Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)

PALLAI MÁRIA: La métamorphose dans le théátre baroque et le théátre de l'absurde

La . inétamorphose dans le thea tre baroque et le thea tre de l'absurde 143 lei, nous n'avons pas pour but de dormer une analyse exhaustive de la thématique des deux piéces. Tout comme dans le domaine structural, nous nous contenterons d'un bref examen des éventuelles superpositions thématiques dans les deux pieces. L'lllusion comique est un véritable tableau récapitulatif des motifs privilégiés du Baroque avec l'inconstance, la feinte, l'amour, l'illusion, la magié, la mort, le changement d'identité. Le Piéton de l'air , envisageant la thématique de la dualité — du merveilleux et du terrible, de l'illusion et de la réalité, du spirituel et du matériel, de la vie et de la mort — puise en partié ä la mérne source. La fagon dont les deux auteurs abordent la thématique de la mort et le motif du changement et de la métamorphose a, du point de vue de notre analyse, une importance particuhére. La métamorphose n'est pas seulement une allégorie de l'inconstance et du provisoire : eile est étroitement liée ä un autre élément thématique, celui de la quéte : quéte de la vérité, quéte d'identité, quéte de spirituahsation. Dans Le Piéton de l'air, le théme de la mort est constamment présent 1 5 : de longs comment aires sur la mort alternent avec des visions sanglantes. Pour les absurdistes et pour Ionesco en particulier, la mort, certes inévitable et irréversible, reste l'objet de tentatives continuelles pour la rendre compréhensible. L'homme baroque tente de résoudre l'énigme en faisant du théátre une métaphore de l'existence. « La figure de ce monde passe á tout moment ; cela veut dire que tout ce monde présent et visible n'est qu'un grand théátre. . . ou tout n'est que figure, et dont toutes les beautez ne sont que des décorations de théátre. . . qui disparaitront au jour de notre mort. . . », 1 6 dit un « discours sur la mort ». Dans la perspective baroque la vie apparait comme une succession d'états provisoires, une suite de métamorphoses aboutissant ä la grandé métamorphose finale : la mort. L'antinomie du mouvement et de la fixation est l'expression proprement baroque de la vie et de la mort. L'oeuvre baroque est une tentation de réconcilier les contraires en les représentant simult an ément. Pensons a l'architecture baroque, aux statues et aux fontaines avec leurs figures presque « mouvantes », représentées ä mi-chemin entre deux positions. Passage d'un état ä un autre, révélation des divers aspects d'un seul étre : c'est le processus mérne de la métamorphose. 15 , ^ Au début de la piéce, PEmployé des pompes funébres annonce á Josephine que son pére « n'est plus mort, » (éd. cit. p. 674) ; plus tard, la Premiére Vieille Anglaise constate qu' « il faut s'habituer á mourir » (éd. cit. p. 687), le Passant de l'Anti-Monde fait son entrée aprés. Suivent les deux scénes d'hallucinations, accompagnées d'une vision de mort violente. 1 6 Fragment d'un « Discours sur la mort á l'adresse d'une communauté religieuse », cité par Rousset, op. cit. p. 272, note 21.

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