Vízügyi Közlemények, 1965 (47. évfolyam)
4. füzet - Rövidebb közlemények és beszámolók
'(49) EXAMENS SUR UN CANAL PRINCIPAL D'IRRIGATION EN VUE DE DÉTERMINER LES PERTES D'EAU ET LA RUGOSITÉ DU LIT par Z. Szigyártó, ingénieur, candidat des sciences techniques (voir texte hongrois p. 204) L'auteur a procédé à des examens sur le canal principal d'un périmètre d'irrigation du système du canal principal oriental d'irrigation, sur la Grande Plaine Hongroise, pour déterminer, en vue de l'amélioration des conditions d'exploitation, les pertes d'eau et la rugosité du lit. S'appuyant sur les résultats résumés dans le tableau I, il constate tout d'abord que la détermination des débits entrants et pris dans le canal n'est pas chargée d'erreurs régulières. Ensuite il a démontré que le débit du canal construit avec les profils en long, resp. transversal présentés aux figures 1 et 2 dans de l'argile compacte est augmenté, lorsque le niveau d'eau est bas, par l'infiltration d'eaux souterraines, tandis qu'en régime d'irrigation, lorsque les niveaux d'eau sont maintenus, les pertes par infiltration s'élèvent à quelque 350 1/s. On a pu démontrer en même temps, s'appuyant sur les données du tableau II, que cette perte d'eau se concentre dans sa plus grande partie au secteur à l'aval du profil 13 + 001. Au cours des examens relatifs au coefficient de rugosité on pouvait démontrer que pour les coefficients d'après Agroskin, Strickler, Manning et Lindquist les calculs fournissent des résultats en parfait concordance (tableau IV). Ainsi c'est la formule d'après Strickler, Manning, Lindquist С = к- R ll . plus simple pour la technique des calculs, qui paraissait plus pratique pour caractériser la rugosité. Ensuite l'auteur démontre, en s'appuyant aux résultats d'examens résumés au tableau III, resp. représentés sur les figures 4 et 5 qu'au canal examiné la valeur du coefficient de rugosité к d'après Strickler, Manning, Lindquist est indépendant de la proportion du remplissage du canal. Les examens poursuivis en vue de la détermination pratique du coefficient de rugosité ont mené, sur la base des données du tableau V au résultat final que l'on doit caractériser chacun des secteurs d'essais marqués sur la fig. 1 avec au moins 3 profils transversaux afin de pouvoir déterminer la valeur du coefficient de rugosité avec la sécurité voulue, soit avec une exactitude à 5 unités. C'est sur cette base qu'a vu le jour la décision que dans les calculs à suivre il faut caractérise — en augmentant encore la sécurité — en moyenne chaque secteur d'une longueur de 3Ö0 mètres avec un profil transversal. Les coefficients de rugosité obtenus — comme résultat final — après ce qui précède, sont résumés au tableau VI, qui donne en même temps la possibilité d'établir certaines constatations d'une validité générale. Le tableau met en évidence que la végétation qui s'installe dans le lit fait considérablement diminuer, même dans ce canal d'irrigation considéré comme grand dans les conditions de la Hongrie, la capacité de transporter l'eau. Il faut donc assurer le nettoyage régulier des canaux et assurer que — abstraction faite d'une bande de protection contre les vagues de largeur voulue — la végétation soit extirpée au plus tôt. Il s'est avéré par ailleurs que le coefficient de rugosité, dont on s'est servi en dimensionnant le canal — qui est celui appliqué généralement dans la pratique de l'étude de projets — se rapporte à un lit sans aucun entretien, entièrement négligé, envahi par la végétation. Partant, si l'on suppose, en dressant le projet, un entretien convenable et calcule avec le coefficient de rugosité d'un lit exempt de végétation, on peut réaliser des économies considérables, par rapport à la situation actuelle.