Századok – 2011

KÖZLEMÉNYEK - Tóth Ferenc: Magyar ügynökök a francia király szolgálatában Kelet-Európában az orosz-osztrák-török háború korában (1736-1739) V/1183

1208 TÓTH FERENC A következő esztendő elején a francia nagykövet már türelmetlenül várta vissza Franciaországból legmegbízhatóbb magyar ágensét, Tóth Andrást, aki nemcsak a francia kormány újabb utasításait hozta Versailles-ból, hanem török diplomáciai kapcsolataival is nagy segítséget nyújtott neki. Tóth utazása vi­szont hosszabb időt vett igénybe a szokásosnál, és így csak 1738. február vége felé tűnt fel ismét Konstantinápolyban. Megérkezése után rögtön felvette a kapcsolatot Ibrahim Müteferrikával, aki már első találkozójukon tájékoztatta a nagyvezírt békefeltételeiről és a törökök különbéke iránti szándékáról. Ibrahim efendi megosztotta „magyar barátjával" a császári hadsereg veszteségeiről ka­pott információit, amelyeket az angol nagykövettől szerzett, és amelyeket Bonne­val pasa egy részletes veszteséglistával meg is erősített.8 9 Az elkövetkező hetek nagy dilemmája a török háborús tervek, benne Rá­kóczi József magyarországi diverziója és a francia mediáció céljainak összehan­golása volt. Felmerültek olyan elképzelések is, amelyek Rákóczi József számára a pozsareváci béke által a császárnak jutatott, de a törökök által elfoglalt Kis-Oláhországban juttattak volna földeket, és ezáltal elhárítani vélték a magyar­országi diverzióból származó bonyodalmakat.9 0 1738 májusában az orosz és a császári felek kölcsönösen elfogadták a francia békeközvetítést, amellyel lehe-unique ressource et dont il connoissoit tout le prix il ne vouloit prendre aucun engagement avec les Turcs qui peut etre contraire aux vues du Roy que le grand vizir se proposoit de le faire avancer sur les frontières de la Transylvanie et qu'il luy avoit fait demander un memoire qui contient toutes les mesures qu'il y auroit à prendre pour le faire entrer dans cette province; qu'ayant ouï dire que Sa Majesté souhaitoit le rétablissement de la tranquilité entre la cour de Vienne et la Porte, il me prioit de luy donner mes conseils sur la façon dont il devoit se conduire dans les conjonctures ou il se trouvoit: ce secretaire m'a ensuite ajouté que son maître n'étoit nullement flatté de l'idée de se faire Prince de Transilvanie, qu'outre qu'il en sentoit toute la difficulté, tout autre établissement quelque peu considerable qu'il fut seroit infiniment plus de son goust et qu'il prévoyoit bien qu'il luy seroit beaucoup plus facile de l'obtenir par la Paix que par la continuation de la guerre, surtout si la France vouloit bien luy faire la grace de s'y intéresser. J'ay répondu à ce secretaire que je n'avois aucune instruction du Roy sur cette matiere et qu'ainsy je ne pouvois luy donner aucun conseil en qualité d'Ambassadeur de Sa Majesté mais que s'il avoit asses de confiance en moy pour me faire commu­niquer les projets de la Porte en ce qu'elle voudroit exiger de luy, je luy en dirais mon sentiment comme particulier et en homme qui souhaitoit de le voir dans une situation plus agréable que celle ou il se trouve. Deux motifs m'ont déterminé à cette réponse, l'un d'etre instruit au vray des projets des Ministres de la Porte sur le compte du Prince Ragotzy et de pouvoir juger par là du plus ou du moins de leur sincérité en les combinant avec le langage qu'ils me tiendront dans les conférances que j'auray avec eux au sujet des négotiations de la Paix et l'autre de me servir de la confiance du Prince pour empêcher qu'on ne fasse entrer en Hongrie et en Transylvanie une armée de Turcs et de Tartares comme on m'a dit qu'on en avoit formé le dessein..." 89 BNF, Ms. Fr. 7190. fol. 64-65. 90 Uo. fol. 96. Részlet Villeneuve 1737. május 6-i leveléből: „- le Grand vizir me paroit obstiné à vouloir obtenir quelque territoire pour le donner au Prince Ragotzy, dans la vue de se justifier par la envers le public de l'éclat qu'il a fait, en le faisant reconnoitre pour prince de Transilvanie par le Grand Seigneur et en signant un traité d'alliance avec luy. Il est certain que s'il étoit possible que l'empereur se determinat à vendre à la Porte cinq ou six villages de la partie de la Valachie qui luy fut cédée par le traité de Passarovitz quand meme ils ne produiroient que quelques mille écus de revenus ou que l'on peut trouver à luy procurer quelque petit établissement dans quelque lieu que ce put etre, le grand-vizir en seroit content parce qu'il se flatterait de persuader au peuple d'avoir procuré à ce Prince un équivalent qui rempliroit les engagements qu'il avoit pris avec luy, et d'avoir mis à couvert l'honneur de l'empire et le sien."

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