Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)
PALLAI MÁRIA: La métamorphose dans le théátre baroque et le théátre de l'absurde
150 Majorossy Imre Gábor ils appartiennent ä une sorté de poésie bien amoureuse et religieuse 1 en mérne temps. Simple chanson amoureuse, joyeuse danse, le premier poéme choisi date de 1276 — qu'on ne voudrait caractériser que briévement dans cette petite étude. Si on jette un coup d'oeil sur les deux chansons choisies, on s'apergoit tout de suite de la difference de forme : le premier contient des vers de six syllabes, le deuxiéme des vers de dix. Comme conséquence, le premier — mérne d'aprés la structure des rimes — semble vraiment une chanson á danser, tandis que le deuxiéme parait sans doute majestueux, presque hymnique — mérne d'aprés la structure plus complexe des rimes (abbaccdd). La premiére chanson représente bien son groupe de genre : la manifestation et l'articulation poétique d'un seul sentiment, bien profond, qui, le cas échéant, ne regoit pas la réponse tellement aspirée. Les strophes sont finalement de longs soupirs adressés « réguliérement » ä la dame aimée, et justement la série des phrases pleines d'expressions amoureuses sert comme preuve de l'amour du troubadour. Quant au deuxiéme poéme, cette fois-ci, je ne voudrais montrer que quelques éléments qui prouvent l'articulation artistique spéciale de l'amour envers la Vierge Marie. Ce poéme est considéré en général, d'aprés le titre, comme chanson vraiment religieuse, adressée ä la Vierge. Néanmoins, á part de la tradition des editions, 2 il reste un probléme concernant l'atmosphére du poéme : tandis qu'il est plein d'amour exalté, de la consécration personnelle ä la dame choisie, le rapport entre les amants semble quand mérne extraordinaire, justement ä cause des traits de caractére de la dame. D'une part, ces traits dépassent absolument les clichés bien connus d'une dame, d'autre part, il n'y a aucun signe d'un quelconque amour charnel. Ces deux différences se donnent comme base pour une analyse qui tournera l'attention vers le caractére exceptionnel de la dame représentée. Au cours de tout le poéme on retrouve une gradation, une évolution des expressions quant ä la qualité spirituelle et émotionnelle de la dame. 3 Depuis la condamnation de l'amour du passé qui n'était qu'une folie, « Qu'ieu nomnava per amor ma folía » 3) 1 Plus tard, on verra la tendance particuliére de la Chanson ä la Vierge. Toute une hypercompensation, les derniéres strophes du poéme attribuent pratiquement un caractére de divinité a la Vierge, ce qui de nouveau semble une série d 'affirmations hérétiques — de l'autre extrémité. . . Jusqu'ici il n'existe pas d'édition compléte des oeuvres de Riquier. On ne veut pas s'avancer trop vite, tout de mérne, au milieu de la premiére strophe un D majuscule démontre l'importance de cette dame : « Mas era-m fai Amors tal Don'amar, » 4)