Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)
1936 / 13-14. szám - La situation economique et financiere de la Hongrie
Banque Nationale de Hongrie La banque d'émission de la Hongrie, jusqu'en 1918 ful la Banque Austro-Hongroise, l'institut d'émission oommun aux deux Etats de la Monarchie. En vertu des dispositions des traités de Saint-Germain el de Trianon qui ont prévu la liquidation de la banque Austro-Hongroise, les Etats successeurs devaient pourvoir a rémission monétaire eux-mémes. Le gouvernement hongrois cbargeait de cetté mission l'institut d'Émission de I'État, sous la surveillance de gouvernement. En oonséquence des ravages de la guerre, l'apDauvrissement du pavs. le rétablissement de 1'équilibre budgétaire fut des plus. difficiles. L'institut d'Émission dévait ouvrir de nouveaux crédits á I'État. et fairé fonctionner la presse a billets, émission oni eut Jieu sans rouverture métallique suffisante et conduisil a l'inflation et á la dévaluation. Cetté situation durait iusau'eu 1924, date de la reennstrnctinn financiére enf'enri^e avec l'aide de la Société des Nations. On niettait a la disposition de la Hongrie un emprunt de 250 millions de couronnes or. emprunt oui eut un double but: balancer le défirit budgétaire d'une nart. rendre nossible la fondation d'une banque d'émission indépendante de I'État, et la stabilisntion monétaire. T a banoue fut fondf'e en juin 1924 nnr la loi V de 1924 portant le rom ..Banque Nationale de Hongrie" La nouvelle unité monétaire fut définie par la loi XXV. de 1925. Le Pengő fut pris eomme unité et introduit á partir du 1-er janvier 1927. La Banque Nationale a pour but de eonserver la valeur de l'unité monétaire, exprimée en devises étrangéres, ponr ce but, rouverture de crédits á I'État lui est interdite. En debors de la dette de I'État consolidée á l'époque de la fondation de la Banque, I'État, les municinalités ou autres organismes lcgaux ne neuvent emplover les crédits de la Banque on'en mettanl a sa disposition la contre-partie des crédits dcmandés en devises ou en or. Lors du reglement des dettes agricoles, en 1933. la Banoue fut autorisée a ouvrir un crédit de 100 millions dc Pengős a I'État, h titre de dette Les dispositions concernant la couverture de la monnaie sönt les suivantes: La couverture dóit atteindre, tenant compte de la circulation monétaire totale, et des dettes a couri terme, moins la dette de I'État, 20% au cours des 5 premieres années de I'activité de la Banque, 24% au cours des 9 années suivantes. 28% au cours des 5 années suivantes. et 33.5% pour toute la période ultérieure. Lors des premiers paiements au comptant, le montant totál de la arculation de billets, v compris les dettes a écbéance immédiate, dóit avoir une couverture métallique d'un tiers au moins, mais la dette de I'État ne peut étre déduite de cetté somme. D'aprés ces dispositions, la couverture du Pengő est actuellement de 24%. II n'y a pas de convertihilité en or obiigatoire. I.cs principales opérations bancaires de la Banque Nationale peuvent se résumer ainsi: escompte et réesrompte de traites, de valeurs et de warrants, crédits SUT gaire aífaires de dépöts, virements, achat et vente d'or et d'argent, achal et vente de devises. de monnaies étrangéres et de chéques sur places étrangéres. La Banque ne peut escompter que des traites d'origine commereiale, d'une écbéance de 90 jours au plus. La régle des trois signatures est de rigueur, des traites agricoles de 180 jours ne peuvent étre escomptées que dans la mesure ou ceci correspond aux regles de liquidité de la Banque et dans le cas ou I'une des signatures provient d'un agriculteur . La stabilisation monétaire, la stabilité de la monnaie hongroise qui s'en suivit, ont ámené un afflux eonsidérable de capitaux étrangers, de telle envergure oui' le montant totál des dettes extérieures de la Hongrie représentait en décembre 4300 millions de Pengős. Les cmprunts étrangers ont ámené une augmentation eonsidérable des réserves métalliques de la Banque Nationale. Les réserves métalliques correspondaienl au dőbut de l'activité de la Banque a 75 millions de Pengős, augmentérent jusou a la fin de 1924 á 198 millions, en 1927 a 318 millions. La couverture fut augmentée paralleleméül de 25 a 34. plus a 46%, elle a mérne dépassé 57%. Mais dés 1928, l'affluenec de canitaux étrangers cessa d'étre aussi abondante, la réserve métallique diminuait constamment, et retomnait en décembre 1930 a 206 millions. Portant la couverture était de 44%, dépassant ainsi les préscriptions légales. La charge des crédits étrangers devint de nlus en plus lourde. Le service des intéréts et amortisations renrésentait 270 millions de Pengős en 1931 et il devenait évident que mérne dans le cas d'une activité continue de la balance commereiale la Hongrie ne sera nas dans la mesure de fairé bonneur a sa signature sans solliciter l'aide de canitaux étrangers. Les exnor'ations ont perdu une erande partié de leur valeur dés le début de la crise, la retraite mnssivo des emp'•unts étrangers á court terme, une fuite de capitaux nonorois naralléle et la demande trés forte de devises "ni s'ensuivit ont rendű la situation de la Banque Nai;onalc fres vulnérable. EUe a été obli^ée d'emnlnve1r)pS crédits dps Tnstituts d'émission étran<?ers et de la Ranoue des Béelemcnts Internationaux de RA1« nonr eonserver la stabilité de sa situation. Ces crédits. de fonrt terme a lenr orieine, furent convertis en 1933 pour la durée de 3 ans. Malgré toutes ces dispositions la diminution dps réserves d'or et de devises se ooursuivit sans cesse et la Panoue dut nrocéder en 1°-31 h la nroclamation du moratoire des transferls et a une réídementatiou stricte du commerce de devises. La contrőle du commerce des devises est exercé par la Banoue Nationale. La politique actuellc dc la Banque Nationale a pour but de meltre á la disposition de la vie écohomique les réserv es de devises dans la mesure ou leur emploi est indi.spensable pour assurer la marcbe normálé de l'économie nationale. Pour ce but, le service d'intéréts des crédits étrangers de long ct de court terme, services qui normalement devrait s'effec tuer en devises, a été suspendu, sauf le service de Fempruint de la S. D. N. Le probléme de crédits a couri terme fut régié á l'ambiable par voie de négociations avec les créanciers, les paiements sonl effectnés en Pengős. Tout en considérant que de pareilles dispositions copstituent une intervention de I'État dans I'engrenage de la vie économique, la Hongrie a été obligée de poursuivre cetté politique, en vue d'assurer les devises indispensables a maintenir l'activité économique du pavs, 160