Szilágyi András (szerk.): Ars Decorativa 16. (Budapest, 1997)

PANDUR Ildikó: Alexandre Charpentier művei és a budapesti Iparművészeti Múzeum

«Peinture» et «Sculpture» (Fig. 4) 21 à l'expo­sition internationale «Art Moderne» orga­nisée en 1898 au Musée des Arts Décoratifs de Budapest faisait probablement partie de cette série. Ces objets - comme d'ailleurs la plupart des décorations de porte de Char­pentier - furent exécutés par la Maison Fon­taine. La broche en or 22 de Charpentier repré­sentant une femme jouant de la harpe (pro­priété disparue du Musée des Arts Décoratifs de Budapest) portait le titre de «La Mu­sique». Le bijou perdu fut acquis par le mu­sée en 1899 en même temps que la broche 23 de Jules Chéret représentant le profil droit d'une femme et intitulé «Le Sourire» (Fig. 5). La similitude du thème et de la com­position laisse supposer que le bijou perdu s'accorde avec «La Harpe» (Fig. 6), menti­onné comme formant une paire avec «Le Chant» (Fig. 7). Cette supposition est sou­tenue par le fait que l'artiste exposa deux broches d'argent portant le même titre en 1899 à Bruxelles. 24 Charpentier choisissait souvent ses mo­dèles parmi les membres enfants ou adultes de sa famille. La petite fille jouant du violon représentée sur la serrure de porte intitulée «La Musique» est par exemple un portrait de sa fille Louise. Le thème de la mère allaitant son enfant est aussi récurrent parmi les oeuvres de Charpentier. Bien qu'il ait présenté des travaux au public à partir de 1879 (l'année de sa première participation au Salon des Ar­tistes Français), son premier succès impor­tant, remporté entre autres grâce à la pla­quette intitulée «Jeune mère allaitant son en­fant» remonte à 1883. La réplique en marbre de celle-ci, commandée par le gouvernement et présentée au Salon de la Société des Beaux­Arts en 1890, est aujourd'hui la propriété du Musée d'Aix. 25 Cette plaquette, également connue sous le nom de «Mère allaitant» et «La Maternité» devint l'une de ses oeuvres les plus connues: elle faisait partie des objets d'art proposés par le magasin La Maison de l'Art Nouveau de Sigfried Bing 26 ; l'Hôtel des Monnaies en fit probablement également l'acquisition. 27 Les modèles de la mère allai­tant son enfant représentée sur la plaquette intitulée en hongrois «L'amour maternel» et acquise pour le Musée des Arts Décoratifs de Budapest lors de l'Exposition Universelle de Paris (Fig. 8) 28 étaient la première épouse de l'artiste et son fils Jean (né le 23 mars 1883). 29 La même composition apparaît aussi plus tard sur le dos de la plaquette portant le nom de Thérèse (1899) 30 , ainsi que sur l'armoire de layette dessinée par l'artiste (Fig. 9). 31 Un exemplaire de petite taille et réalisé en étain de la plaquette intitulée «L'Amour Maternel» décorait la porte de la petite armoire exposée dans la section d'arts décoratifs du Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1893, tandis que les plaquettes d'étain représentant ses fils Jean et Pierre en agrémentaient les tiroirs. L'artiste exécuta plusieurs variantes des portraits individuels de ses fils en bas âge. Le portrait de Paul et Jean 32 - dont il existe aussi une version représentant ce dernier seul (Fig. 11) - jouit d'une popularité plus grande que la plaquette à la surface inhabituellement grossière acquise à l'Expo­sition Universelle de Paris pour le compte du Musée des Arts Décoratifs de Budapest (Fig. 10). 33 Il est probable que la plaquette représentant Jean - mentionnée par un admi­rateurs comme l'une des oeuvres importantes de Charpentier 34 - et à partir de laquelle l'artiste réalisa aussi des camées, est une variante de la version du portrait de Jean seul. Charpentier réalisa des portraits d'un grand nombre de ses contemporains célèbres. Deux des plaquettes achetées en 1900 à l'Expo­sition Universelle de Paris pour le compte Musée des Arts Décoratifs de Budapest en sont des exemples. Il s'agit, pour l'une, de la plaquette représentant Maximilien Luce (1858-1941) (Fig. 12). 35 La mauvaise lisi­bilité de l'inscription - le M fut confondu avec un L ou un J - en rendit l'identification difficile, mais le fait que plusieurs contem­porains parlent d'une plaquette réalisée par Charpentier représentant Maximilien Luce élimine tous les doutes possibles. 36 L'artiste remplit pendant un certain temps, suivant l'exemple de Paul Signac, l'un des artistes

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