtcdv (AOrjv 19)0) Pl. 68. 3 2 Mme Eárány Oberschall M., op. cit. pl. XVI. 8. texte: 29 et 75. 3 3 Ibid. pl. XVI. 8. Allgemeine Geschichte der Kunst. II. Die Kunst des Mittelalters. (Leipzig 1963) Fig. 168. Leningrad, Bibliothèque Saltykow-Stschedrine. Cf. I. Samuel 18—6—71 .,Hatissig,H. IF., Kulturgeschichte von Byzanz. (Stuttgart 1959) 581. Cf. fig. 18 et 25. «Man hat hier an den Tanz der Prophetin Mirjam nach dem siegreichen Zug des Volkes Israel durch das Rote Meer zu denken. Est ist bekannt, in wie starkem Maße vor allem die Gestalt des Moses in den byzantinischen Kaiserkult hineingewachsen war.»