Szemészet, 1975 (112. évfolyam, 1-3. szám)
1975 / 3. szám
mann a demontré qu’elle perturbait les skiascotomes et les angioscotomes et provoquait des troubles de la sensibilité de la région moyenne des champs. D’autres auteurs ont retrouvé le phénoméne: Tsamparlakis a montré que la compression aggravait les scotomes déja existants chez les gaucomateux. Dans les glaucomes expérimentaux créés par les corticoides, pour Kolker, pour Armaly, pour Becker apparaissent des agrandissements et des exclusions de la täche de Mariotte, et mérne des scotomes arciformes, ces troubles disparaissent avec la disparition de l’hypertonie. L’injection de sei hypertonique sous-conjonctival enträine avec une hypertension un élargissement de la täche de Mariotte, Samoyloff. Je suis sceptique quant ä la valeur de ces experiences. Tout d’abord, les troubles n’apparaissent pas uniquement dans la région moyenne, mais aussi ä la périphérie et le champ visuel se rétrécit. Ils semblent porter partout ou il у a un gradient de la sensibilité, autour de la täche de Mariotte, ä la périphérie. Ils sont loin de répéter l’allure fasciculaire des troubles glaucomateux. L’expérimentation physiologique nous apprend que la täche de Mariotte varie sous les moindres actions: privation d’oxygene, accumulation de CO 2, hypertension veineuse oculaire créée par compression jugulaire, actions pharmacodynamique vasculaires: atropine, acétylo-coline, Nicyl, adrenaline, absorption d’eau, de cafe'ine. Le séjour dans l’obscurité, mérne sans tension oculaire élevée, augmente la täche de Mariotte. L’exercice de la vision binoculaire aussi. Beauecup de facteurs peuvent done influer sur la täche de Mariotte qui est une région d’extréme sensibilité soumise ä de tres faciles variations. II est par conséquent difficile de faire fond sur ces expérimentations. Que retenir de ces considérations ? Le parallélisme clinique des troubles fonctionnels etr de la tension n’est pas certain. II manque une étude statistique précise. L’atrophie optique glaucomateuse est fasciculaire. Elle procede d’une maniére anarchique puisque tous les types, connus de deficit du champ visuel peuvent étre relevés dans le glaucome. Une étiologie vasculaire est possible, car ce sont les medications vasculaires qui sont les plus actives sur les troubles des champs. Le caractére non pathognomonique des déficits observés ne permet pas de conclusion précise sur l’origine: extra ou intra oculaire des troubles. Néanmoins, il semble prouvé que tout se joue dans la région de la tété du nerf. La déception est aussi grande quand il к’ágit d’établir les liens cliniques existants entre les déficits du champ visuel et l’atrophie optique. L’excavation est considérée ä juste titre comme un signe majeur du glaucome. Elle a fait l’objet de tentatives de mesures cliniques ä l’ophtalmoscope (Armaly, Gloster, Krakau, Haining) ou plus élaborées par photographie ou mérne par holographie. Les statistiques qui ont pu étre faites avec ces procédés n’ont révélé qu’un parallélisme grossier avec les déficits du champ et parfois une absence totale de corrélation. Il est pourtant certain que les deux phénomenes ont partié liée. .. C’est une évidence logique. II faut bien conclure qu’un facteur dóit dominer les deux manifestations l’atrophie d’une part, les déficits du champ d’autre part. II est tentant de le rechercher dans la vascularisation de la papille. Si l’on se refére aux travaux de ces derniéres années sur la vascularisation de la papille on note une certaine unanimité parmi les auteurs (Frangois et Neetens, Hayreh, Hayreh Wyllie and Barnes). La tété du nerf ne doit rien ä härtere centrale destinée ä la rétine. Elle parcourt cette partié du nerf sans lui envoyer de rameaux nourriciers. La vascularisation de la lame criblée est issue de branches centripetes provenant des arteres ciliaires postérieures ou du 11 Szemészet 161