Századok – 1980
Tartalomjegyzék - Gyarmati György: Történetírásunk a felszabadulás utáni korszakról 466/III
505 A FELSZABADULÁS UTÁNI TÖRTÉNETÍRÁSUNK hongroises était expliqué en premier lieu par la colonisation Habsbourg, par le mariage séculaire forcé entre l'Autriche et la Hongrie. Conformément à cette conception, auprès l'étude des intérêts de classes, un accent disproportionné était mis, dans le jugement porté sur telles ou telles personnalités ou couches historiques, sur un facteur éthique abstrait, sur un concept abstrait du progrés appliqué comme critère général. Conformément à l'évolution de la vie intellectuelle et de l'historiographie, à partir de 1957, tout en s'appuyant sur les valeurs de la période précédente, les conceptions et les analyses de l'histoire socio-économique ont occupé la première place, et c'est ce qui a marqué, jusqu'à la fin des années 1960. les recherches hongroises sur la Monarchie. Le résultat en est qu'aujourd'hui nous voyons la principale cause du retard dans le développement non pas dans l'oppression coloniale, mais dans la différence séculaire dans l'évolution, et aussi que la pénétration en Hongrie du capital autrichien et étranger est considéré comme un facteur indispensabble et utile à long terme pour le développement capitaliste de l'économie hongroise, puisque la Hongrie avait utilisé les capitaux étrangers entrés à des investissements productifs et que, avec le temps, l'accélération de l'accumulation dans le pays aboutit à ce que le capital hongrois commença à réduire la part du capital étranger. L'étude des formes europénnes de la révolution industrielle permet de conclure que les cadres de la Monarchie, tout en provoquant des déformations, n'ont pas été défavorables pour l'économie hongroise. Dans l'histoire politique les vues changées ont conduit les historiens à ne plus considérer, et de loin, aussi désavantageuse la place que la Hongrie occupait dans la politique et le pouvoir de la Monarchie, comme c'était le cas auparavant. Le poids de la Hongrie augmenta dans la politque économique et extérieure de l'Empire, mais dans le domaine de la défense on ne peut, certes, guère parler d'une telle augmentation. Les recherches sur la Monarchie ont apporté au cours des deux dernières décennies d'importants résultats surtout dans le domaine de l'histoire socio-économique, mais l'élaboration des mouvements dans la politique intérieure, l'approche complexe de la question des minorités nationales, l'étude différenciée du mouvement ouvrier sont traités dans des travaux utilisables aussi par des chercheurs étrangers. En ce qui concerne l'évolution politique, les rapports avec les voisins de la population de différentes nationalités, qui constituait la moitié de la population du pays, des déductions importantes sont offertes par les études socio-économiques régionales partant desquelles on peut d'ores et déjà constater que, dans des cadres déterminés, la Monarchie assura de sérieuses possibilités de croissance économique à différentes nationalités. Par suite du dépassement des vues hungarocentriques et de l'accent mis sur le contexte d'histoire universelle, aujourd'hui l'histoire de cette époque est présentée en tant que partie de l'évolution européenne et les nouvelles synthèses enrichissent l'historiographie aves un tableau da la capitalisation des périphéries européennes conçu dans un nouvel esprit. L'étude contient une revue des principaux ouvrages, parus après 1945, sur l'histoire économique, sociale, sur l'histoire de politique extérieure, et intérieure, sur l'histoire du mouvement ouvrier et des minorités nationales. Le texte complet a paru en français aussi dans le numéro 2 des Etudes Historiques (Budapest, 1980). Ignac Romsics: L'HISTORIOGRAPHIE HONGROISE SUR LA PÉRIODE DE L'ENTRE-DEUX-GUERRES (1918-1945) L'historiographie marxiste dans la Hongrie d'après 1945, concernant l'histoire entre 1918 et 1948 de la Hongrie (et de l'Europe de l'Est), peut être divisée en deux périodes. La première, qui a donné peu d'ouvrages de valeur scientifique durable, a duré jusqu'à la fin des années 1950. C'est au fond pendant la période allant de la fin des années cinquante jusqu'à nos jours que les recherches ont acquis un caractère scientifique. Cette période est marquée par un intérêt accru envers l'histoire entre 1918 et 1945 de la Hongrie (et de l'Europe de l'Est) et, malgré les tendances à la simplification et les partis pris sentimentaux qui étaient loin d'être totalement liquidés, par une approche des problèmes de