Sources du passé de Budapest 1686-1950 - Budapest Főváros Levéltára forráskiadványai 5.(Budapest, 1971-1973)

obligations d'amortissement et de liquidation d'intérêts provenant d'emprunts con­tractés plus tôt. Au début le PCH n'a pas refusé l'idée de recourir à des crédits, mais au lieu de l'attente il a insisté sur la reconstruction par nos propres moyens et en considérait comme une des forces principales la gestion municipale économique. La lutte menée par le PCH en vue de la réduction et l'épuration du personnel administratif était également en connexité avec la gestion municipale économique. C'est surtout la question de l'épuration qui suscita de vives discussions, dans les­quelles les membres du Camp de Femmes Chrétiennes, constitué des dissidents du Parti Indépendant des Petits Propriétaires, donnèrent le ton. Les luttes accompagnant la suppression d'emploi (liste B) eurent pour suite un rapprochement entre le Parti Indépendant des Petits Propriétaires et l'aile droite du Parti Social-Démocrate, puis­que les deux partis disposaient d'un nombre considérable d'adhérents, parmi les anciens employés qui comptaient sur l'aide de leur parti dans le maintien de leurs postes. Dans les discussions traitées dans le deuxième chapitre — et plus tard encore — le problème de l'autonomie de la capitale occupe une place très importante dans l'ac­tivité du conseil municipal. Dans la période succédant immédiatement à la libération, l'administration de la capitale fixa elle-même les cadres de son activité. Le décret du gouvernement National Provisoire portant sur la réorganisation de l'administration publique, émis encore à Debrecen, ne s'étendit pas sur le statut juridique de la capi­tale, c'est-à-dire il se proposa de le régler par une loi qui devait être établie à une époque ultérieure. La mise au point de la nouvelle loi municipale n'eut pas lieu bien qu'il n'y ait eu des tentatives y relatives. Au début de l'activité du conseil municipal, lorsque c'étaient encore les tâches urgentes de la reconstruction qui figuraient sur l'ordre du jour, la question de l'autonomie ne fut même pas soulevée. Grâce au fonctionnement satisfaisant de la coalition, les problèmes plus importants purent être résolus au cours de pourparlers interpartis. Au point de vue de l'autonomie de la capitale on put enregistrer le résultat appréciable que la capitale supprima la fonction de préfet de la capitale tandis que dans les départements on maintint le poste de « főispán » (préfet) considéré toujours comme représentant du gouvernement. Les premières collisions entre le gouverne­ment et la capitale survinrent dans la situation qui se produisit après les élections de 1945. Dans la période de la stabilisation, la discipline fiscale se révéla plus favorable qu'elle ne l'était en province, ainsi l'Etat se voyait obligé de recourir à la rentrée d'impôt de la capitale dans une plus grande mesure qu'auparavant. Il se produisit aussi un antagonisme entre le Ministère de l'Intérieur exigeant des mesures d'une économie plus rigoureuse et la gestion municipale à propos de l'approbation du pre­mier budget stable de la capitale. Par la suite de tout ceci, aux forums de la capitale on entendait de plus en plus souvent la devise tentante de la sauve-garde de l'auto­nomie, représentée en premier lieu par des membres du conseil municipal exclus du Parti Indépendant des Petits Propriétaires et constituant le Parti Sulyok et ensuite le Parti Pfeiffer. Sous le rapport de l'autonomie de la capitale il se produisit une situation inverse de celle du passé. Autrefois c'était la bourgeoisie libérale-démocra­tique qui à l'encontre du gouvernement conservateur-réactionnaire avait exigé la

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