Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)

SZILÁGYI ILDIKÓ: L'influence de la langue orale sur les vers libres de Jules Laforgue

L'influence de la langue orale sur les vers libres de Jules Laforgue 115 58), ä la maniére d'une ritournelle. 4 0 Elle sera reprise aux vers 5 et 7, 37 et 42 de la deuxiéme piece, pour réapparaitre une derniére fois dans le dernier vers du poéme V (v. 68). Ce sont souvent des noms [Grandes amours (VI, v. 49 ; VIII, v. 9), oh ! Alleluia (VI, v. 49), o honte /(VI, v. 2), des adjectifs (Bref (III, v. 1), Bon (VII, v. 11)], et des adverbes ou locutions adverbiales [Non, non ! (I, v. 79), et puis (I, v. 75 ; X, v. 11, 19, 26, 30), Et puis aprés (VIII, v. 25), Trop tard (III, v. 17), Et alors (III, v. 22), quoi ! (Ill, v. 27), Pourtant ! pourtant ! (IV, v. 23), Vraiment, vraiment ! (IV, v. 25, IX, v. 27), De quoi ? (V, v. 47), Enfin (VIII, v. 15 ; IX, v. 12), Assez ! Assez ! (VIII, v. 47), Et quoi encore ? (X, v. 17), oui (X, v. 32), hélas ! (X, v. 33, 34), Merci ! (XI, v. 65)] qui se trouvent en fonction interjective. Des impératifs ne sont pas rares non plus (Crois-moi (I, v. 8), As-tu fim ! (I, v. 28), Allons (I, v. 32 ; III, v. 60), eh ! allez done (III, v. 22), Vois (III, v. 62), Voyons (IV, v. 24 ; XI, v. 1), Tais-toi ! (VIII, v. 49), Laisse ! (VIII, v. 50 ; IX, v. 34), Attendez ! (XI, v. 12), cits (XII, 48)). Les locutions interjectives du type : Mon Dieu (V, v. 49), au nom de Dieu ! (V, v. 36), Ainsi soit-il. (VIII, v. 45) ne comptent que quelques occurrences. Malgré im certain relächement de la syntaxe, l'enchainement des textes est assuré par les répétitions et constructions paralléles. (Notons que les reprises de toutes sortes caractérisent et la langue parlée et les chansons.) Elles sont trés imp ort antes pour des raisons rythmiques et jouent souvent un röle non négligeable dans l'élaboration des réseaux de signification. Les anaphores et les anadiploses 4 1 peuvent suggérer l'idée du retour, le recommencement. Les termes répétés sous forme identique (un seul mot ou un groupe de mots) peuvent se suivre immédiatement. Les cors, les cors, les cors (I, v. 54, 59), C'est l'automne, l'automne, l'automne (IV, v. 1), Oh, dans un couvent, dans un couvent ! (XII, v. 26). II est habituel de leur attribuer dans ce cas une fonction d'insistance. (On remarque la fréquence des interjections redoublées pour plus d'expressivité.) II faut reconnaitre que los suites organisées par différents éléments récurrents alternent avec d'autres, dépourvues de répétitions. II n'empéche que les reprises transtrophiques de Simple agonie (VI) 4 2 par exemple, ne manquent pas d'évoquer le procédé 4 0 André Spire compare les refrains des chansons populaires « fréquemment dénués de sens » aux jeux et comptines enfantins dont les mots sont choisis « pour leur facilité articulatoire et rythmique ». Spire, A. 1986. Plaisir poétique et plaisir rnusculaire. Librairie Jósé Corti, Paris, 116. 4 1 II y a une coincidence entre le systéme de répétitions aléatoires et celui des rimes. 4 2 O fanfares dans les soirs, / Ce sera barbare, / Ce sera sans espoir. Ces trois vers (v. 26—28) sont repris sans changement (v. 40—42). Le quatrain Que nul n'intercéde, /

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