Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)

MAJOROSSY IMRE GÁBOR: Les chansons d'amour de Guiraut Riquier - á qui ?

Acta Acad. Paed. Agriensis, Sectio Romanica XXX (2003) 119-124 Le journal de C. F. Ramuz : ä la recherche d'un style 1 Nagyné Schmelczer Erika « Je voudrais que ce journal fút une etude et un exercice pour l'établissement d'un style [. . .] » (93) — écrit Ramuz ä Paris, en 1903, l'année de la publication de son premier recueil poétique, intitulé Le petit village. Le jeune Vaudois a 25 ans lors de son deuxiéme séjour dans la capitale frangaise. C'est le début d'une carriére littéraire qui, étant donné les protestations du pére Ramuz contre le métier de poéte, jugé « inutile », n'aurait certainement pu se réaliser sans le soutien moral d'Edouard Rod, écrivain suisse romand qui a décelé le talent sous la timidité et la maladresse du jeune homme. Le jeune Ramuz pense trouver son style gräce ä la poésie. Ayant débuté avec des poémes symbolistes, qu'il dévait renier trés töt, Le petit village , recueil de poémes inspirés par des choses vues et vécues dans son pays, lui apportait une liberté prosodique qui témoignait encore de l'influence de la poésie contemporaine. Puis, dans un souci de recherche pour avoir son propre style, il s'est tourné vers la prose. C'est ainsi qu'il a commence une longue série d'ouvrages en prose — romans, tableaux, récits, nouvelles — sans renoncer pour autant définitivement a la poésie. Le journal qu'il tient — avec des interruptions, des silences, il est vrai — jusqu'ä sa mort, survenue en 1947, témoigne de Involution de sa personnalité sur le plan ä la fois affectif et intellectuel, comme de celle de son oeuvre. « J'ai besoin d'un confident : ce confident sont ces quelques notes fugitives ; mon journal devrait étre quotidien. » (27). Mérne si le journal ne devient pas quotidien, on ne peut méconnaitre son role dans la découverte du monde ramuzien. L'écrivain réservé ä l'égard des événements de la vie privée, le chroniqueur et le peintre soucieux du monde extérieur se montre penseur, successeur de Pascal et de Rousseau dans des réflexions qui ont la forme de sentences, de maximes ou d'aphorismes et plus souvent de pensées intégrées dans le contexte narratif ou descriptif. Leur fréquence dans le Journal met en relief l'importance de ces réflexions et commentaires qui énoncent d'une 1 Toutes nos references renvoient k C. F. Ramuz, Journal, I—II., Édition de l'Aire, Lausanne, 1978.

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