Szilágyi András (szerk.): Ars Decorativa 16. (Budapest, 1997)

PANDUR Ildikó: Alexandre Charpentier művei és a budapesti Iparművészeti Múzeum

fondateurs du groupe pointilliste, la fonction de président de la Société des Artistes Indépendants, qu'il quitta (il la considérait comme trop conservatrice) l'année de la réa­lisation de la plaquette Luce (1891) pour se joindre aux néo-impressionnistes à l'occa­sion d'une exposition. 37 Tous ces éléments, y compris l'inscription de la plaquette elle­même, soutiennent l'hypothèse d'identifica­tion présentée plus haut. La forme «désor­donnée» de la plaquette en question, dont la taille est assez importante et sa surface inha­bituelle ressemblant à celle de la plaquette «Jean», «comportant les caractéristiques de l'argile» (cf. le livre d'inventaire du MADB) ou d'une peinture exécutée à coups de pin­ceau rapides, donnent, en ce qui concerne son exécution en bronze, une impression de finition peu soignée. La plaquette repré­sentant Puvis de Chavannes (1824-1898) (Fig. 13) 38 , dont le portrait fut publié en tant qu'esquisse de la plaquette 39 , présente un traitement de la surface similaire (plusieurs catalogues d'expositions témoignent que la pratique d'exposer les esquisses à côté des plaquettes était assez répandue). La médaille en bronze intitulée «Hommage à Emile Zo­la» (Fig. 14—15) 40 fut l'objet d'un don au Musée des Arts Décoratifs par la comtesse Teleki, épouse de Sándor, en 1900. Cette oeuvre populaire, également exécutée en or, fut réalisée en mémorial à la prise de position de Zola dans l'affaire Dreyfus dans sa célèbre lettre «J'accuse». Elle fut présentée en 1899 à Paris,à l'exposition de la Société Nationale des Arts 41 , ainsi qu'à Bruxelles, à l'exposition Libre Esthétique 42 , où figurait aussi la grande plaquette intitulée «Amis des Livres» ou «Bibliophile» (Fig. 16) 43 réalisée par Charpentier pour la Société des Amis des Livres 44 , dont un exemplaire 45 fut acquis pour le Musée des Arts Décoratifs de Bu­dapest à l'Exposition Mondiale de Paris en 1900. Charpentier prenait une part active dans la vie artistique française et internationale en participant régulièrement à des expositions organisées dans diverses métropoles euro­péennes: «Libre Esthétique» de Bruxelles, «Sécession» à Vienne, ainsi que l'exposition internationale d'arts décoratifs organisée à Turin en 1902, où ses oeuvres furent pré­sentées d'une part dans la section du Salon des Artistes Français, et d'autre dans le groupe de la «Maison Moderne» de Julius Meier-Graefe. 46 En 1896, dans le but de donner un élan nouveau aux arts décoratifs, il fonde avec quatre collègues le «Groupe des Cinq» qui fonctionna ensuite avec un effectif changeant sous le nom de «L'Art dans Tout». 47 A partir des années 1890, il travailla avec divers éditeurs d'art et imprimeries (Guil­laume, L'Estampe Originale, L'Imprimerie Lemercier) en tant que litographe auteur de gravures de couleur ou en relief. 48 Au tournant du siècle, il réalisa une série de timbres représentant dans la majorité des cas un garçon ou une fille faisant tourner la roue de la presse pour des éditeurs. Il utilisa ce même thème pour la plaquette qui devait servir de modèle au timbre sec 49 de l'imp­rimerie Lemercier (Fig. 17) 50 , et qui fut acquise pour le Musée des Arts Décoratifs de Budapest à l'Exposition Mondiale de Paris en 1900. L' imprimerie en question édita la série de six gaufrages présentant la vie dans les îles Walcheren situées en Mer du Nord intitulée «En Zélande» et dont le style res­semble à celui des estampes japonaises. Le thème de la sonnette présentée en 1898 au Musée des Arts Décoratifs de Budapest s'in­spire aussi de scènes de la vie rurale hol­landaise. 51 A la même occasion il fit exposer une plaquette «représentant deux figures en pleine lutte: le génie des arts nouveaux sou­mettant l'esprit conventionnel». 52 D'après la description figurant sur l'inventaire et d'autres publications d'époque 53 , il s'agissait d'une oeuvre connue sous le nom de Théâtre-Libre et qui représentait le motif du cadre figurant sur le programme affiché près de l'entrée. 54 La plaquette octogonale (Fig. 18-19) 55 destinée à servir de prix au concours de pe­inture dont le directeur de la Monnaie de Pa­ris, Alfred de Foville, fit la commande 56 à Charpentier, est devenue l'une de ses oeuvres

Next

/
Oldalképek
Tartalom