Századok – 1976

Tanulmányok - Stier Miklós: Oktató-nevelő munka a Szociáldemokrata Pártban és a szakszervezetekben 802/V

OKTATÓ-NEVEJ.ÖMUNKA AZ MSZDP-BEN 841 Au cours du cycle d'enseignement 1926/27, l'enseignement dipensé par le parti et celui des syndicats furent à nouveau séparés. A partir de ce moment, l'enseignement du parti fut surtout caractérisé par la prédominance de l'idéologie et de théorie, tandis que les syndicats s'occupaient de la formation pratique des ouvriers. Celle-ci consistait en conférences sur des thèmes organisationnels, socio-politiques et économiques touchant à l'histoire du mouvement syndical, à l'influence de la vie économique sur le mouvement et sur les intérêts des diverses professions, aux droits et aux obligations des membres, aux tâches des hommes de confiance, aux problèmes posés parles conventions collec­tives et à diverses autres questions de la vie syndicale. A partir de 1919, le travail théorique et l'activité politique des dirigeants du PSDH furent caractérisés par un retournement contre l'idéologie révolutionnaire que s'était cristallisée dans le mouvement ouvrier international et hongrois: les chefs du parti repoussèrent l'idée de révolution prolétarienne et de dictature du prolétariat. Ces vues trouvèrent naturellement leur diffusion aussi dans le travail d'enseignement et de forma­tion du parti. En dépit de cela, cet enseignement était propre à donner aux ouvriers élevés dans l'idéologie conservatrice, nationaliste et religieuse de l'instruction publique officielle du système contre-révolutionnaire une base d'idéologie matérialiste scientifique et de théorie sociale et historique. D'après les estimations, on peut considérer que ce travail d'enseignement et de formation instituionnalisé touchait 8 à 10% des ouvriers hongrois. Le nombre de ceux qui participaient plus ou moins régulièrement à cette formation doit donc être voisin de 10 000 personnes par an. A l'époque, ce travail d'enseignement et de formation relati­vement largement diffusé représentait un moyen légal très efficace du mouvement ouvrier pour former la conscience des couches ouvrières, et en partie des couches intellectuelles bourgeoises. L'importance de cette activité est encore renforcés par le fait qu'en Europe centrale et orientale, c'est seulement en Autriche et en Tchécoslovaquie qu'un travail organisé de formation des ouvriers était poursuivi. Il est indiscutable que cette activité s'étendait en premier lieu à la capitale hongroise et à ses environs immédiats, et que sa sphère d'influence dans les masses ouvrières était également limitée. Les mesures de frei­nage et de répression du gouvernement, (particulièrement en province, où les juges d'arrondissement étaient tout-puissants), l'effet destructeur de la politique culturelle officielle de la Hongrie, le rôle négatif des groupes d'ouvriers «plus riches» dirigés par l'Eglise, les difficultés et le manque de locaux du parti et des syndicats, les problèmes de personnes et l'apathie de certains, tout cela faisait obstacle à ce travail. Ce n'est que la fraction existentiellement la plus consolidée de la masse ouvrière, et plus spécialement les ouvriers spécialisés, qui pouvaient suivre régulièrement cet enseignement. Il s'agis­sait de ceux qui rendaient régulièrement visite aux foyers d'ouvriers, qui soutenaient les formes communes de culture, d'entraînement physique et de distractions, qui lisaient les journaux et fréquentaient les bibliothèques, qui étaient souvent liés presque par tradition familiale au mouvement ouvrier, et pour qui l'activité organisé faisait déjà partie naturellement de leur mode de vie. La fréquentation des conférences ne permettait pas seulement aux ouvriers d'accéder à une culture plus développée: c'était là un acte poliqique aussi, dans des possi­bilités de mouvement politique extrêmement limitées, et en partie, c'était aussi de la politisation.

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