Századok – 1998
Tanulmányok - Molnár András: A Muraköz 1848-ban II/293
A MURAKÖZ 1848-BAN 325 András Molnár LA MURAKÖZ EN 1848 (Résumé) En automne de 1848 les troupes du ban croate, Jellacic occupèrent la Muraköz, la partie sud-ouest du comtat Zala peuplée des Croates, encadré des fleuves Drave et Mura qui fut jointe au comtat Varasd. En décembre 1849 les autorités impériales approuvèrent le détachement de la Muraköz de la Hongrie et l'annexion croate. L'étude présente n'assume pas disséquer ni la légitimité de cette décision, ni les fondements de la revendivation croate. On examina plutôt d'après les sources hongroises disponibles comment la population croate vivait les événements de 1848, comment elle se comportait par rapport aux résultats de la révolution, aux manoeuvres militaires et à l'intégration de leur territoire à la Croatie. On étudia ensuite les décisions prise des autorités hongroises pour défendre la population de Muraköz de l'influence des nationalistes croates ainsi que celles qui envisageaient l'empechement du détachement de ce territoire. Les antécédents de l'époque des réformes tout comme les sources des événements de 1848 montrent que cette population ne fit effort ni là ni en 1848 de détacher le territoire de Muraköz. Aucune activité ou organisation nationalitaire ne prit racines parmi les Croates de Muraköz. Le principe d'une magyarisation n'avait pratiquement aucune effet dans la Muraköz, par conséquent elle ne put pas allumer une résistance ou des sentiments hungarophobes. Le peuple de Muraköz n'était plus mécontents des lois d'avril que la population hongroise voisine. Les mouvements des paysans furent enrayés à temps grâce aux efforts énergique du commissaire de gouvernement Csány et des officiers du comtat de Zala, c'est pour cela les contraintes sociales ne tournèrent à un conflit nationalitaire. Les supérieurs hongrois de Muraköz traitaient la population croate du district avec de la précaution et de la discrétion et par cela ils arrivèrent à faire contrepoids à la propagande délivrante, la démagogie sociale et les engagements irresponsables des nationalistes croates. En automne de 1848 seulement deux prêtres se montraient hungarophobes tandis que la majorité de la population croate refusa de s'adhérer à la Croatie et fit frontre contre les militaires pillards de Jellacic. Les gardes nationaux croates de la Muraköz défendaient, mains armés, leurs biens et l'inhérence à la Hongrie. En 1848 il ne fut possible de séparer la Muraköz du comtat Zala et de l'intégrer à la Croatie que par force, en négligeant la volonté de sa population, en prenant décision „en-dessus". MEDJUMURJE IN 1848 by András Molnár (Summary) In the autumn of 1848 Medjumurje, the southwestern part of Zala County surrounded by the rivers Drave and Mura and inhabited by a Croat population, was occupied by the troops of the Croat governor Jelaicic and annexed to Varasd County. In December, 1849 also the imperial authorities sanctioned the annexation of Medjumurje to Croatia. Based on the available Hungarian sources, the article seeks to find out how the Croat population of Medjumuije lived through the year 1848, what their relationship with the achievements of the revolution was like, and what they thought of the operations in their region and its annexation to Croatia. The author tries to find out what means the Hungarian authorities applied to defend the population of the region from Croat nationalist influence and how they tried to prevent the disannexation of the territory. Both the antecendents of these developments in the Reform Era and the contemporary sources confirm that the Croat population of Medjumurje did not wish to secede from Hungary either in the Reform Era or in 1848. No national movement or organization could strike root among them. The theoretical efforts at forced Magyarization could hardly be felt, so they did not arouse resistance or any anti-Hungarian sentiments. The Croat people in Medjumuije were not dissatisfied with the April Laws to a higher degree than the Hungarian population of the region. The outbreaks of peasant dissatisfaction were