Századok – 1994

Tanulmányok - Gyáni Gábor: Nyilvános tér és használói Budapesten a századfordulón VI/1057

BUDAPESTI TEREK A SZÁZADFORDULÓN 1077 SOCIAL USES OF PUBLIC SPACE IN BUDAPEST AT THE TURN OF THE CENTURY by Gábor Gyáni (Summary) This essay addresses three points. First, the separation of the „public" from the „private" sphere which, unlike in Western Europe, occurred only at the end of the nineteenth century in Budapest The delay may be attributed to belated urban development The influx of villagers to the capita] brought with it the need to establish in the public mind the distinction between „public" and „private", a concept which was no novelty to the old, established town dwellers, but was new indeed to the great masses of newco­mers. Second, social classes were segregated by law, custom, and to some extent by self-regulation in the parks and promenades of Budapest around the tum of the century. The upper classes claimed spaces for themselves, and insisted on certain codes of dress and behaviour in those spaces, in part to protect the dignity and safety of their women. Municipal authorities selectively enforced laws having to do with public behaviour, including laws that protected the upper middle class. Third, the working class under the leadership of the Social Democrats and the trade unions accepted the „new" definitions of appropriate public behaviour, but insisted that it, too, was part of the body politic by demanding the right to demonst­rate in the squares that lay before the Parliament building and city hall, and on the grand boulevards that led to those squares. These demonstrations and the rare riots were more than voicing working-class demands in the city centre; they were specifically aimed at influencing legislation. These working class actions, however, did not in essence, mean to challenge the peaceful and „normal" uses of the parks and promenades. Gábor Gyáni LE CHAMP PUBLIC ET SES USAGERS À BUDAPEST, AU TOURNANT DU SIÈCLE (Résumé) L'étude examine trois questions. D'abord: la séparation de la sphère „privée" et „publique", ce fait qui ne se déroulait à Budapest que vers la fin du 19e siècle, à l'opposé de la situation dans l'Europe de l'Ouest. Ce retard peut être expliqué par le développement tardif de la ville. C'était l'affluence de la population rurale vers la capitale qui créait l'exigence au milieu de l'opinion publique de distinguer les deux sphères, lequel dualisme n'était pas surprenant pour la population enracinée de la ville mais était une nouveauté pour les grandes masses-nouveaux-venus dans la capitale. Le deuxième question s'attache bien à la précédente: les classes de la société de Budapest dans l'époque du tournant du siècle étaient bien distinctes entre elles-mêmes quant à leur apparence sur le champ public (jardins publics, promena­des) Cette apparence était réglée par le droit, les habitudes et en quelques mesures par une certaine auto-modération. Les classes supérieures de la société se révendiquaient des champs publics comme privés et y imposaient à ses usagers une conduite convenable et une code de toilette, dont la cause était pro­bablement ,Ja défense" de la dignité et de la sécurité de femme. Les autorités publiques de la ville par endroits faisaient et effectuaient des décrets pour influencer la conduite publique, ces décrets avaient peut être comme but „la défense" des classes supérieure et moyenne. La troisième question concerne la classes ouvrière. Celle — avec la coopération active des social­démocraties et des syndicats — intégrait la „nouvelle" définition de la conduite publique désirée, mais insistait pour le droit manifester leur intérêt politique y utilisant les places publiques représentatives par eux, devant le Parlement, autour de la maison de ville, places publiques abordables par les grands bou­levards et avenues. Les démonstrations et les actions — pas souvent sanglantes — faites ici voulaient exprimer les exigences des ouvriers des périphéries dans le cité, pressant ainsi la législation et les possé­dants du pouvoir. Ces actions des ouvriers en même temps laissaient intact l'usage „normal" donc ségrégé des parcs publics et des promenades publiques de la ville.

Next

/
Thumbnails
Contents