Századok – 1976
Tanulmányok - Stier Miklós: Oktató-nevelő munka a Szociáldemokrata Pártban és a szakszervezetekben 802/V
840 STIER MIKI.ÖS движениюи естественной формой их жизни стала активность, святзанная с организованностью. Посещение лекций представляло для рабочих слушателей не только освоение высокой образованности, но и политический поступок, даже самоанятие з политическим вопросами в чрезвычайно ограниченных политических условиях эпохи. М. Stier: Le travail d'enseignement et de formation dans le parti socialdémocrate et dans les syndicats hongrois au cours des années vingt (Résumé) Le programme de 1903 du Parti Social-Démocrate Hongrois (PSDH) soulignait déjà que «l'information de toutes les couches du peuple et l'enseignement et la diffusion constante des idées et des objectifs socialistes» constituaient un moyen capital de lutte des classes, et que le parti avait pour but de faire connaître au prolétariat sa propre situation, et de le rendre physiquement et moralement prêt à la lutte. Après la République des Conseils, la poursuite du travail commencé avant la première guerre mondiale échut d'abord aux syndicats. C'est à l'automne de 1920 que commencèrent les premières conférences pour les ouvriers. En 1921 et 1922, ces conférences eurent des thèmes plus étendus, et furent tenues devant une assistance de plus en plus nombreuse. Les thèmes abordés relevaient le plus souvent de la sociologie, de l'histoire du mouvement ouvrier et de son rôle, de l'histoire et des sciences. A partir de 1922, cette activité fut également poursuivie parallèlement au sein des organes du parti, et placée sous la direction d'un Comité d'Enseignement créé pour l'occasion. Deux méthodes principales d'enseignement se firent jour dans l'activité du formation du parti : les conférences sur un thème unique et les séminaires sur des ensembles de thèmes et de problèmes. L'enseignement du parti et celui du syndicat furent unifiés à l'automne de 1923 «afin de servir la rationnalisation et la cohésion de la formation des ouvriers, l'édification d'une administration organisée pour la culture ouvrière, la division de l'enseignement en trois degrés (élémentaire, secondaire et supérieur) et la formation des enseignants». L'enseignement de masse était assuré au moyen de conférences élémentaires de vulgarisation tenues aux ouvriers. Les séminaires du degré secondaire et le degré supérieur représenté par l'école supérieure des ouvriers étaient consacrés à une transmission de connaissances plus régulière, à un enseignement moderne, et servait à la formation de nouveaux cadres enseignants. Dans les trois degrés, la matière principale était «la théorie, l'histoire et la littérature socialistes». A partir du milieu des années vingt, les conférences furent mieux imbriquées à partir d'une thématique unifiée, et leur nombre s'accrut aussi sensiblement. Alors que Î00 conférences avaient été tenues en 1920, il s'en tint plus de 1200 en 1924 25, et 1050 environ en 1925/26. Au cours de cette décennie, les sciences sociales jouèrent un rôle de plus en plus prédominant, et la proportion des conférences traitant de problèmes politiques théoriques et pratiques s'accrut également. En 1925/26, celles-ci constituaient déjà 40% de l'ensemble des conférences aux ouvriers, 57,4% en 1928/29, et 66,1% en 1929/30. Dans le domaine de la formation des apprentis, la proportion des thèmes relevant des sciences sociales augmenta aussi. Le parti et les syndicats s'efforçaient de donner aux jeunes apprentis une base idéologique autant que les conditions ambiantes le permettaient, et de les gagner à la cause du socialisme. Pourtant, ce fut peut-être la formation des apprentis qui posa le plus de problèmes. En effet, l'entrée des jeunes ouvriers dans les syndicats et les partis était interdite par décret ministrériel. Le PSDH trouva une manière particulière et utile d'organiser tout de même les couches des jeunes ouvriers, en ayant recours à des moyens pratiquement de conspirateur: il s'efforça en effet de regrouper les jeunes ouvriers autour d'un périodique intitulé «Le Jeune Ouvrier» paraissant à Budapest. Le journal était tiré de 50 à 200 exemplaires par les syndicats, et confié à des hommes de confiance à Budapest et en province, qui le distribuaient, contre argent ou gratuitement, parmi les apprentis. Le 31 juillet 1925, le journal fut interdit par le ministère de l'Intérieur.