Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - La situation economique et financiere de la Hongrie

La Chambre de Commerce et d'Industrie en Hongrie Par M. Tibor Gyulay, Sécré­taire général de la Chambre de Commi rce el d'Industrie à Budapest. La Chambre du Commerce et de l'Industrie de la Hongrie est la représentation légale des intéréts au com­merce et ue 1'industrie. La première Chambre a été tonuee en 1850 sous le régime Bach. Après le rétablissement de ra constitution la Cnambre a été organisée, dans sa forme legale pour tout le pays, en 1868. La mission légale ue la Chambre est l'encouragement des intérets uu commerce el de l'industrie, leur conciliation et leur règlement, Pour remplir cette fonction son admi­nistration la rend le mieux appropriée. L'organe consultatii ue la Cnambre autorisé à décider, esl l'assemblee générale, composée uans une proportion égale ues représentants uu commerce el de l'industrie élus lous les cinq ans par l'ensemble des membres. Dès 1935 le système d'étection curial esl en vigeur, qui divise les électeurs en cinq groupes d'après leur impôt cellulaire sur les bénéfices. Ce système assure que l'artisanat, la petite industrie, la grande industrie, ainsi que le petit commerce et le commerce de gros, les sociétés financières, les banques, les coopératives, et les sociétés de transport soient représentes uans l'assemblée générale de la Chambre. A la tete de la cnambre sont un président, deux vice-présidents dont l'un est industriel, l'autre commerçant, élus par les membres industriels et commerçants de l'assemblée générale. La Chambre, comme représentation d'intérêts, tient à mettre en équilibre les conllits d'intérêts et insiste sur la compréhension réciproque. En dehors du maintien de 1'équr­libre économique elle apporte une grande attention aux points de vue sociales, conformément aux hauts intérêts ue l'économie nationale. Le service dévoué de la paix éco­nomique se heurte à des difficultés parce que sous les problèmes, apparemment insignitiants se cacnent souvent ues questions sociales de haute importance. Ce travail équilibrant de la Chambre a encore gagné d'importance par la séparation du ministère de l'industrie, et du ministère du commerce et des communications. Par le fait que ces deux autorités supérieures — d'une manière naturelle — ont rep­résenté partialement les intérêts de leur ressort, le travail de la Chambre est devenu beaucoup plus indispensable, étant la seule organisation appelée à représenter l'unité ancienne du commerce et de l'industrie, et à maintenir la paix écono­mique par la conciliation des intérêts divergents et contraires. Le premier devoir de la Chambre est de prendre l'initiative dans tous les domaines de l'économie publique. Etant en relations continuelles avec la vie économique, elle surveille et apprécie les effets des ordres des autorités publiques. Cette sorte d'activité comprend, au fond, toutes ses autres fonctions car on ne peut constater des faits et donner des informations précises que sur la base d un service de documentation permanente. Celte initiative s'étend à toutes les branches de la vie économique, sous la forme des propositions et des actions autonomes, qui se portent naturellement — entre les cir­constances économiques actuelles — sur la création du travail. En outre la Chambre soumet à l'examen tous les phénomènes économiques qui influencent le commerce el l'industrie, et s'il est nécessaire, il intervient, conformément à son rôle initiateur, chez les autorités compétentes. La plus haute mission et fonction de la Chambre esl de conserver l'ordre de la vie économique, les bonnes moeurs dans les affaires et la loyauté de la concurrence. Il est à remarquer surtout dans les milieux artisans qu'on entreprend du travail à des conditions tellement désavantageuses que c'est un avilissement des prix dange­reux pour toutes sortes d'activité industrielle et commer­ciale. La Cnambre s'applique a supprimer ce phénomène par une activitè de vasle envergure. Lue organise des conférences documentaires, des cours instructifs, elle enseigne aussi le calcul correct, d autre part ene fixe les prix normatits obligatoires, ce qui fait, on peut prendre ues mesures énergiques en vertu de la loi sur la concurrence contre l'avilissement des prix. Aussi l'intérêt des consom­mateurs exige que la vente des articles industriels produits d'un bon matériel et bien confectionnés soit assurée. Pour supprimer la concurrence déloyale, la Cnambre a commencé une nouvelle action avec l'intention de réaliser — par la voie législative — l'organisation des conseils de discipline, par analogie avec l'arbitrage. Le devoir le plus important de ces conseils de discipline serait de défendre les commerçants et les artisans contre les dénonciations vexatoires el sans fondement ainsi que de régler dans les limites de ses pouvoirs les affaires de petite importance qui ne demandent pas de procèdure u'arhiuage. Ainsi le tribunal arbitral seraia déchargé des affaires sans importance et les clients économiseraint les frais de la procédure. Pour la vie commerciale il sert d'un grand apaisement que les jugements de principe et les décrets de l'arbitrage ue la Chambre et du tribunal Royal sont entièrement conformes, c'est à dire l'opinion courante des milieux commerciaux et industriels, se manifestant dans le même esprit, a été sanctionnée toujours par la Cour Suprême. De là, il esl évident que la Chambre représente le plus haut degré de la morale commerciale. Le deuxième devoir de la Chambre est le travail infor­matif et instructif. Ce travail consiste à donner tous les renseignements nécessaires à n'importe qui s'adresse à la Uharnlbre, personellenieni ou par écrit, dans une affaire commerciale ou industrielle. Pour ce travail elle possède les moyens néces­saires, comme une bibliothèque très riche el des archives où on peut trouver toute la littérature spéciale, de tous les journaux et des périodiques spéciaux hongrois el étrangers indiqués el groupés d'après les sujets des articles. Dans les questions de la vie pratique la Chambre obtient ses infor­mations de ses propres membres ou des autres commerçants où on peut trouver toute la littérature spéciale, tous les avec la vie économique sont assurées. Quant à l'étranger, les Chambres de tous les pays sont toujours prêtes à fournir tous les renseignements utiles, d'après le principe de la réciprocité. Outre celte activité la Chambre est chargée par la loi d'encourager l'enseignement technique et les cours post­scolaires. L'organisation el le contrôle des examens de capacité des artisans, et des examens de maître sont de la compétence de la Chambre. En dehors de cela, la Chambre s'occupe du perfectionnement théorique el pratique des artisans en organisant des cours divers. Elle tient aussi à faire avancer l'enseignement com­mercial supérieur. Dans ce bul elle entretient un cours spécial pour des études orientales sous l'autorité de l'Ecole Supérieure de Commerce à Budapest pour diriger la jeunesse vers la carrière commerciale, et pour présenter l'occasion et la possibilité de développer nos relations commerciales avec le Proche Orient. Entre les apprentis el les élèves des écoles commerciales elle distribue des bourses et des médailles pour augmenter l'ambition de la jeunesse. La plus haute importance de l'institution de la Chambre se cache dans cette élasticité qui la rend capable de distinguer et de suivre les phénomènes toujours chan­geants de la vie économique et d'établir un accord avec l'ordre juridique constant. Son autorité morale est assurée par une loyauté et un parfait désintéressement qui s'exprime dans toutes les branches de son activité. 161

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