Vízügyi Közlemények, 1948 (30. évfolyam)
2. szám - VII. Szakirodalom
(55) dans le cas spécial de cette usine grèvent le prix unitaire de l'énergie hydroélectrique, le prix de l'énergie produite par cette usine — supposant l'aménagement le plus rentable — est inférieur à celui de l'exemple précédent. L'optimum du prix unitaire soit 11,8 fillérs/kWh est atteint dans le cas d'un aménagement pour 2000 m 3/sec. Le débit de 182,5 jours de durée est, à Paks, de 2000 m 3/sec, donc, le débit susceptible d'être utilisé pratiquement — suivant les calculs du Bureau des Forces Hydrauliques — peut être exploité économiquement jusqu'à 100%. G) Étant donné que les conditions d'aménagement des autres cours d'eau de la Hongrie sont, plus ou moins analogues à celles de la Tisza et du Danube, on peut dire qu'au moins les 90% de la quantité d'énergie disponsible, soit 1800 millions de kWh pourraient être exploités d'une manière économique. En examinant, cependant, à titre de contrôle, les limites inférieures et supérieures des frais de construction calculés, on arrive au résultat qu'en raison de l'incertitude considérable des calculs, la rentabilité est douteuse. Dans le cas de l'usine de la Tisza, le prix unitaire, en utilisant 500 m 3/sec, est de 13,8 fillérs suivant le tableau /, tandis qu'il se chiffre, selon le tableau III — en admettant respectivement les calculs les plus favorables et les plus défavorables —, par 5,7 et 38,5 fillérs. 11 en est de même en ce qui concerne l'usine prévue sur le Danube où le prix unitaire se modifie de 4,3 à 40,8 fillérs. Les prix unitaires de 4,3 et de 5,7 fillérs sont tellement réduits que la rentabilité est incontestable, tandis que les prix unitaires de 38,5 et 40,8 sont si élevés que la réalisation de l'usine n'est pas motivée. De décider si la construction de ces usines est rentable ou non, c'est ce qui dépend uniquement du mode de calcul. Cette incertitude ne provient point des lacunes éventuelles de la méthode des calculs, mais elle réside dans la difficulté que l'on n'est pas à même d'analyser et d'évaluer, au préalable, les conditions économiques des usines dont la réalisation est prévue à l'avenir. II serait, donc, inutile de chercher à diminuer, au cours de l'examen, l'écart que nous avons obtenu quant aux prix unitaires minima et maxima éventuels, on examinera plutôt le sens dans lequel les changements des conditions économiques influencent, à l'avenir, les prix unitaires de la production d'énergie. Il serait superflu de calculer les prix unitaires exactes correspondant aux conditions actuelles en adoptant le mode de calcul le plus exacte, car celui-ci se modifiera sensiblement jusqu'à l'époque d? la construction de l'usine et sa mise en exploitation. L'exainen des modifications éventuelles d >s conditions économiques démontre, en premier lieu, qu'en raison de l'exploitation des stocks de charbon, la différence existant entre les prix unitaires de l'énergie produite par les usines thermiques ou hydroélectriques se modifiera en faveur des dernières. L'accroissement des salaires ouvriers et de la prospérité générale ainsi que celui de la consommation d'énergie électrique sont autant de facteurs faisant pencher la balance en faveur de l'énergie hydraulique. Ce qui revêt une importance au cours des calculs, c'est le taux d'intérêt que l'on adopte. 11 est probable que celui-ci diminuera également à l'avenir et, par cela, augmentera la rentabilité des usines hydroélectriques. Il n'y a qu'un facteur susceptible d'exercer une influence sensible au détriment du développement de l'aménagement des forces hydrauliques, à savoir l'utilisation de l'énergie atomique. En supposant que l'on réussit à l'avenir, de produire à bon marché une énergie considérable en se servant des matières faciles à obtenir, la réalisation des établisssments hydroélectriques ne serait pas, il est vrai, rentable. Toutefois, en jetant un coup d'oeil rétrospectif sur l'exploitation des diverses sources d'énergie, on arrive à la conviction que l'on n'aura pas à craindre une concurrence soutenue par l'énergie atomique. Bien qu'au cours de l'histoire la force humaine, le bois, le charbon ainsique les huiles minérales, comme ressources d'énergie, aient été les plus importantes succédant les unes aux autres, elles sont utilisées jusqu'à l'heure actuelle. Aussi est-il probable (pie l'on ne manquera pas de se servir, à l'avenir, à côté de l'énergie atomique, des usines hydrauliques existantes dont le fonctionnement exige, pour ainsi dire, ni main d'oeuvre pas plus qu'une quantité considérable de matières brutes. Si sur la base de ces réflexions on finit par constater que la rentabilité des usines hydroélectriques augmentera de sorte que l'attention publique sera attiré aux chutes 2*