Vízügyi Közlemények, 1958 (40. évfolyam)
4. füzet - VII. Kisebb közleménye
f 16) LE DÉVELOPPEMENT DES MÉTHODES DE PROSPECTION DES EAUX EN HONGRIE ET LEURS APPLICATIONS Par ./. Juhász, candidat des sciences techniques et J. Szakoáry (Voir figures pp. 29 à 75 du texte hongrois) CDU. (528.11 Les vestiges les plus anciens de distributions d'eau par conduites remontent en Hongrie à plus d'un millénaire et demi. L'examen systématique des sources thermales jaillissant du territoire de la ville de Budapest a commencé en 1938 par la création de l'Institut de Recherches du Rhumatisme et des Bains (actuellement Institut de Recherches Balnéaires). L'Institut de Recherches des Ressources Hydrauliques créé en 1952 a étendu les observations systématiques à toutes les sources de quelque importance du pays. Chacune de ces institutions publie ses données. La prospection des eaux p г о fondes coïncide avec le développement de la technique des forages. Les premiers puits artésiens furent creusés (en 1806) par V. Zsigmondi] à Budapest (île Ste Marguerite 118 m, Bois de la Ville 970 m, qui fut pendant longtemps le forage le plus profond de l'Europe). Ces forages furent suivis coup sur coup par d'autres: en 1880 leur nombre s'élevait à 60, en 1895 à 1187, en 1911 à env. 3000 et de nos jours le nombre des puits artésiens s'élève à quelque 25,000. Jusqu'aux années 1940 le forage des puits profonds n'était guère précédé de recherches spéciales, ce n'est que les forages en vue de la mise en valeur des eaux thérapeutiques et thermales qui firent exception, ayant toujours été précédés d'une prospection systématique. Préalablement à l'exécution du puits no. II. du Bois de la Ville d'une profondeur de 1256 m l'on a procédé à des forages d'essai en vue de déterminer l'épaisseur, l'inclinaison, etc. des couches plus récentes. En 1925 l'emplacement du puits de Hajdúszoboszló, profond de 1090 m à été fixé sur la base des mesures gravimétriques. En implantant les puits de distributions d'eau d'une certaine importance l'on s'appuie généralement sur les données fournies par les sondages de reconnaissance exécutés sur la base de l'examen géologique de la surface. Pour compléter celles-ci l'on procède souvent à des mesures géoélectriques. P.e. à Hajdúnánás, après des sondages de reconnaissance infructueux, J. Biczók a découvert en 1952, à l'aide de la méthode géoélectrique une couche rude s'étant déposée dans l'ancien lit de la Tisza, dont l'existence était supposée par les études géologiques préalables, mais ne put être confirmée par les forages de reconnaissance [20]. Afin de pouvoir relever exactement les séries de couches traversées successivement dans les trous de sonde, l'on a introduit en Hongrie aussi divers systèmes pour dresser les profils de sondage. Le carottage électrique proposé en 1927 par les frères Schlumbcrger fut employé en Hongrie la première fois en 1936. Dans la prospection des ressources d'eau le lever des profils de sondage à l'aide de la mesure de la radioactivité des couches traversées présente un grand intérêt, car elle permet d'examiner les couches aquifères friables même dans un trou de sonde tubé. Dans ce but c'est en 1950 que l'on a appliqué ce système la première fois en Hongrie. Aux fins de relever les parties produet'ves des trous de forage terminés, munis de filtres l'on emploie le rhéométrage. Ce procédé, soulevé en 1903 par le Hongrois A. Wehlner fut mis en pratique avec plein succès par P. M azután au cours des années 1930. Sur la fig. 2 nous présentons le résultat complet d'un rhéométrage exécuté récemment. La population des plaines de la Hongrie s'apprivisionne en eau en recourant aux nappes d'eaux souterraines. Les puits furent creusés par des puisatiers s'appuvant sur leur expérience acquise sur place. Les recherches scientifiques de nappes d'eaux souterraines ont commencé dans la seconde moitié du siècle passé, mais ne furent étendues à tout le pays qu'en 1929, lorsque le professeur S. Rohrinyer mit à l'exécution la construction d'un réseau de puits témoins devant servir à l'observation des eaux souterraines. Le nombre des puits d'observation a augmenté depuis lors à quelque 2000.