Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - La situation economique et financiere de la Hongrie

Les établissements financiére de Hongrie. Le systeme bancaire hongrois peut se baser sur un passe üe prés ue cent ans. Le premier etablisse­ment financier a est tűrnie en 1839 á Fest, graee a ruuuative un comte t.iienne azecuenyi et üAnure i ay, ee l'ut la Caisse u Lpargne de Pest, la premiere Danque, la Banque Commerciale ue l'est, a ses üemns en lö4i. Mais le ventaDte essur Uu systeme tinanciei ue Hongrie ne uaie que ües années qui suivirent le compromis austro-hongrois de 1807, période de reprise écuiiomique uu l'on assistait á une mise en valeur énergique du termőire de la Hongrie. C'est au cours de eette période que les grandes banques ue Budapest se torment, la Banque Hongroise d'Escompte et de Change, puis la Banque Hongroise ele Credit en 1807, la Banque Hongroise de Credit Hypothécaire, en 1809, la Caisse Cenlrale d'Epargne Hongroise en 1872, le Crédit Agricole ües mits Propriétaires en 1880, la Caisse üénérale d'Epargne de Hongrie, en 1881, la Banque Anglo-Hongroise en 1800, la Caisse d'Epargne de la Cité en 1892, la Hazai Bank en 1894, l'lnstitut Central des Sociétes Financiéres en 1916, et la Banque Italo-Hongroise en 1920, etc. Ce ne fut que gráce á ce systeme financier que le développement intense de l'agriculture hongroise fut iacilité par des erédits fonciers á long terme, le développement des villes hongroises et la fondation de l'industrie hongroise est due entiérement aux ban­ques de la Hongrie. Au cours de la période qui pré­cédait la guerre les banques hongroises jouirent d'un crédit illimité sur les grands marchés financiers de l'étranger, leur spére d'action s'étendit audelá des frontiéres, sur les Balkans. En 1914, il existait sua le territoire de la Hongrie d'avant-guerre 5800 instituts de crédit disposant d'un capital totál de 1670 millions de couronnes-or, et de 5090 millions de courrones-or de dépöts. La guerre, la chute de la Monarchie austro­hongroise qui la suivit, les révolutions et le traité de Trianon ont eu des conséquences funestes sur le systeme financier hongrois. L'inflation, la dévaluation de la monnaie ont détruit tout cet édifice construit avéc tant d'ardeur et pendant de longues années. Les dispositions du traité de paix firent qu'une grandé partié des débiteurs des établissements bancaires devinrent des sujets étrangers, et suivant les stipula­tion de la paix, le réglement des dettes flottantes fut d'une telle complexité que mérne aujourd'hui, 15 ans aprés le traité de Trianon, certaines des affaires pen­dantes en 1919 n'ont pas encore trouvé une solution définitive. La dévaluation de la monnaie détruisit la plus grandé partié des dépöts, á un tel point, que le 30 juin 1924, le montant totál des dépöts aupré des 12 grandes banques de Budapest et la Caisse d'Epargne Postaié représentait 88 millions de Pengős, sóit 4.8% du montant des dépöts auprés de ces mémes établisse­ments, a vaut la guerre, sóit 1.858 millions. La reconstruction des finances hongroises a été entreprise á partir de 1924, en collaboration avec la Société des Nations, de mérne la stabilisation moné­taire et l'introduction de la nouvelle unité monétaire, du Pengő, qui eut lieu le 1-er janvier 1927. Les années qui suivirent la stabilisation moné­taires ont été celles d'une époque constructive. En vertu des dispositions légales, les établissements bancaires ont publié a partir de 1925 les bilans-or, bilans qui étaient un éloquent témoignage de la ruine du systeme économique hongrois mais apportérent en mérne temps les preuves de l'esprit conservaleur des grandes banques hongroises, leur politique de pru­dence et de sécurité. La reconstruction financiére faisait appeler des importants capitaux anglais et américains, qui permettaient le développement agricole et industriel, et de nouveaux investissements devnus indispensables aprés plus de 10 ans de ruine et de destruction. La formation des capitaux a l'intérieur du pays reprit d'une allure vigoureuse, le totál des dépöts auprés des 12 grandes banques et de la Caisse d'Epargne Postaié représentait, le 30 juin 1931 1.411 millions de Pengős, sóit plus de 75% du montant totál des dépöts du 31 décembre 1913. Aprés les ravages de la erise mondiale le chiffre diminua á 1,080.327 en 1932, mais s'élevait en avril 1936 á 1,172.186. Mais cetté prospérité s'avérait comme fragile, et le krach de la Creditanstalt, au début du printemps 1931, suivi d'une retraite massive des capitaux améri­cains, rendit précaire la situation financiére de l'Europe Centrale toute entiére. Le 14 juillet 1931. jour de la termetűre des banques allemandes, les guichets des banques hongroises furent fermés á leur tour au public, pour une durée de 4 jours. Les événements de l'été de 1931 ont eu pour conséquence l'introduction de nouvelles restrictions du commerce des devises, restrictions abandonnées depuis 1924, et la déclaration du moratoire des trans­ferts, en décembre 1931. Des négociations s'engageaient entre les créanci­ers étrangers et les banques hongroises, qui aboutirent a des accords pour la plupart en vigueur aujourd'hui. Grace á ces accords, les établissements financiers ont pu effectuer des paiments importants á leurs cré­anciers étrangers. Le probléme qui domine les établissements ban­caires hongrois est la question des dettes des cultiva­teurs. L'importance primordiale de l'agriculture hongroise imposait aux banques hongroises le devöir d'offrir de erédits importants aux agriculteurs: en conséquence de la mévente totale des produits agri­coles, survenue au cours du marasme économiquG actuel, le service des intéréts devint presqu'im­possible. Ce fut surlout le probléme des dettes des petits cultivateurs qui préoccupa le gouvernement. Les décrets publiés a la fin de I'année 1935 con­stituent le réglement de ces dettes. Les dettes des petits cultivateurs (au-dessous de 10 arpents ca­dastiaux) qui ne déiiassent pas le reveim nel d'un aqjent multiplié par 40 sont converties par l'État en dettes á long terme, et les dettes dépassant une limité arrétée par le gouvernement sont acceptées par l'État a sa charge. Les années difficiles et laborieuses qui s'écou­laient depuis 1931 ont forni une nouvelle preuve de la force vigoureuse, de l'énergie et de la stabilité qui caractérise les banques hongroises. Depuis le début de la guerre, une seule banque hongroise de quelque importance s'est trouvée en difficultés, d'autres gou­vernements ont du sacrifier des centaines de millions pour sauver leur systeme bancaire, mais les établisse­ments bancaires de Hongrie sont venus toujours a l'aide du gouvernement a ses heures les plus difficiles, accomplissant ainsi leur devoir envers la patrie et méritant le plus haut des éloges. 162

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