Századok – 1983

TANULMÁNYOK - Láng Imre: Az Egyesült Államok "új semlegessége" az 1930-as években 48

108 LÁNG IMRE Imre Láng "NOUVELLE NEUTRALITÉ“ DES ÉTATS-UNIS DANS LES ANNÉES 1930. Pendant la période 1914-1917 lesÉtats-Unis menaient une politique en accord avec le concept de neutralité adopté à la conférence dite de paix à La Haye, en 1907. Le gouvernement ne fournissait pas d’armes ni de crédit aux belligérants, mais n’empêchait pas ses citoyens de le faire. Le régime républicain, accédé au pouvoir en 1921, se tenait à ce concept de neutralité; sa position mit dès le début, en question l’efficacité de la politique de sanctions de la Société des Nations. Les partisans américains de la sécurité collective réinterprétaient, par suite du pacte Briand-Kellogg, la notion de neutralité, selon laquelle la neutralité est compatible avec la discrimination de l’agresseur. Le gouver­nement Roosevelt adopta cette notion de neutralité renonçant à l’impartialité. A la conférence de désarmement à Genève, le 22 mai 1933, le délégué américain déclara que, sous certaines conditions, les États-Unis sont prêts à collaborer avec les pays qui appliquent des sanctions économiques contre le pays agresseur. L’échec de la conférence délia l’administration Roosevelt des obligations acceptées auxquelles elle a’aurait d’ailleurs pas pu satisfaire vu la position prise par le Sénat. En 1934 la ’’nouvelle neutralité“ occupa le premier plan, cette doctrine rejeta l’interprétation de la neutralité tant traditionelle que modifiée par les porte-parole de la coopération internationale. Sa substance est que les États-Unis ne peuvent échapper au danger d’être entraînés dans la guerre qu’en renonçant à l’exercice de ses droits dits de neutralité face à chacun des belligérants. L’administration Roosevelt se tenait au principe d’opposition à l’agression, mais il se trouvait en défensive. La majorité du congrès professait la doctrine isolationniste de la ’’nouvelle neutralité“. L’auteur de l’étude suit les luttes, ayant duré jusqu’à l’automne 1939, entre le gouvernement et le congrès à propos de la légis­lation sur la neutralité. Il expose les étapes de la politique d’embargo basée sur la ’’nouvelle neutra­lité “, les circonstances dans lesquelles les lois sur la neutralité furent adoptées les unes après les autres, ainsi que les efforts du gouvernement visant l’élargissement du pouvoir discrétionnaire du président. Il signale qu’en rapport avec la guerre civile espagnole et le conflit entre la Chine et le Japon, le gouver­nement se trouva en contradiction avec ses prises de position principielles condamnant l’agression. Il empêcha la livraison des armes destinées à la République d’Espagne, et se refusa à interdire l’exporta­tion des matériaux d’une importance stratégique, pourtant ces mesures d’interdiction constituaient le point le plus vulnérable pour l’agression japonaise. Pourtant, sur le front principal des événements mondiaux le principe condamnant l’agression et la pratique de la politique américaine étaient en accord. La quatrième loi de neutralité contient la réhabilitation tacite du concept de neutralité qui renonce au parti pris, et ensuite, avec la loi sur le prêt-bail, les États-Unis se sont ouvertement engagés pour le soutien des forces antifascistes. L’auteur arrive à la conclusion que la politique d’embargo de la ’’nouvelle neutralité“ encou­ragea au fond les puissances fascistes qui préparaient l’agression.

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