Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)
PALLAI MÁRIA: La métamorphose dans le théátre baroque et le théátre de l'absurde
Acta Acad. Paed. Agriensis, Sectio Romanica XXX (2003) 149-156 Les chansons d'amour de Guiraut Riquier — ä qui ? Majorossy Imre Gábor Selon le titre, on peut penser, que je voudrais éclaircir quelques problémes philologiques, mais en réalité, je montrerai la possibilité d'une analyse paralléle du point de vue littéraire de deux poémes du troubadour qui est considéré comme le dernier. Aprés l'époque glorieuse que l'on peut her au nom de Bernart de Vent adorn et ä ses contemporains, l'é valuation publique de la poésie des troubadours changea radicalement. En 1277, l'archevéque de Paris condamna l'une des sources doctrinales de cette sorté de poésie, le traité De amoribus de Andreas Capellanus. Désormais, chanter l'amour adultére et célébrer les femmes mariées devinrent interdits, done justement l'un des éléments indispensables de la firíamor eut été éliminé. II ne resta que l'admiration soit des jeunes filles, soit de la Vierge Marie. Car cette derniére entra dans le domaine de la poésie troubadouresque : quelque lignes de Cercamon et Jaufré Rudel peuvent déja étre interprétées comme des allusions á l'amour extraordinaire vers la Vierge. En effet, le but de la présente étude est de chercher le rapport étroit possible entre deux poémes de Guiraut Riquier, l'un de la derniére génération des troubadours — mérne si ces poémes semblent bien différents á premiére vue. Du point de vue politique, Guiraut Riquier peut étre considéré comme bienheureux. Aprés une jeunesse á Narbonne, il partit pour la Castille, pour un séjour de dix ans. En retournant, il fut bien accueilli par les cours du Midi, comme quelqu'un qui avait la plus vaste connaissance et expérience poétiques, aussi personnelles. Le fait mérne qu'á l'époque il existaient encore des cours seigneuriales qui accueillaient des troubadours, démontre bien que la Croisade « domestique » menée par Simon de Monfort contre les Albigeois et, en général, contre les mouvements hérétiques du Midi, n'empécha pas tout de suite les cadres de cultiver la poésie troubadouresque « traditionnelle ». La rencontre possible avec les conséquences de la Croisade mentionnée peut étre supposée d'aprés les poémes qui s'inscrivent plutőt dans le courant chrétien, et en plus, mystique de la poésie troubadouresque. En ce qui concerne la forme et le genre, ces oeuvres sont sans doute des poémes d'un troubadour, mais quant au message et aux images poétiques,