Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)
1936 / 13-14. szám - La Chambre Haute Hongroise et son développement historique
Déclaration du comte B. Széchenyi, Président de la Chambre-Haute de Hongrie A l'oceasion qui s'offre qu'aprés un intervalle de quarante ans, l'Union Interparlementaire tient de nouveau a Budapest sa conférence de grand intérét, je salue chaleureusement au nom de la Haute Chambre ainsi qu'en mon nom personnel les partieipants venus des pays proehes et lointains. II y a quarante ans, notre patrie célébra le millénaire de son existence et s'attendait á un développement immense. Aujourd'hui aprés avoir subi les gravcs coups de destin, elle lutte avec une ferme volonté, pour un meilleur avenir. Les cireonstanecs auraient pu changer, mais nos sentiinents de conviction profende — nourris, dans l'intérét des fins suprémes, des nobles traditions séeulaires du parlementarisme hongrois — sur la néeessité de la coopcration entre les nations sont restes les mémes. C'est pourquoi, animé d'une sincére sympathie pour l'activité de la conférenee, je souhaite de tout eoeur que les délibérations qui vont avoir lieu ehez nous conduisent á la solution des questions politiques et éeonomiques importantes portées á l'ordre de jour et á un heureux resserrement des relatfcms parlementaires. La Chambre Haute Hongroise et son développement historique par M. Z. Molnár, secrétaire présidentiel du Parlament (Chambre Haute) L'organisation actuelle de l'État hongrois est le résultat (d'un développement millénaire. Au cours des siécles le génié national de la Hongrie avait succesivement établi la forme définitive de notre organisation constitutionnelle que l'on peut appeler á juste titre une constitution historique. L'Évolution. lente et continue, caractérisant les constitutions historiques, était aussi celui du Parlament hongrois. Les séances législatives tenues aux premiers siécles du Royaume étaient les prototypes de la législation parlamentaire par laquelle le roi avait partagé son pouvoir législatitf-préalablement absolu- avec le Parlament et il exercait ensemble avec celui-ci. D'aprés le témoignage de nos historiens c'est vers la fin du XIIIéme siécle qu'eut lieu la premiére session parlementaire pouvant s' appeler législature. La noblesse participant á cetté session parlementaire elle^méme et les résolutions prises furent sanctionnées par le roi. La Chambre Haute du Parlament s'est formée également par voi e d'évolution. Sous influence du systéme de la participation aux pouvoirs publics par Etats, la Chambre se divisa en deux parties déja au cours du XVIéme siécle. Ces deux parties étaient le corps consultatif et le coirps statuant les résolutions de la Chambre. Ce fait accompli, c. á. d. la division en deux du Parlament, prit force de loi par le I-er article de la loi de l'an du couronnement 1608. Le plus grand conseil royal était le corps qui se transforma en la Chambre des pairs composée outre le haut clergé et les officiers supérieurs de la Cour — donc ,les dignitaires ecclésiastiques et laíques (praelati et barones), — de l'élite de la noblesse et des grands propriétaires (proceres, potiores nobiles) Plus les distinction royales comte et de báron se multipliaient, plus l'évolution de l'aristocratie était rapidé. Par conséquent l'influence des magnats á la Chambre des pairs, se faisait de plus en plus sentir et ils acquírent bientőt une majorité absolue. Le nom: „Chambre des pairs" exprime aussi le principe seigneurial selon lequel cetté partié du Parlement a été organisée. Le XlX-éme siécle a apporté un changement important dans la vie des deux Chambres. Tandisque les réformes de 1848 avaient transformé les statuts de la Chambre inférieure de telle maniére que le systéme de la participation par Etats jusque la toujours employé avait été remplacé par celui de la représentation populaire consistant en la convocation des délégués du peuple, la constitution de la Chambre haute avait subi également certaines modifications d'aprés les réformes de 1885, sans toutefois que sóin caractére seigneurial eűt changé. Avant cetté réformie les membres de la Chambre des pairs appartenaient á deux catégories; aux ecclésiastiques et aux laíques. La premiére comprenait le haut clergé des églises catholique romaine, catholique grecque 118